Beijing

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09 Octobre 2019 : A l’assaut de la capitale chinoise !

Nous sommes arrivés à Beijing à 2h du matin par le bus couchette, mais le chauffeur nous a laissés dormir jusqu’à 6h avant de nous demander de sortir. On est plutôt contents, cela nous évite d’errer dans les rues pendant de longues heures, car nous ne pouvons récupérer les clés de notre chambre d’hôtel qu’à partir de 10h.

On décide de prendre le métro, réputé rapide et facile pour rejoindre notre hôtel. Effectivement, on n’a aucun mal à se repérer, et on arrive rapidement à destination. Un employé du métro nous aide même à prendre nos tickets aux bornes automatiques, et ce dans un bon anglais. Le métro est vraiment propre et moderne, cela nous change tellement de la Mongolie ! On croise plus de personnes en 20 minutes qu’en 23 jours dans les steppes. On se met en quête d’un petit-déjeuner bien mérité pour commencer notre journée. Il semblerait que les petits-déjeuners sucrés ne soient pas communs ici, et par dépit on se rend dans un McDo.

Pour la première fois, on est confrontés au Great Firewall : on accède bien à la WiFi, cependant la majorité des sites et applications que nous utilisons habituellement ne fonctionnent pas : ça promet d’être sportif, bien que l’on ait été prévenus auparavant. Notre VPN préalablement installé ne fonctionne pas non plus : tant pis !

On traîne, en attendant avec impatience 10h. Finalement, il est temps de rejoindre notre hôtel et de récupérer notre petite chambre ! On trouve facilement, et la réceptionniste dispose d’un traducteur en temps réel, ce qui facilite beaucoup les choses. Elle est également très souriante et avenante, ce qui nous surprend agréablement : on a lu qu’il fallait parfois s’armer de patience avec les chinois. Elle nous propose même de nous surclasser dans une chambre avec fenêtre gratuitement, ce qu’on accepte avec joie : le séjour commence bien.

On profite de la chambre le temps de prendre une douche bien méritée et de reprendre forme humaine, puis on ressort vers midi. Nous allons consacrer l’après-midi à la visite du Temple du Ciel, situé juste à côté de notre hôtel ; mais d’abord, il est temps de manger !

J’ai repéré quelques adresses à l’avance, une façon de faire du lèche-vitrine alors que nous étions frustrés par la nourriture mongole. Sur la route, un bel et grand restaurant, rempli de locaux nous fait de l’œil. Il n’est pas sur ma liste, mais un serveur, nous voyant le visage collé aux fenêtres, nous fait entrer. On attrape une carte avant même de s’asseoir : il ne s’agirait pas de tomber dans un restaurant hors de prix !

Il s’avère que le choix est immense, que la carte est agrémentée de photos et de traductions (douteuses) en anglais. Les photos sont ravissantes, et les prix sont dans la moyenne : 35 yuans le plat, soit environ 4€45. On prend une table, on commande, et on n’est pas déçus ! Les portions sont énormes, à tel point que l’on a du mal à finir, et c’est absolument délicieux, en plus d’être bien présenté. Cyril mange des lamelles de bœuf avec des pousses de bambou au piment, et je mange des légumes (espèces de poireaux… ?) aux crevettes ; accompagnés de galettes aux légumes. On se régale, c’est une renaissance de pouvoir manger aussi bien après la privation mongole ! Comme quoi, bien manger est vraiment primordial pour le moral.

On ressort blindés, à tel point que l’on se traîne le long des trottoirs. On atteint très rapidement le Temple du Ciel, ancien lieu réservé à l’empereur pour les cérémonies dédiées aux dieux anciens. Grâce à nos cartes étudiant, on entre à moitié prix : danse de la joie !

Le Temple du Ciel est en fait un parc de 273 hectares, où sont disséminés divers temples et bâtiments anciennement sacrés. Le parc est planté de 4000 cyprès, et les fleurs y sont abondantes. On croise quelques écureuils, de nombreux oiseaux, et on s’émerveille devant les roses.

