Chengdu

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21 Octobre 2019 : A la rencontre des pandas géants de Chengdu !

Le réveil nous tire du lit à 6h ce matin. On s’est couchés tard, mais nous avons une visite un peu spéciale aujourd’hui : le centre de recherche et de reproduction du panda géant  de Chengdu !

Les pandas ne sont pas des animaux très actifs, et si on veut les observer, il faut aller au centre avant 10 heures du matin. Passée cette heure, la grande majorité d’entre eux dort : la visite perd donc de son intérêt. Le centre a été fondé il y a une trentaine d’années, avec pour but de sauver les pandas, espèce en voie d’extinction. Ils ont commencé avec 6 pandas, et en ont désormais plus de 300. Un certain nombre d’entre eux sont envoyés dans d’autres pays, comme à Beauval, en France, contre rémunération. L’argent sert ensuite à poursuivre les recherches et les travaux de reproduction, avec pour but ultime de pouvoir un jour relâcher dans la nature les pandas nés en captivité et ainsi éviter que l’espèce ne disparaisse : le nombre de pandas à l’état sauvage ne serait plus que de 1864 (en 2013).

On prend le métro et le bus sans encombre, et on arrive au centre à 7h30. Le ton est donné ! Ici, tous les visiteurs présents ont des serre-têtes pandas, des peluches, des vêtements à l’effigie de la star de la journée. Les chinois ne font pas les choses à moitié. A l’intérieur du parc, les enclos ne sont pas très bien indiqués, mais on finit par trouver nos amis les pandas !

Ils sont là, sous nos yeux, en train de manger des bambous. Le spectacle est très amusant : ils ont l’air d’être emplis de flemme ! Ils mangent à une vitesse folle, les restes de leur nourriture tombent sur leurs gros ventres mais ils ne prennent pas la peine de les enlever. Ils cherchent d’une main des pousses à manger, et de l’autre ils se goinfrent. Hilarant ! L’un d’eux tombe même sur le dos, mais mange allongé, à la façon des romains. En plus de ce super spectacle, on a la chance d’être presque les seuls sur place, ce qui est rare en Chine !

Les enclos sont grands et ressemblent à des forêts tropicales, on a l’impression que les pandas qui sont plusieurs dedans sont bien. Ceux qui sont seuls ont cependant l’air de s’ennuyer un peu. En levant la tête, on remarque que certains d’entre eux dorment dans les arbres, comme des gros fruits ! Ils ont l’air si doux, on a envie de leur faire des câlins. On remarque tout de même leurs dents bien pointues : les pandas sont normalement carnivores, mais ils ont évolué en végétariens stricts. Malgré tout, leur corps n’assimile pas bien les fibres, et il leur faut manger beaucoup (45 kilos de bambous chacun par jour !) pour avoir l’apport calorique nécessaire. Ils passent aussi une grande partie de la journée à digérer, et donc à dormir.

On se promène dans le parc, on voit les pandas sous toutes les coutures. Certains se bagarrent au ralenti, dans un combat pas très loyal : deux contre un ! Ils roulent, grimpent aux arbres avant de s’affaler sur les troncs, apparemment épuisés par les quelques mètres parcourus. Ce sont vraiment des animaux très mignons.

On passe ensuite dans la nurserie, où l’on voit des petits pandas de quelques mois, mais aussi des pandas d’à peine quelques semaines ! Ils sont tout roses, ont les yeux encore fermés, mais ils sont adorables. Les plus grands sont tout ronds, on dirait des ours en peluche. Ils sont maladroits, mettent un temps infini à faire la moindre chose, on rigole beaucoup.

Pandas de Chengdu

Ensuite, nous nous dirigeons vers l’enclos des pandas roux. Ici, c’est un enclos ouvert, dans lequel on peut pénétrer, séparés des pandas par des petites barrières. On passe d’un côté, et on ne voit aucun spécimen. C’est peut-être un faux enclos ? On passe de l’autre côté, et finalement on tombe sur les petits pandas roux. Ils sont très jolis, et beaucoup plus rapides que les pandas géants !

On passe un bon moment, puis on décide d’aller dans les différents bâtiments présentant le centre et les pandas. On apprend beaucoup de choses sur ces animaux, de leur reproduction (très compliquée, les femelles n’ovulent qu’un jour par an !), à leurs besoins.

Il est plus de 14h lorsque nous levons le camp. Direction le centre-ville de Chengdu, où nous avons repéré un bon restaurant pour fêter nos 6 mois de mariage. Après une demi-heure de trajet, nous arrivons mais… rien. Encore une fois, notre guide est trop vieux et les adresses ne sont plus d’actualité. On est dépités, surtout moi. Je n’ai pas fait de repas correct depuis au moins 3 jours, et la fatigue couplée à la faim ne font pas bon ménage.

On tourne dans les rues, désespérés. Chengdu est située dans le Sichuan, capitale du piment ! C’est difficile de trouver de quoi manger ici. On tombe sur un petit restaurant, et on commande à l’aveugle, comme toujours ici. Les traductions sont toujours fantasques et ne veulent rien dire. Le repas de Cyril a l’air bon, mais le mien est rempli de poivre du Sichuan, qui anesthésie ma langue et mes lèvres. Je ne le sais pas encore, mais je déteste le goût de ce poivre, très différent du nôtre. Je ne mange pas grand-chose, écœurée par ce goût bizarre.

En repartant, on croise un marchand de glaces. On s’en prend une chacun : on a bien fait ! Les glaces sont hyper bonnes en plus d’être quasiment données. On les apprécie d’autant plus après notre repas.

En allant en direction du métro pour rejoindre la guesthouse, on tombe sur deux personnes dans un angle de magasin, installées devant de vieilles machines à coudre. Oh, ça tombe bien, Cyril a sur lui son pantalon abîmé à l’acide. Il se penche en avant pour montrer son fessier troué. Le monsieur le regarde d’un drôle d’air (à sa place j’aurais fait la même tête !), puis finit par comprendre. Cyril lui explique qu’il veut utiliser une poche inutile pour la placer sur les trous et les masquer. Le monsieur et sa compagne sont d’abord horrifiés à l’idée de couper la poche et proposent d’utiliser des morceaux de tissus leur appartenant, mais rien ne ressemble à la matière du pantalon abîmé. Il finit par accepter, et Cyril se déshabille sous le regard amusé des artisans.

Ni une ni deux, le monsieur se met au travail. En 10 minutes maximum, l’affaire est pliée. Prix de son travail ? 5 yuans, soit 63 centimes d’euro. On regarde tour à tour, le travail est parfait, cela ne se voit même pas ! Cyril laisse un pourboire, puis on s’en va, bien contents d’avoir pu sauver le pantalon.

On rentre à l’hôtel, où nous passons le reste de l’après-midi à nous reposer, car nous sommes épuisés. On ressort manger un morceau, puis on retourne dans notre très jolie chambre. La journée du lendemain est consacrée à la même chose : dormir !

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