Nos 5 jours à Saint Pétersbourg

5 jours à Saint Pétersbourg

14 août 2019, début de notre tour du monde !

Réveil réglé à 3h00 du matin, c’est excités, anxieux et tristes à la fois que nous nous levons pour la dernière fois en France, avant de longs mois. L’émotion nous submerge plusieurs fois avant l’arrivée à l’aéroport : que c’est difficile de quitter ceux que l’on aime, mais aussi notre “petite vie” si simple et confortable !

A Saint Exupéry, nos familles et amis les plus proches nous accompagnent : quelle joie de se sentir soutenus, mais quelle épreuve de devoir leur dire au revoir ! Après un ultime signe, nous disparaissons derrière les portiques de sécurité : cette fois, on y est, pour de bon.

Après deux vols sans encombre, nous arrivons à Saint Pétersbourg : cette fois-ci, les larmes ont séchées, on se sent prêts à aller à la rencontre des Russes, et de la Russie, avec tout ce qu’elle représente ! Nous avons entendu et lu beaucoup de choses à son propos, et nous nous attendons à galérer un peu. Les Russes sont réputés pour ne pas vraiment parler anglais, et seraient assez froids.

Nous attrapons le bus pour rejoindre le centre ville, et nous rencontrons Anatoli, notre ange gardien ! Il sourit en me voyant (Marianne) basculer sous le poids de mon sac à dos, et très vite, nous commençons à discuter. Anatoli s’avère être une véritable mine d’informations, de bons plans et d’explications bienvenues. Il nous aide à nous repérer, et va jusqu’à nous acheter deux billets de métro (ou plutôt jetons, car ici les billets de métro sont des jetons !), puis nous accompagne et nous laisse son numéro, au cas où. Il travaille dans le Télécom (tiens, tiens) et a des amis dans de nombreuses villes : si jamais on a un soucis, on peut le contacter ! Le soir, il a même cherché les meilleures options de cartes prépayées pour nous. Incroyable !

C’est plein de foi en l’humanité que nous gagnons notre premier hébergement : une chambre située dans un appartement du centre ville, où vivent Anastasia et son copain. Nous les verrons peu ce soir, mais ils sont très sympas et se tiennent prêts à nous aider. 

Côté logistique, la chambre est simple mais très spacieuse, et on est REFAITS de pouvoir poser nos sacs à dos.

On ressort rapidement pour se promener un petit peu, mais la fatigue (nous avons marché plus de 10 kms tout de même ! ) et les quelques gouttes de pluie auront rapidement raison de nous : après la visite d’une très belle église et une discussion presque irréelle avec deux vieux Russes qui s’évertuaient à nous parler alors… qu’on ne comprenait rien, nous décidons de rentrer. On décide de se coucher tôt pour être en forme demain !

15 août 2019, à l’assaut de Saint Pétersbourg

Aujourd’hui, on se lève à 8h pour avoir le temps de visiter la ville sans trop courir. On s’arrête dans un minuscule café pour prendre notre petit-déjeuner : au programme, ponchikis et café au lait. Les ponchikis, ce sont des beignets saupoudrés de sucre glace, qui se dégustent encore chauds. Un vrai délice, même si on ressort les doigts un peu gras !

Grâce à l’application Izi travel, nous avons droit à une visite guidée en français de la ville, c’est vraiment top ! Nous visitons la cathédrale Notre Dame de Kazan, qui est superbe de l’intérieur comme de l’extérieur. Les Russes sont très croyants, les femmes se couvrent la tête en entrant dans l’édifice, et de nombreuses files d’attentes se forment devant les icônes : tour à tour, les croyants prient et embrassent les icônes. Une messe a lieu, et une chorale chante, c’est très beau.

Visite de Saint Pétersbourg

Nous longeons ensuite le canal Gibroïedov, qui se révèle charmant. Nous arrivons au Palais de l’Etat Major, et nous paradons telles les armées russes, jusqu’à découvrir la Place du Palais, où se trouve le Palais d’Hiver de Saint Pétersbourg. La place est grandiose, et nous sommes impressionnés par tant de beauté. C’est ici que se trouve le musée de l’Ermitage, l’un des plus grands au monde. Nous ne le visitons pas, car nous ne sommes pas amateurs d’art, et la file d’attente a de quoi faire fuir le plus décidé des visiteurs !

Nous continuons notre chemin vers l’église Saint Sauveur sur le Sang Versé, l’une des plus emblématiques de Saint Pétersbourg. Quelle claque ! Elle représente l’architecture Russe dans toute sa splendeurs : mosaïques, dômes multicolores… elle est magnifique, d’autant plus qu’elle a survécu à de nombreux mauvais traitements : tentative de destruction par les Bolcheviks, seconde guerre mondiale. L’intérieur n’est pas en reste, les nombreuses dorures font rêver.

Nous nous accordons une pause repas bien méritée au Market Place : une cantine Russe moderne, où nous faisons nos premiers pas dans la gastronomie soviétique. C’est excellent ! Entre soupes et pommes de terres, saumon et tartare frit de poulet, petits gâteaux, nos estomacs sont comblés.

