Chiang Mai

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16 Février 2020 : Premiers pas à Chiang Mai, ville très occidentalisée !

Après avoir passé la journée de la veille dans les transports, depuis Sukhothai, à côtoyer des touristes souffrant de quelque chose qui ressemble fort au coronavirus, nous avons fini par arriver à Chiang Mai, au nord de la Thaïlande. Sans perdre de temps, nous avons décidé de nous rendre à un spectacle de Muay Thaï, de boxe Thaï !

J’avais repéré à l’avance quelques stades « authentiques », et dans la rue nous croisons un rabatteur qui propose de nous emmener. Ayant un peu peur de se faire avoir, on décide de se débrouiller seuls. Après un tour dans le centre-ville pour découvrir les décorations restantes de la fête des fleurs, qui a eu lieu il y a quelques jours ; nous mangeons une petite pizza, un « roti » (pancake Thaï) puis décollons direction l’un des stades de boxe.

Dès que l’on arrive sur place, on se rend tout de suite compte qu’il y a un souci : les rues sont noires, vides, et notre chauffeur confirme : closed. Mince ! On est un peu dégoûtés, même si la course ne nous a pas coûté grand-chose. On vérifie sur Internet, et on ne trouve aucune info… On entre dans un petit supermarché, et les caissières confirment : c’est bel et bien fermé, et ce, tous les jours. Merci bien les infos à jour du Routard ! Un client nous aide, et il nous indique un autre stade, qui lui, serait ouvert.

On file donc dans un nouveau Grab Taxi direction le stade, en croisant les doigts pour que l’info soit cette fois bonne. En arrivant, on est soulagés : effectivement, ici, il y a de la vie ! Les gens se pressent pour acheter leur ticket, ouf.

On achète les nôtres, et on entre dans le stade. Il n’y a presque que des occidentaux : pour l’authenticité, on repassera ! Pourvu que les matchs ne soient pas truqués ! Peu à peu, la salle se remplit, et les matchs commencent. C’est la première fois que nous assistons à un spectacle pareil, et je me dis que l’époque des gladiateurs n’est pas bien loin derrière nous. Les combattants tapent fort, ça a l’air de faire mal ! Le premier combat ne nous satisfait pas tellement, mais ceux d’après sont impressionnants.

Chiang Mai

On apprécie le spectacle, mais aussi les différents rituels qui vont avec : prières des boxeurs, musique traditionnelle en fond sur laquelle ces derniers se calent pour adopter un rythme dans leurs mouvements, à tel point que l’on a parfois l’impression d’assister à une danse ; paris d’argent… C’est très sympa !

Entre chaque round, les boxeurs sont frottés avec des glaçons et leurs entraineurs leur versent de l’eau glaciale dessus afin d’anesthésier leurs muscles. Le Muay Thaï inclus des coups avec les poings, mais surtout avec les jambes et les pieds. Les combattants doivent être rapides pour les éviter, sous peine de se prendre un coup de pied dans la figure ! On passe un très bon moment, et quittons le stade alors que les combats se terminent : il est minuit. On prend un taxi pour rentrer, et filons nous coucher.

Ce matin, on se lève sans l’aide de réveils. Nous nous sommes couchés tard la veille, et il ne faut pas que l’on s’épuise ! On boit un café à l’auberge, puis on file à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent. Rapidement, on trouve : au rez-de-chaussée d’une maison bien encombrée, on peut manger un pad thaï. Cyril se régale, et Véro et moi déjeunons de petits gâteaux avec du Iced Coffee.

Ensuite, on continue notre route pour aller voir le Warorot Market, un marché où l’on trouverait de tout. Sur le chemin, Cyril se sent de moins en moins bien : on en est sûrs, c’est la faute des Français qui toussaient partout dans le bus, sans masque. On s’arrête dans quelques temples sur le chemin, tous plus beaux les uns que les autres.

On fait un tour dans le marché, plutôt à destination des touristes, mais avec assez peu de monde. On s’arrête au sous-sol manger dans une cantine Thaï, mais l’état de Cyril se dégrade sérieusement. On décide de lui commander un taxi pour qu’il rentre se reposer, alors que nous restons dans la ville pour nous promener.

Cyril rentré, on se promène tranquillement, et on découvre une ville bien occidentalisée. Apparemment, de nombreux expats vivent ici ! La ville est agréable à vivre, et déborde d’articles d’artisanat local. On visite quelques autres temples, puis on se rend au Sunday night market, juste à côté de notre auberge. Le marché de nuit se tient dans l’enceinte d’un temple Bouddhique, et il promet d’être gigantesque. Tout y est : souvenirs, nourriture, boissons… On a hâte d’y être ! Il y a même des musiciens.