Temple du Ciel Beijing

Les différents bâtiments que l’on croise sont des joyaux de l’architecture chinoise : les toits sont en forme de pagodes, les couleurs sont éclatantes, les aquarelles recouvrent chaque centimètre des bâtiments. On a de la chance, il fait beau et il n’y a pas grand monde sur le site. C’est véritablement une bénédiction !

On flâne dans le parc, on profite des différents temples, qui ne ressemblent à rien que nous ayons déjà vu. On passe un temps infini à prendre des photos, tout est tellement beau ici ! Le soleil se couche peu à peu, et la Golden Hour rend le spectacle encore plus éblouissant. Alors que l’on se promène devant le temple principal, une chinoise et son ami nous arrêtent : elle souhaite prendre une photo avec nous ! Elle m’attrape par le bras, et fait une longue vidéo à mes côtés. Ensuite, elle prend plusieurs photos avec moi, puis avec Cyril et moi ; et son ami fait de même. Heureusement, nous savions que ce genre de chose était commune en Chine : les blonds aux yeux bleus ne passent pas inaperçus ! Cela n’empêche que ça fait bizarre.

De nombreux chinois nous font coucou, nous saluent, et sont ravis de nous entendre les saluer en chinois en retard. Ça fait plaisir !

Vers 17h, on est épuisés, et notre estomac est toujours aussi lourd. On est quand même debout depuis 6h ce matin, les deux nuits précédentes n’ont pas été les plus reposantes du monde, donc on décide de rentrer à l’hôtel pour être en forme le lendemain. Aujourd’hui, nous avons repris nos bonnes habitudes : plus de 15 kilomètres au compteur !

10 Octobre 2019 : A nous la Cité Interdite de Beijing !

Ce matin, nous nous réveillons naturellement vers 7h. Apparemment, on n’est pas si fatigués que ça ! Hier, nous avons concocté le programme de la journée : la visite de la place Tian’anmen, de la Cité Interdite et de la colline de charbon. Les trois lieux sont proches géographiquement, mais on sait qu’on risque tout de même de devoir marcher beaucoup.

On prend le métro pour aller sur la place Tian’anmen, cela nous évite tout de même plus de 4kms de marche d’emblée ! En sortant du métro, on est impressionnés par la foule qui se presse ici. Combien sommes-nous ? 10000 ? 20000 ? 30000 ? Impossible de savoir, mais cela donne le tournis.

On passe des portiques de sécurité où l’on nous demande nos passeports, puis on découvre la place. Elle est flanquée de gigantesques écrans en l’honneur des 70 ans du parti, fêtés la semaine dernière ; et la première impression que l’on a est celle de démesure. Tout est géant ! La place, qui mesure 40 hectares et serait la plus grande au monde, les bâtiments qui l’entourent, de style Stalinien ; et surtout le mausolée de Mao. Ce mausolée est juste immense, et la queue pour entrer fait au moins 3 kms de long. On a du mal à comprendre les personnes qui attendent, ils en ont au moins pour 4 heures !

Le monde sur la place nous impressionne, mais aussi le nombre de policiers présents. Tous les 2 mètres ou presque, on croise un policier en uniforme. On sait que de nombreux policiers en civil quadrillent l’espace, en plus de toutes les caméras présentes. Souriez, vous êtes surveillés !

On fait le tour de la place, et on découvre que les chinois sont très patriotiques : ils sont très nombreux à avoir des drapeaux chinois en forme de cœur collés sur les joues, des petits drapeaux qu’ils agitent, et ils se prennent en photo devant les écrans en l’honneur du parti. On ne rigole pas avec le pays !

Il est temps pour nous d’entrer dans la cité interdite. On pénètre tout d’abord dans la cour extérieure, et on est frappés par la beauté des lieux et leur envergure. On fait le tour du lieu, on prend des millions de photos, puis on essaie de prendre nos billets d’entrée.