Requinqués, nous décidons d’aller voir de nos propres yeux la forteresse Pierre et Paul, berceau de la ville, et son église, où sont enterrés les tsars et les membres de la famille royale, assassinés par les Bolcheviks lors de la révolution de 1917. Nous traversons le pont Troïtski, qui mesure tout de même 582 mètres de long et a la particularité de se lever la nuit pour laisser passer les navires. Cette île est aussi surnommée l’île aux lapins ! De nombreuses statues les représentant sont d’ailleurs disséminées sur celle-ci.
La forteresse a été érigée pour des raisons militaires, mais ne sera finalement jamais utilisée à ces fins. Sa construction ne dura qu’un an, au prix du travail acharné de 20 000 hommes. Elle servira de prison, puis de musée. La visite est sympathique, et la cathédrale est encore une fois, très belle. Nous faisons ensuite le tour de l’île pour profiter d’une belle vue du Saint Pétersbourg, jouissant d’un point de vue différent. On n’échappe pas à une bonne radée, mais il paraît que la ville est un peu la Bretagne de la France, alors on attend sous un arbre que ça passe.

Eglise Saint Sauveur sur le sang versé

Un peu crevés par tous ces kilomètres, on décide de prendre le métro pour rentrer. Chouette ! Sauf qu’en fait, il n’y a aucune bouche de métro là où on se trouve… Un peu flippés à l’idée de prendre le bus (dans quel sens il va passer, là ?), on rentrera finalement à pieds… ce qui représente tout de même plus de 3 kms à parcourir !

Vraiment crevés, on arrive à l’appartement : on a parcouru 20kms aujourd’hui ! On tire notre flemme jusqu’au restaurant juste en face de l’appartement : Teremok, une sorte de fast food Russe. Là, les affiches sont toutes en Russe, et un grand désarroi s’empare de nous. On est à la limite de faire demi tour : mission impossible de commander un repas sans savoir ce que l’on va manger, surtout lorsqu’on ne mange pas de viande ! Finalement, on trouve un menu traduit en anglais, à notre plus grand soulagement. Cyril mange un Borscht, la soupe emblématique Russe, à base de betteraves, de chou, de boeuf, et de pleins d’autres choses encore, et une crêpe fourrée. Je mange une crêpe fourrée aux champignons et une crêpe à la confiture, encore une fois, c’est délicieux ! Cette fois, le repas nous coûte trois fois rien : moins de 7€ à deux !

On traverse une dernière fois la route, pour aller s’écraser sur le lit. Demain, nous visiterons le palais de Peterhof, en espérant ne pas devoir affronter une file d’attente du tonnerre !

16 août, Palais Peterhof

Rebelote, le réveille sonne à 8 heures ce matin. Nous avons du mal à ouvrir les yeux, nous avons traîné à nous endormir la veille. On prend un petit déjeuner rapide à l’appartement, puis nous partons à l’assaut du métro Russe, direction le Palais Peterhof, qui est un peu le Versailles du pays !

C’est bien organisé, facile, et profond ! Le métro circule à 80 mètres de profondeur à cause de la géologie de Saint Pétersbourg (pour vous donner une idée, le point le plus profond du métro Lyonnais est à seulement 40 mètres sous la terre). Du coup, les escalators pour rejoindre le métro sont interminables, on n’en voit pas le bout lorsqu’on est en haut. Tout le monde se range à droite, et nous avons le temps d’observer les Russes, et leur physionomie reconnaissable : visage rond, yeux bleus, pommettes hautes, traits réguliers et nez en trompette.

En sortant, on attrape un bus pour rejoindre le palais. Encore une fois, c’est facile, et nous arrivons sans encombre. Nous atteignons directement les jardins du palais, qui sont des jardins à la française. L’édifice se découpe au loin, c’est très beau. Nous entrons dans les jardins inférieurs, qui dénombrent pas moins de 144 fontaines, et assistons au lancement de la fontaine principale en musique. Il y a beaucoup de monde, mais ça en vaut le coup.

Palais Peterhof à Saint Pétersbourg

Nous déambulons dans les jardins et les roseraies toute la matinée, et jouons à cache cache avec la pluie. Après un repas composé de sandwichs bien trop chers, nous filons acheter nos billets pour la visite du palais.

L’intérieur du palais est remarquable, et nous découvrons les nombreuses moulures, dorures, tableaux, meubles anciens avec émerveillement. On ne regrette pas d’avoir fait le déplacement depuis Saint Pétersbourg, qui se situe à 30kms du palais. On décide de ne pas retourner dans les jardins, car ceux-ci mesurent tout de même 6 401 000 m2, et après en avoir fait la moitié, nous sommes fatigués. Cela représente un tout petit peu moins que la moitié de la superficie de Villefontaine !

Dans le bus, on s’assoupit, fatigués de nos 11kms de marche, et on rentre à l’appartement rapidement : nous ressortirons pour un dîner au même endroit qu’hier, en face de l’appartement. C’est bon et pas cher, pratique, on valide !