Nous ressortons en début de soirée pour profiter du marché, avec Cyril qui se sent un peu mieux. Wahou ! En fait, il est beaucoup plus grand que ce que l’on pensait. Il s’étale dans les rues alentour, il y a plusieurs kilomètres de marché. On commence par faire un tour dans la partie nourriture (notre préférée !), pour repérer les différents choix qui s’offrent à nous. Du choix, il y en a : Pad Thaï géant, barbecue, pancakes, crêpes, gaufres, salades, sushis, plats traditionnels, repas indiens… On ne sait plus où donner de la tête.

Nous entendons du bruit dans le temple, et décidons de jeter un œil. Nous ne sommes pas déçus ! Un office est en cours, et les moines sont en train de chanter les mantras en l’honneur de Bouddha. Dans la salle, les fidèles et curieux sont nombreux, tous assis à genoux devant les gigantesques statues dorées. L’ambiance est à la sérénité, et nous nous installons à notre tour. Alors que je ferme les yeux pour adapter ma respiration et m’imprégner des bonnes ondes présentes, je ressens un sentiment de plénitude, de joie, et de gratitude. Quel instant magnifique ! Quelle chance j’ai, d’être ici, à l’autre bout du monde.

Temple

Les chants sont suivis d’un très long silence, propice à la méditation, puis d’autres chants. Un chat est allongé près des moines : apparemment, lui aussi apprécie les ondes qui se dégagent de cet endroit ! Je suis surprise de voir autant d’expatriés convertis.

Finalement, l’office se termine, et nous repartons dans le marché. On se sent tous détendus et ravis d’avoir eu la chance de partager un tel moment. Pour nous remettre de nos émotions, on se régale de bons petits plats très peu chers, mangés sur des tabourets en plastique dans un coin de rue (notre quotidien !).

Ensuite, nous sillonnons le marché en tous sens, mais nous n’en viendront pas à bout : les Thaïs remballent peu avant 23h, consigne de la police. C’est dommage, car il y avait beaucoup de monde, des concerts de rue… Et des jolies choses à acheter ! Nous nous trouvons des petits souvenirs à ramener. L’heure tourne, et les stands se vident : il est l’heure de rentrer !

17 Février 2020 : Temples et promenades

Ce matin, on se réveille tôt : Cyril a rendez-vous chez un ostéopathe en-dehors de la ville pour tenter d’apaiser ses douleurs au coccyx, apparues après son saut sur les dunes du désert de Gobi, en Mongolie.

On prend tous les 3 un Grab, qui nous dépose devant une grande copropriété a l’air chic, dont le portail est fermé. Les minutes passent, passent, mais personne ne vient. Finalement, une dame chargée de l’ouverture du portail arrive. On lui explique que l’on a rendez-vous (en-dehors des horaires habituels d’ouverture, car l’ostéopathe a gentiment accepté de rajouter un créneau pour nous), et elle nous explique que notre Jean-Michel a sans doute oublié. Elle file sur son vélo pour aller le chercher.

Heureusement, il arrive rapidement, s’excuse et la séance peut commencer. Je reste avec Cyril pour traduire, et l’ostéopathe trouve après un peu de temps son problème. La séance est plutôt dynamique (ça craque !), et ce dernier propose à Cyril de le soigner avec… de l’acupuncture ! Oulala ! La zone (le coccyx), est sensible, mais nous nous devons d’essayer. Cyril a l’air de souffrir, et j’essaie de l’aider à respirer. J’assiste à la scène, et les aiguilles sont très longues, mais fines, heureusement.

Finalement, Cyril apprend des mouvements de Yoga pour détendre la zone, et nous reprenons un rendez-vous pour dans une semaine.

Forts d’une bonne anecdote à raconter, nous filons direction le centre-ville. Nous dédions la journée à la visite de temples, à manger dans un bon petit restaurant et à nous promener dans la ville. D’ailleurs, nous tombons sur une brochure pour un cabaret de Lady boys. Ça a l’air sympa ! Mais comme toujours, je ne m’emballe pas : regardons les avis en premier, surtout que les places sont chères : 30€ par personne.

Finalement, je tombe sur un bar gay qui propose tous les soirs des spectacles de Lady boys, gratuit si l’on achète une conso. Les avis sont positifs, et ça a l’air très chouette : allons-y ! Nous passons par de nouvelles rues pour nous rendre au Night Market, qui se situe juste à côté du bar. On découvre une nouvelle facette de la ville, qui ne nous plaît pas vraiment : bars à filles en enfilade, tout ce que l’on déteste.