Cité interdite

La galère commence pour nous : les guichets principaux sont fermés, alors on fait la queue (longtemps) à un endroit, pour en fait se rendre compte que c’est l’entrée des tours de la cité, qui nécessite un billet spécial. Rien n’est indiqué nulle part, personne ne sait nous renseigner. On passe dans une seconde cour, apparemment réservée aux contrôles de sécurité pour entrer dans la cité.

On demande notre chemin, mais personne ne comprend. Certains nous disent que les billets sont épuisés, mais il n’y a aucun guichet, impossible donc d’acheter des billets pour le lendemain. On commence à se décourager, cela fait presque 1h30 que l’on cherche à acheter des billets ! On est déçus aussi, on avait prévu cette visite aujourd’hui, ce serait dommage de ne pas voir l’endroit le plus connu de Beijing !

Par dépit, on fait la queue un peu par hasard à un guichet qui donne des factures après l’achat d’un ticket. On finit par trouver l’endroit qui vend les billets, à côté : incroyable ! Mais pas du tout indiqué. C’est bizarre, pour l’endroit le plus touristique de la ville. On se rend également compte que les chinois n’ont besoin de personne pour le tourisme : ils sont si nombreux qu’ils se suffisent à eux-mêmes !

Soulagés, on entre enfin dans l’intérieur de la cité. Le cadre est superbe, bien que bondé. Tous les bâtiments sont magnifiques, colorés et traditionnels. On ne peut pas entrer à l’intérieur des constructions, mais cela reste époustouflant. La cité est démesurée, et était réservée à l’empereur et ses (trop) nombreuses femmes et concubines. Que de place pour seulement une poignée de personnes !

On apprécie vraiment la visite, mais le monde présent nous gâche parfois un peu celle-ci. Certains visiteurs sont venus avec des valises à roulettes, alors que le sol est entièrement pavé. Quelle drôle d’idée ! Quoi que, on ne sait jamais : ils auront peut-être besoin de se laver les dents pendant la visite ?

On termine la visite, affamés. Il est déjà presque 14h, et on n’a pas déjeuné grand-chose ce matin. C’était une mauvaise idée de partir le ventre vide. On a repéré à l’avance quelques restaurants, donc on se dirige vers ceux-ci. Sur la route, de nombreux conducteurs de Rickshaw tentent de nous alpaguer, sans succès : 2 kms, c’est à portée de main !

On arrive au Little Yunnan, restaurant cité dans le Routard. Malgré des prix un peu plus élevés qu’habituellement, on s’y arrête. On choisit deux petits plats chacun : des pommes de terre épicées et un plat de nouilles pour moi ; et des nems avec des nouilles aux herbes pour Cyril. Encore une fois, c’est trop ! Les portions sont gigantesques, on saura pour la prochaine fois.

Mes plats arrivent, couleur rouge feu. Ouille ouille ouille, je n’avais pas prévu que ce serait si épicé ! D’habitude, je ne crains pas trop le piment, mais là, c’est terrible. Les premières bouchées passent, mais très vite cela devient insupportable. C’est possible de manger un truc pareil ? Une serveuse sourit en me regardant, ce doit être un sacré spectacle. Je pleure de grosses larmes, je m’acharne, mais trop, c’est trop. Je me rabats sur les patates, mais c’est encore pire. Finalement, je gratte chaque pomme de terre pour enlever la couche pimentée qui les entoure. J’ai la peau gelée, je sens des frissons qui me parcourent, je ne me sens pas très bien ! Est-ce qu’on peut mourir d’avoir mangé trop pimenté ? Au bout d’un moment, je jette l’éponge, ou plutôt les baguettes : je suis en train de m’intoxiquer ! Cyril, lui se régale : ce n’est pas pimenté. La chance !

Promenade à Beijing

Bouillants comme jamais, on repart, direction la colline de charbon, située derrière la cité interdite. La visite est presque donnée, et permet d’avoir un beau point de vue sur la cité. On profite de cet espace verdoyant, du calme des lieux : ici, il n’y a pas grand monde : ouf !

La vue est effectivement très belle, tout comme les temples du parc. On reste ici un grand moment, afin de nous reposer un petit peu. Vers 17h30, on repart afin d’aller au Night Market de Beijing. Le Night Market est connu pour ses stands de nourriture exotique, sur le mode de la street food ! On est très excités à l’idée de piocher notre repas à droite, à gauche.

Sur le chemin, on s’arrête dans un magasin Salomon pour acheter de nouveaux lacets à Cyril, car ils ont été abimés en Mongolie et ne s’achètent que dans ce type de boutique. On arrive à se faire comprendre du vendeur, qui revient avec une paire du modèle demandé. On lui demande le prix, mais il nous les offre : on a trop de chance !

Bien contents, on arrive près d’une immense rue très animée et futuriste, où des grands magasins sont alignés. C’est agréable, on s’y promène tout en cherchant l’entrée du marché sans succès. On fait le tour du quartier trois fois, avant de se rendre à l’évidence : le marché n’existe plus. La ville a décidé de supprimer le marché pour rénover le quartier. C’est vraiment dommage de supprimer tous les quartiers authentiques de Beijing, et de la laisser devenir une ville nouvelle…

On repart, déçus et les jambes en compote. On ne se laisse pas décourager et entrons dans un restaurant de Hot Pot, les fondues chinoises que l’on voulait tester. Ici, on paie le bouillon, puis chaque ingrédient plongé coûte 10 centimes. C’est marrant, on a un petit panier pour faire la sélection des ingrédients que l’on veut. Le serveur nous aide beaucoup, c’est gentil, car ce n’est pas facile à comprendre. Il nous aide à choisir un bouillon pas trop épicé pour que l’on puisse manger. Nos petits paniers bien remplis, on revient à la table pour manger notre repas.

Horreur, malheur ! Le bouillon est rouge vif, parsemé de graines et de piment. Nooooooon, le dîner s’annonce encore une fois torride. Heureusement, on trouve une technique : tremper nos aliments dans un mélange de notre cru après cuisson dans le bouillon piquant, ce qui atténue un peu le feu.

Le bouillon est le moins épicé que propose le restaurant, et pourtant immangeable tel quel pour nous. Cela nous fait réfléchir sur notre tolérance au piment !

Finalement, on rentre à l’hôtel après manger, lessivés de notre journée : on a marché plus de 25kms aujourd’hui !

11 Octobre 2019 : La tournée des temples

Ce matin, on a décidé de ne pas mettre de réveil pour nous reposer un petit peu après la journée d’hier. On émerge vers 10h, un peu dans le pâté. On se prépare, on déjeune avec des gâteaux que l’on a achetés la veille, puis on décolle pour le nord de la ville.

On a décidé de visiter les temples des Lamas et de Confucius, situés l’un à côté de l’autre, dans le quartier des hutongs, anciennes bâtisses Pékinoises. Cette fois-ci, il n’y a pas de réduction pour les étudiants, dommage ! La visite du temple des Lamas, notre première, nous coupe le souffle.

Ce temple est l’un des plus grands de la ville, et les bâtiments anciens sont tous plus beaux les uns que les autres. Malheureusement, j’ai de plus en plus mal au ventre, et j’ai du mal à apprécier la visite à sa juste valeur. On passe tout de même presque deux heures à profiter des lieux, où les chinois viennent pour prier à grand renfort de bâtons d’encens.

On ressort pour trouver un petit restaurant, et comme d’habitude, on tourne un bon moment avant de trouver quelque chose qui nous convient. On s’installe dans un petit local, où la patronne vient nous aider à comprendre le menu tout en chinois. Avec notre traducteur, on lui explique qu’on souhaite un plat sans viande. Elle est toute mimi, et commande pour nous. Nos plats arrivent, et c’est un délice (non pimenté en plus) ! On se régale, et j’ai du mal à finir mon plat, trop copieux.

Temples Pékinois

On repart, requinqués, pour le temple de Confucius. Le temple est lui aussi superbe, et on passe un grand moment à s’y promener. Nos jambes commencent à nous faire souffrir, mais on ne s’arrête pas en si bon chemin !

Cyril a besoin d’un nouveau pantalon : l’un des siens a été très abîmé en Mongolie, par de l’huile de batterie. A Beijing, un énorme marché intérieur, nommé Silk Street, est connu pour ses vêtements de contrefaçon : on espère y trouver un remplaçant !

On entre, et on est tout d’abord surpris par le lieu : c’est un grand centre commercial, où de petites boutiques sont accolées les unes aux autres. Très vite, on se fait alpaguer à droite, à gauche, par des chinois qui parlent très bien l’anglais. On explique ce que l’on veut, mais il n’y a rien de très convaincant. On demande quand même les prix, et parfois ils sont exorbitants : plus de 1000 yuans pour un faux pantalon ! Dès que l’on fait la moue, le prix est divisé par 10.

On se promène, impressionnés par la diversité des produits offerts : chemises, pantalon, vestes… Tout est « de marque » ici ! Le paradis des fashionistas, à condition de savoir négocier sévère ! A chaque étage sa spécialité : électronique, linge de maison, vêtements, enfants, bijoux… On est étonnés de voir la différence de prix existante entre chaque boutique.

Certains produits sont de très belle facture, notamment ceux en soie véritable, ou encore les vêtements pour enfants, qui sont très beaux. Un seul pantalon tape dans l’œil de Cyril, mais le prix est trop élevé : 60€ ! On fait signe que non, on ne peut pas se l’offrir, et on nous apporte une calculatrice : à nous de donner notre prix. Malheureusement, le delta est trop élevé et la vendeuse ne peut pas s’aligner, alors on repart bredouilles.

A l’étage des bijoux, je regarde les bracelets, mais ils sont aussi trop chers pour nous. Finalement, je regarde un petit bracelet tissé rouge et incrusté de pierres de jade à l’effigie des signes du zodiaque chinois. Par curiosité, je demande le prix : 275 yuans, soit 35€ : c’est abusé ! Je fais signe que c’est impossible, et on prend nos affaires. La vendeuse sort son instrument magique : sa calculatrice, et nous demande notre prix. On entre 25 yuans, soit un peu plus de 3€, puis 30 yuans. La vendeuse descend petit à petit son prix : divise par deux, puis de 10y en 10y. Cette fois, on prend nos affaires, on sent qu’on n’y arrivera pas. Nous voyant résignés, la vendeuse cède : « Ok, Ok, 30 yuans, j’accepte ! ». On est réellement surpris d’avoir divisé le prix à ce point. Bon, 30 yuans, c’est sans doute encore un peu élevé, mais bon, 3€ ce n’est pas la fin du monde non plus. Surtout qu’il est beau, ce bracelet en pierres de jade…

Cette fois, on est cuits, alors on rentre. On s’achète du coca et un sachet de chips pour le dîner, car on n’a pas tout à fait fini de digérer le repas de ce midi, et on n’a pas la force de ressortir pour manger. Un repos bien mérité nous attend !

12 Septembre 2019 : La visite du Palais d’été

Ce matin, on ne se laisse pas engloutir par notre lit pourtant bien confortable : une bonne journée nous attend encore ! On déjeune avec les petits gâteaux pour ne pas partir le ventre vide puis on décolle.

Ça tire un peu derrière les genoux, mais ce n’est pas très étonnant vu les kilomètres que l’on s’impose. Le Palais d’été est en-dehors du centre-ville, et on prend le métro pour environ 1 heure avant d’arriver à destination. Sur place, nos cartes étudiantes magiques font encore leur petit effet : moitié prix pour nous !

On pénètre dans l’immense parc qui constitue le Palais d’été, caprice de l’impératrice Cixi. Le palais était réservé à l’usage personnel de l’empereur et de l’impératrice uniquement : 290 hectares pour deux personnes, ça fait beaucoup ! Une grande partie des monuments du parc ont été détruits lors de guerre, mais ils ont été rénovés et reconstruits depuis : c’est superbe. Nous avions vu dans les guides que le parc était souvent rempli de monde, et effectivement aujourd’hui n’échappe pas à la règle.

On trouve rapidement des chemins parallèles pour échapper à la foule qui devient étouffante par endroits. On arrive à l’un des premiers bâtiments, heureusement non inclus dans la plupart des billets classiques, mais auquel on a le droit avec notre billet étudiant : on est presque seuls sur place ! Il s’agit de l’un des plus grands anciens théâtres de Chine, et la quiétude des lieux renforce encore la beauté des monuments.

On se promène dans le parc, faisant le tour des différents points d’intérêts, n’échappant pas aux nombreuses demandes de selfies de la part des chinois. Certains nous prennent même en photo sans nous demander, de façon plus ou moins discrète. On en rigole, c’est plutôt amusant finalement.

Après un long moment, nous arrivons à la Tour des Nuages, le monument le plus connu du parc. La tour est constituée de 4 étages, chacun surmonté d’un toit à pagodes : c’est superbe. On se prend au jeu des selfies, on admire la vue sur le parc, on admire encore et encore l’architecture traditionnelle.

On décide ensuite d’aller voir la rue Suzhou, à l’intérieur du parc. L’empereur n’ayant pas le droit de se mêler au peuple, il demanda la reconstitution d’un canal bordé d’échoppes et peuplé d’eunuques acteurs, jouant le rôle de marchands et d’acheteurs. Il allait se promener le long du canal pour goûter aux plaisirs simples de la vie… (!)

Palais d'été Beijing

Il est 14h30 lorsque nous décidons de repartir : on commence à avoir faim, et on sait avec précision quand se situe notre limite à ne pas dépasser. On a repéré sur notre guide une rue qui a l’air sympathique avec de bons restaurants, donc on reprend le métro pour 45 minutes afin de s’y rendre.

On sort du métro, et on est frappés par l’agitation qui règne ici ! Nous sommes dans un quartier populaire, et on adore tout de suite l’ambiance de cet endroit. On rejoint la rue en question, et tombons sur le restaurant que l’on cherchait. A l’intérieur, un bouillon noir glougloute dans une grande marmite. Des morceaux de viande trempent dedans, et le tout dégage une odeur un peu désagréable. Renseignements pris, ce sont des poumons et des intestins de porc ! Tout un programme.

Cyril est un peu frileux, et on se rabat sur des plats plus classiques : nouilles aux légumes et à l’ail, et nouilles au bœuf pour Cyril. C’est très bon, on se régale. On ne se lasse pas de la cuisine chinoise, tout est varié et plein de goût : un délice !

On ressort, à la recherche de la plus ancienne pharmacie de médecine chinoise de la ville, et on tombe sur un français d’une cinquantaine d’années. Il voyage seul, et à force de papoter, on se rend compte que lui aussi voyage pour 15 mois ! Son voyage a commencé il y a quelques jours seulement, et il nous raconte son histoire. C’est tellement inspirant ! A tout âge, on peut recommencer de zéro, ou presque.

On discute bien plus d’une heure, puis nos chemins se séparent. Il est désormais plus de 17 heures, et la nuit tombe doucement. Ici, il fait nuit beaucoup plus tôt qu’en Mongolie ! La rue se remplit de monde, les néons s’allument, l’ambiance est très chouette et nous sommes presque les seuls occidentaux.