17 août, les merveilles de Saint Pétersbourg, partie 2

Ce matin, le réveil sonne à 8h30 : tous ces kilomètres commencent à fatiguer notre corps, alors on s’est accordé une demie-heure de repos supplémentaire (youhou).

Nous déjeunons avec les petits gâteaux ultra sucrés que l’on a acheté la veille, on se prépare, et on file direction la cathédrale Smolny, située à… 6kms de notre appartement. Cyril ne me dit pas que la cathédrale est très loin, alors on part à pieds.

On finit par arriver, et on ne regrette pas d’être venus ! La cathédrale, de l’extérieur, est magnifique. On restera une fois de plus sidérés par la folie “Instagram” qui s’est emparée de notre société : les gens se mettent en scène de toutes les façons possibles, faisant recommencer leur photographe du moment à l’infini. Brrr, cela fait froid dans le dos !

L’intérieur est tout blanc, la cathédrale est en fait encore en restauration. Marianne se couvre la tête pour respecter l’usage, mais nous sommes assez déçus. C’était beaucoup de marche, pour un intérieur très simple !

Nous repartons en quête d’un bon repas, qui ne serait pas trop loin de notre prochaine destination : le musée des jeux d’arcades soviétiques. Après encore 2kms de marche, on avale avec délice soupes, riz, poulet frit, légumes et petits biscuits. Ici, la nourriture est bon marché et excellente, mais aussi très riche : la crème s’invite dans tous les plats, ou presque !

Musées à Saint Pétersbourg

Requinqués, on arrive rapidement au musée des jeux d’arcades soviétiques. Ce musée a été fondé par deux passionnés de jeux d’arcades, qui, à force d’avoir accumulé d’anciennes machines, ont ouvert deux musées : l’un à Saint Pétersbourg, l’autre à Moscou.

Ici, pas d’explications rébarbatives, mais quelques 40 bornes d’arcade, en fonctionnement, auxquelles ont peut jouer ! On achète les entrées, et on a droit à 15 véritables kopecks chacun : le kopeck, c’est la monnaie utilisée à l’époque de l’URSS. On est comme des gamins, les geeks que nous sommes sont super heureux d’être ici. L’ambiance y est vraiment sympa, les jeux sont diversifiés (mais quand même bien axés sur la guerre ;)) et on se prend au jeu. On passera presque deux heures à jouer à toutes sortes de jeux, et Marianne déchire tout au tir sur cibles.

Vraiment contents de notre sortie, on rejoint ensuite la cathédrale St Isaac, qui s’avère être gigantesque. Elle a été bâtie sur pilotis, comme Venise, car le sol meuble empêchait de la construire de façon classique. Nous admirons l’église et ses 48 piliers de granit, c’est majestueux. L’intérieur est également très beau, les détails sont à couper le souffle, bien que l’entrée ne soit pas donnée.

Après 18kms, nous décidons de rentrer, en faisant un crochet dans un petit supermarché pour acheter de quoi manger le lendemain midi, dans le train. On ressort pour manger un petit repas près de la maison. Au menu : ravioles au boeuf, soupe, et ravioles aux champignons. C’est encore une fois à se rouler par terre, mais on s’est un peu fait arnaquer sur le prix de l’eau, ce qui entache légèrement notre repas.

De retour à l’appartement, on lave notre linge et profitons de pouvoir l’étendre facilement : à Moscou, ce ne sera pas aussi simple !

18 août, première expérience dans le Transsibérien !

Ce matin, on se réveille tard : notre seul programme de la journée, c’est de rejoindre l’une des nombreuses gares de Saint Pétersbourg pour prendre pour la toute première fois le Transsibérien !

Après un au-revoir à nos hôtes, on attrape nos sacs et on file en métro, économies obligent !

Pour entrer dans la gare, il faut passer nos sacs aux rayons X, c’est très sécurisé. De manière générale, on se sent bien en sécurité en Russie, la police patrouille, et on n’est pas importunés. On se trouve une petite place assise, mangeons les sandwichs pas terribles que l’on s’est préparés, et il est déjà l’heure de rejoindre notre train.

Début du Transsibérien

Nous avons de la chance, notre wagon est quasiment le premier. La provodnista, en charge du wagon, nous indique nos numéros de sièges, et on entre. Dans le train, c’est un peu la cohue, nous sommes avec un groupe de chinois qui crient, qui échangent de place, mettent leurs valises partout; Ça promet !

L’intérieur du train est très confortable, et nous sommes accueillis avec un sandwich, de l’eau, des friandises. On se croirait dans le Poudlard Express ! Les chinois qui nous entourent jouent aux cartes très bruyamment, mais notre trajet ne dure « que » 4 heures, alors ce n’est pas très grave.

Finalement, nous arrivons à la gare de Moscou : capitale et Kremlin, nous voilà !

4 commentaires

  1. Vraiment super et très agréable de découvrir vos péripéties en détail !! On voyage ainsi avec vous! N’oubliez pas de sauvegarder, ça serait dommage de perdre tous ces écrits!!!
    Gros bisous, je vous aime !!

  2. Coucou,

    Comment faites vous pour écrire un si passionnant descriptif avec cette emploi du temps…
    En tout cas merci et bravo

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