Peu à peu, nous arrivons hors de l’enceinte de la vieille ville, et les bars à filles disparaissent. Le quartier est plus moderne, et nous découvrons les abords du Night Market. En réalité, il y en a 2, à quelques centaines de mètres d’intervalle. Le premier se révèle très cher, et on a la forte impression qu’il est surtout destiné aux chinois, qui ne regardent pas trop à la dépense. D’ailleurs, il n’y a pas grand monde dans les allées, c’est triste… On ne peut s’empêcher de penser à toutes ces personnes qui vivent du tourisme et qui souffrent de la situation.

On décide de filer au deuxième marché nocturne, un peu plus loin. Ici, il y a plus de stands, et les prix sont nettement plus corrects : c’est parti ! On fait un bon tour afin de repérer correctement, puis nous craquons pour un repas indien et turc pour Cyril. On se régale, l’ambiance est très sympa. L’heure passe, et il est temps de nous rendre au Ram Bar pour assister à la représentation.

Nous sommes très bien accueillis, tout le monde est souriant et amical (comme partout en Thaïlande !), et on s’installe en attendant que le spectacle commence. Le bar est aménagé avec une scène, l’espace est limité et nous donne une impression d’intimité et de proximité. Le bar se remplit peu à peu, et le show commence. Il s’agit de prestations de Playback avec costumes et danseurs.

Dès la première apparition, nous sommes époustouflés. Les performers sont très beaux et belles, les costumes sont superbes, l’ambiance est au rendez-vous. Les chanteuses donnent tout, et on oublie complètement que ce ne sont pas elles qui chantent. Le moment est incroyable, difficile à retranscrire. Plus le temps passe, plus la foule est en délire. Les pourboires pleuvent !

Ram Bar

Alors que la soirée avance, les ladyboys descendent dans la salle pour chanter et danser, et Cyril sera plusieurs fois victime de leurs faveurs ! L’une d’entre elles l’embrasse même sur la bouche après l’avoir attiré contre sa poitrine ! On est morts de rire. Il sera également amené sur la scène comme « figurant ». Ça, vous le découvrirez en vidéo !

Finalement, la soirée se termine, le petit groupe de chinois présent se prend d’affection pour nous et nous serrent dans leurs bras et nous prennent en photo. On reste un moment à observer l’agitation et les gens dans le bar, l’ambiance est toujours au rendez-vous ; mais on se résout à lever l’ancre : demain, nous avons cours de cuisine !

18 Février 2020 : Cooking time !

Si Chiang Mai est connue, c’est aussi pour ses nombreuses activités, telles que les cours de cuisine. Nous avions réservé la veille chez Baan Thaï Cookery School, situé juste à côté de notre auberge, et c’est à peine levés que nous y allons. Nous sommes accueillis par un gentil jeune homme qui sera aussi notre professeur. Nous faisons la rencontre des autres personnes présentes : un super couple d’Allemands et deux Coréens, plus discrets.

On décolle pour la traditionnelle visite du marché local, où notre guide nous montre les différents légumes et herbes que nous allons utiliser. C’est très intéressant, et une piqûre de rappel ne fait pas de mal ! Après cela, les choses sérieuses commencent : cuisinons !

Nous avons chacun choisi 5 plats à créer : on ne va pas mourir de faim ! Chaque plat est en fait un atelier où nous ne sommes jamais plus de 3 : c’est vraiment agréable, l’ambiance est sympathique. Nous mangeons les plats au fur et à mesure que nous les cuisinons : la quantité est juste énorme, mais tout est délicieux ! Nous cuisinons, en vrac : un pad thaï, un curry, des nems, des gâteaux de poisson, une salade de papaye, un tom yum, une soupe au lait de coco, un mango sticky rice, des bananes frites et des fruits au lait de coco. Autant vous dire que l’on ne meure pas de faim !

Cooking class

On ressort du cours en ayant appris plein de choses et le ventre bien plein : ce fut une superbe demi-journée ! On passe le reste de l’après-midi à préparer notre road-trip d’une semaine à venir : on a du travail !

Sans la soirée, nous décidons de sortir pour passer un peu de temps au Night Market. Les stands sont nombreux, les touristes aussi ! Par moment, il est difficile de se frayer un chemin sur les trottoirs, ce dont nous n’avons plus l’habitude. Au bout d’un moment, nous tombons sur une place dédiée à la nourriture, où un concert offert par la ville a lieu. Génial ! On s’installe sur les bottes de foin, et on profite du spectacle. La ville est décidément bien animée, c’est chouette.

Alors que le spectacle se termine, nous décidons de rentrer, mais par un nouveau chemin. Nous ne sommes pas déçus ! Nous tombons sur un match de Sepak Takraw, une sorte de volley avec les pieds uniquement. Les joueurs sont incroyables, ils font des acrobaties pour ne louper aucun tir ! Ils sont très souples, et on dirait presque un art martial. Nous sommes ravis. Après cela, on rentre se coucher.

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