Rue animée de Pékin

On fait quelques courses en vue des deux jours que nous allons passer sur la muraille de Chine, puis on continue notre périple. La pharmacie est fermée, mais on tombe sur de très nombreux restaurants, et surtout sur un hall géant… dédié à la street food ! On est refaits, surtout après la mésaventure de l’avant-veille. On n’a pas assez faim pour se laisser tenter, mais on se promet de revenir le lendemain, après notre promenade dans les hutongs, les anciens quartiers de Beijing. Ici, les gens se pressent pour acheter de quoi manger, et on trouve de tout : fruits, salades, fruits de mer grillés (mmmh), nouilles, brochettes… On en salive d’avance.

On se promène encore un long moment le long de la rue, qui nous paraît très exotique et nous fait miroiter les merveilles sud-asiatiques qui nous attendent. On adore vraiment le quartier, l’énergie qui s’en dégage est juste parfaite, mais il est temps de rentrer. On prend une dernière fois le métro pour la journée, et on va s’effondrer dans notre chambre : aujourd’hui, nous avons encore marché 18kms !

13 Octobre 2019 : Le tour des hutongs de Beijing

Ce matin, on se réveille encore une fois au son de notre téléphone. On traine un peu au lit, fatigués, et on en profite pour donner quelques nouvelles tant qu’Internet n’est pas trop capricieux.

Vers 9h30, on finit par décoller pour le nord de la ville : aujourd’hui, nous consacrons notre journée à la découverte des hutongs, les quartiers traditionnels pékinois. Après un passage obligé par le métro, nous arrivons à destination.

Impossible de se tromper, on voit au loin des guides avec porte-drapeaux, suivis d’une horde de touristes chinois : nous sommes au bon endroit ! On passe la matinée à flâner dans les petites ruelles, qui ont beaucoup de charme. On découvre de jolies boutiques, mais aussi de nombreux stands de street food ! Cyril craque pour une crêpe fourrée d’on ne sait trop quoi, et il se régale.

On continue notre promenade, et plus on s’enfonce dans les hutongs, plus on apprécie l’ambiance du quartier. A l’image de la veille, une belle énergie s’en dégage. Alors que l’on commence à chercher un endroit où manger, on croise une jolie boutique de coiffeur, qui a l’air à la mode. Je propose à Cyril de se couper les cheveux, car il estime avoir besoin d’une petite coupe.

On se retrouve ni une ni deux dans le salon, et Cyril montre une photo de ce qu’il souhaite. Le coiffeur fait signe qu’il n’y a pas de soucis, et commence son travail. Il s’applique vraiment, on sent qu’il souhaite faire au mieux ; bien que ce soit sans doute la première fois qu’il coiffe des cheveux de type européens.

Hutongs

Peu à peu, la coupe prend forme ; et après quelques ajustements, cela ressemble vraiment à ce que Cyril souhaitait : on est ravis ! On paye le coiffeur, puis on s’en va. On en profite pour s’arrêter dans une pharmacie adjacente et acheter du baume du tigre, l’indispensable de notre trousse à pharmacie.

Parés, on continue notre route. On découvre une nouvelle rue, tout aussi charmante que ses semblables, où les magasins de desserts en tous genres s’alignent. On en a l’eau à la bouche ! On choisit un petit restaurant rempli de locaux pour manger : c’est jusque-là une méthode testée et approuvée ! Encore une fois, le choix s’avère gagnant, on se régale avec de bons plats de nouilles.

Requinqués, on repart, mais la pluie s’invite à la balade. On couvre nos têtes, mais au bout d’un moment il faut se rendre à l’évidence : on est trempés, on commence à avoir froid et la pluie s’intensifie, il est temps de rentrer !

On n’est pas trop déçus car nous avons eu le temps de visiter les hutongs les plus jolis de la ville, et un peu de repos ne nous fera pas de mal. On file sous la couette pour se réchauffer, et on passe un bon moment à ne rien faire, tout simplement.

On ressort manger une pizza, qui s’avèrera beaucoup trop chère et décevante, puis rentrons laver notre linge dans le lavabo et nous coucher : demain, on se lève à 6h pour visiter la muraille de Chine !

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