Bagan

Bagan

9 Mars 2020 : A nous la mythique cité de Bagan !

Nous sommes arrivés la veille dans la ville de Bagan, après 6 heures de bus environ depuis Mandalay. Le trajet s’est bien passé, mais nous avons vite été confrontés à la mafia des taxis en arrivant, nous demandant des prix exorbitants pour quelques kilomètres. L’appli Grab est indisponible ici… Heureusement, on arrive à négocier, mais ce n’est jamais très agréable d’avoir l’impression de se faire avoir. Le pays n’est clairement pas sensibilisé à la protection de ses visiteurs ; et ressemble au Cambodge sur certains points. J’ai bien peur qu’il ne suivre le chemin de ce dernier, ce qui serait vraiment dommageable ! Espérons que le Myanmar s’inspire plutôt de la Thaïlande et de sa grande attention portée sur ses touristes.

Ce matin, nous nous levons relativement tôt : la cité ancienne de Bagan est très étendue, et si nous voulons en profiter un maximum, il ne faut pas trop traîner ! Bagan est un vaste site archéologique bouddhique de près de 50 kilomètres carrés situé dans la Région de Mandalay, dans la plaine centrale de la Birmanie. Du IXe siècle au XIIIe siècle, il a été la capitale du royaume de Pagan, le premier empire birman. Il se trouve dans une zone sismique et a subi de nombreux tremblements de terre ayant provoqué de graves dégâts, l’un des plus importants et destructeurs ayant eu lieu en juillet 1975. Le site compte 2834 monuments, dont de nombreux en ruines.

Nous partons à la recherche d’un scooter électrique, solution plus confortable que le vélo (il fait 40°C au soleil !), à priori prise en charge par notre assurance et surtout nous conférant une liberté presque sans limite. L’une des personnes rencontrées précédemment nous a indiqué le « vrai prix », et nous savons donc à quoi nous en tenir. Pourtant, les premières boutiques nous proposent un prix 160% plus cher que celui attendu ! On prend notre mal en patience, et finissons par trouver une petite boutique nous proposant 5000 kyats (soit 3€22) pour la journée : bingo, on a décroché notre « vrai prix » !

Bagan

Nous voilà sur les routes, grisés par ce sentiment de liberté. Nous visitons un premier temple, encore très actif et plébiscité des locaux. Celui-ci est recouvert de feuilles d’or ; et les locaux font la queue pour prendre une photo avec nous. Même de jeunes moines s’y mettent ! C’est amusant, bien que toujours un peu surprenant. Je pense que nos yeux et mes cheveux redevenus blonds n’y sont pas pour rien.

De retour sur notre e-bike, nous arrivons très vite dans la zone des temples anciens. Ils sont partout ! Nous aimons beaucoup l’endroit, car les temples sont disséminés dans la campagne, et l’on se sent un peu aventuriers ! Les temples sont tous magnifiques, différents les uns des autres ; et sont pour la plupart en bon état (car rénovés) malgré les différents tremblements de terre. D’ailleurs, la majorité des temples sont encore des lieux de prière, très fréquentés. On doit comme toujours se déchausser, et nos pieds sont bien vite brûlés car le sol est bouillant.

On se rend compte que les temples ont gardé leurs peintures d’origine, et que l’on les apprécie mieux de l’extérieur et de loin, meilleur moyen d’apprécier leur grandeur et leur architecture. Sur le chemin, on croise de nombreuses personnes qui mendient, de tout âge… C’est un véritable fléau.

Heureusement, nous arrivons à trouver des itinéraires adjacents, et nous nous retrouvons dans la rase campagne, sur des chemins de sable et de poussière. C’est génial ! Il n’y a que peu de touristes, et la majorité d’entre eux sont Birmans. On s’arrête manger dans un petit restaurant, où le propriétaire nous offre une salade de fruits frais : sympa !

On se promène de temples en temples, et ponctuons nos visites de pauses boisson et ombre : le soleil ne pardonne pas ! On s’achète aussi des sachets de sels minéraux pour compenser l’absence de ceux-ci dans l’eau. Ils sont indispensables à notre bonne santé.

Temples

Sans visiter les temples, se promener sur les chemins de terre, entourés des édifices anciens, est un vrai bonheur. Nous terminons la journée sur une petite colline pour prendre de la hauteur et admirer le coucher de soleil. Nous ne sommes pas très nombreux, et le moment est magique. Les couleurs se réchauffent, les temples s’embrasent, c’est superbe.

Nous rendons notre scooter électrique qui commence un peu à tirer la langue et mangeons un bout dans une gargote aux prix imbattables ! On file se coucher, épuisés !

10 Mars 2020 : Nos déambulations à travers les temples sacrés

Après un bon petit-déjeuner (avec du Nutella !), nous filons récupérer notre e-bike, achetons nos billets de bus pour la prochaine ville, et nous partons de nouveau sur les chemins poussiéreux de Bagan.

Aujourd’hui, nous n’avons pas de plan défini, mais plutôt l’envie de parcourir les chemins perdus entre les temples pour profiter pleinement du panorama et de l’atmosphère. Nous nous arrêtons au gré de nos envies, et l’on se retrouve vite couverts de poussière ! Ici, seules les routes principales sont goudronnées, et nous roulons dans le sable et la terre la majeure partie du temps. On ne quitte pas nos casques, et on a une petite impression de rallye du désert.

Les temples, pour la plupart perdus dans la campagne, sont très beaux et nous permettent de profiter de jolies scènes de vie : enfants qui jouent à s’arroser, personnes qui se lavent dans le puit, fermiers qui s’occupent et promènent leurs buffles… Nous sommes ravis.

Peu avant midi, on s’installe dans un temple pour se reposer un peu. Rapidement un homme arrive et entame la discussion. Nous comprenons bien vite que nous avons été repérés et suivis de (très) loin. Heureusement que les gens ne sont pas mal intentionnés, car au milieu de nulle part, on serait bien démunis !

L’homme nous propose bien évidemment des peintures (la spécialité d’ici, à priori !), mais face à notre refus, il reste très gentil et s’installe pour papoter. Nous restons plus d’une heure avec lui, à parler de sa vie au Myanmar, et de la nôtre en France. Nous apprenons énormément de choses sur leur vie et leurs habitudes. C’est vraiment très instructif, et lui aussi nous remercie à la fin de nos échanges. C’est un très bon moment dont nous nous souviendrons.

Vers 13 heures, nous allons manger dans le même restaurant végétarien que la veille, où nous nous étions régalés et où le propriétaire était très gentil, puis repartons explorer les environs. Nous tombons sur de petites merveilles, et notre solitude a l’air irréelle.

Fleuve Irrawaddy

Finalement, peu avant 16 heures, nous nous rendons vers un débarcadère pour embarquer sur un bateau et admirer le coucher de soleil sur la rivière Irrawaddy. Une dame adorable nous fait grimper, nous offre des boissons et un petit repas, et nous profitons avec bonheur de ce tour privé (normalement partagé, mais l’absence de touristes fait que nous sommes seuls au monde). Le tour dure presque deux heures, et nous profitons pleinement de ce moment hors du temps : c’est superbe, et notre « guide » est aux petits soins.

Alors que le soleil est couché, nous rendons notre petite e-bike et ne tardons pas à filer nous coucher : demain, lever à 5 heures du matin pour profiter du lever de soleil et de l’envol des montgolfières au-dessus de Bagan !

11 Mars 2020 : Un lever de soleil… digne d’un documentaire !

A 5 heures du matin, nous voilà debout pour l’attraction phare de Bagan : le lever de soleil sur les temples. Le petit plus de ce lever de soleil si connu ? Les montgolfières qui volent paisiblement au-dessus de la cité ancienne, offrant un panorama d’exception. Nous, on observera le spectacle vu du sol, car le prix d’un vol pour une personne est prohibitif : au minimum 250€ par personne, soit presque la moitié de ce que nous coûte un mois complet de voyage (pour 2 personnes !).

On récupère notre scooter électrique bien aimé, et filons à la lumière des phares et de nos frontales dans la nuit. On quitte rapidement la route goudronnée, et passons par des chemins sablonneux pour arriver à la colline précédemment repérée. Il y a déjà quelques personnes, et nous sommes pile à l’heure pour les premières lueurs du soleil.

Lever de soleil Bagan

L’instant est magique, et les temples prennent de jolies couleurs. Le ciel passe par mille teintes, et nous nous sentons chanceux de pouvoir observer cela. Alors que le soleil est levé, les premières montgolfières s’envolent. Elles arrivent très vite au-dessus de nos têtes, et nous sommes à la meilleure place pour les prendre en photo sous toutes les coutures. Il n’y a pas à dire, avec les temples au premier plan, c’est fabuleux !

Nous repartons les derniers de la colline, et rentrons à l’hôtel pour profiter d’un bon petit-déjeuner. On commençait à avoir faim, et tout est déjà prêt alors que nous arrivons : miam ! On se fait un petit-déjeuner de champions, puis on file se réfugier sous la couette : il fait très froid et après le scooter, nous sommes gelés !

Bagan

On se repose une bonne partie de la matinée, puis repartons pour une dernière visite des temples. La chaleur est désormais torride, et nous empruntons des chemins minuscules qui nous font traverser de tout aussi petits villages. Nous nous promenons tranquillement, c’est une jolie façon de clôturer ces jours à Bagan.

Deux heures plus tard, nous rentrons de nouveau pour laver nos vêtements et nous préparer/reposer pour le trek à venir. Nous apprenons que les ressortissants Français sont désormais interdits d’entrer sur le territoire à venir : l’Inde … Je suis tellement déçue… C’est l’un des pays que j’attendais le plus de visiter durant ce voyage. Le Népal suspend également ses visas à l’arrivée, mais nous tenterons de faire une demande dans un consulat pour avoir une chance d’y entrer. L’ambiance n’est pas au top, nous sommes tous deux très déçus. On file manger dans un resto indien pour nous consoler, puis nous passons le reste de l’après-midi tranquillement. Demain, direction Kalaw pour 3 jours et 2 nuits de trek (environ 90 kms à parcourir) pour rejoindre le lac Inle !

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