La vérité derrière les éléphants et les tigres en Asie

éléphants qui se lavent

On vous parlait de notre souhait d’épargner les animaux dans notre projet de tour du monde. Depuis quelques mois, quelques articles paraissent sur le sujet des balades à dos d’éléphants, mais le sujet reste largement méconnu du grand public. Et pour cause ! Les articles restent relativement rares à ce sujet, et les requêtes les plus demandées le prouvent :

les recherches google sur les éléphants

Du coup, les touristes en mal de sensations continuent d’alimenter cette économie qui détruit les animaux, sans connaître la vérité derrière ces activités. On vous en dit plus, pour que chacun puisse faire ses choix en toute connaissance de cause.

Comment les mahouts dressent-ils les éléphants ?

Les mahouts, c’est le nom que portent les dresseurs d’éléphants. Les éléphanteaux sont dressés dès le plus jeune âge (2-3 ans), et la demande est forte :  la capture en milieu sauvage, bien qu’illégale, reste très répandue. Les petits sont anesthésiés dans la nature, et les adultes voulant les secourir sont tués : il faut savoir que la relation entre une mère et son petit est très fusionnelle. On estime que 4 éléphants adultes sont tués en moyenne pour chaque bébé attrapé. Ces éléphanteaux capturés doivent être domestiqués et subir un rituel connu sous le nom de « phajaan » .

Le phajaan, c’est quoi ? C’est l’anéantissement de l’éléphant. L’origine du phajaan vient de la croyance ancestrale que l’on peut séparer l’esprit d’un éléphant de son corps afin qu’il perde ses réflexes et son instinct naturel sauvage et être complètement sous le contrôle de l’homme. Cette pratique n’est rien d’autre que de la torture poussée jusqu’au point où l’éléphant accepterait n’importe quoi pour ne plus revivre ce moment traumatisant. On instaure dans leurs mémoires une peur irréversible de l’homme. Ainsi, les éléphants sont enfermés dans des cages exiguës et maltraités pendant de nombreux jours. Ils sont attachés, incapables de bouger le moindre membre, puis frappés à des endroits stratégiques… c’est-à-dire les endroits les plus sensibles où la peau est très fine (articulations, oreilles, tête, joues…) avec un bullhook, outil qui ressemble à un marteau pointu.

phajaan éléphants

Pendant le phajaan, les éléphants sont maintenus éveillés, électrocutés, affamés et assoiffés. Une fois cette étape terminée, les mahouts apprennent aux éléphanteaux à porter des personnes, mais aussi à peindre, à marcher sur une corde suspendue… De plus, environ 50% des éléphanteaux meurent pendant le phajaan, et ceux qui survivent en gardent de graves séquelles. Mais ce n’est pas fini : Les dresseurs ont pour habitude de donner des « piqûres de rappel » aux éléphants en les frappant à certains endroits pour leur rappeler qu’ils peuvent à tout moment revivre le phajaan. Dans la majeure partie des cas, l’éléphant a un point sensible (voir une plaie constante) sur lequel le dresseur appuiera de façon discrète. Les pachydermes souffrent de porter des touristes, et restent attachés en dehors de leurs heures d’activité, bien souvent au soleil, et parfois sans eau ni nourriture.

Attention également aux sanctuaires à éléphants, qui laissent penser qu’ils recueillent les éléphants pour leur offrir une retraite douce et bien méritée. Dans ce genre de sanctuaires, les animaux sont bien souvent attachés en dehors des heures d’ouverture, et doivent suivre un programme à la lettre : repas, baignade, bain de boue… Ce qui n’est pas très naturel. Vous le comprendrez, il vaut mieux éviter de manière générale les activités impliquant des animaux.

Tigre enchainé

Les photos avec des tigres

Ici encore, les photos avec des tigres sont une activité très prisée par les touristes. Les tigres sont présentés dans des sanctuaires où ils circulent librement, et les touristes peuvent s’en approcher de très près pour prendre des photos. Tout comme pour les éléphants, les tigres sont bien souvent capturés de manière illégale, puis drogués et maltraités pour rester dociles. De plus, l’argent récolté pas ces sanctuaires n’est pas forcément réutilisé pour la protection des animaux, comme ils l’indiquent pourtant.

Pour conclure

Dans les zoos, les animaux sont en captivité, loin de leur habitat naturel : nous ne les encourageons pas non plus. L’offre s’adapte à la demande, et si les touristes boycottent ces activités, elles tendront à disparaître. En parlant de ces pratiques autour de vous, la prise de conscience sera globale et de nombreux animaux seront sauvés. Le milieu de vie naturel des animaux sont les espaces extérieurs, loin de l’Homme, ne l’oublions pas et ne transformons pas nos moments de loisirs en torture pour nos amis à quatre (ou deux) pattes.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *