Hanoï

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5 Novembre 2019 : Un accueil en fanfare !

Ce matin, on se réveille tôt : un passage de frontière nous attend ! On déjeune avec quelques gâteaux, puis on décolle. En quelques minutes, nous sommes aux douanes. D’un côté comme de l’autre, les formalités passent comme une lettre à la poste : facile, rapide, sans arnaque : cool !

En ½ heure, nous sommes au Vietnam. Wouhou ! Nous sommes accueillis par les très nombreux klaxons et scooters présents. Une sorte de marché se tient, et pour le dire poliment, c’est le bordel ! Il n’y a pas de trottoir, on slalome entre les scooters, on est dans le bain.

On refuse poliment les avances des taxis, et on se dirige vers la gare routière, située à 3 kms de notre position. Rapidement, nous sommes trempés de chaud : l’humidité est terrible. On finit par arriver à la gare, de trains. Un homme nous voit au loin et pique un sprint infernal. Jean-Michel l’embrouille, c’est parti. Il veut voir nos tickets de bus pour nous emmener à destination. On refuse, je tiens fermement les billets et les montre au guichet en l’ignorant, afin de ne pas avoir à payer pour ses bons conseils.

La dame nous renseigne, c’est de l’autre côté de la place. On s’éloigne, et le sprinteur nous laisse tranquille. Dommage, ce sera une autre fois ! Un restaurateur nous aide à trouver notre chemin, et nous sommes en place. Renseignements pris, nous avons rendez-vous à 13h, et avec le décalage horaire, il n’est que 8h30 ici. Nous avons plein de temps devant nous.

Nous retournons chez le restaurateur pour nous installer tranquillement. Cyril prend un bol de nouilles, moi un smoothie. Enfin, on peut se relâcher ! Ici, il y a internet, et pas qu’un peu. On peut enfin accéder à tous nos sites sans utiliser de VPN. Génial !

On passe la matinée à avancer sur nos récits et faire les comptes (il faut bien…), puis on déjeune avec un excellent repas, pour 3 fois rien. On jette un œil à nos montres : ça y est, il est l’heure d’embarquer ! On monte tout d’abord dans un minibus qui nous amène ensuite au vrai bus.

Arrivés sur place, on montre nos billets à la personne qui charge les bagages en soute, pas de soucis. On grimpe dans le bus couchette, et le chauffeur nous stoppe pour regarder nos billets. Il fait une drôle de tête : apparemment il n’a pas dû souvent voir des billets achetés via internet. La sentence tombe : « No ». C’est à nous de tirer une drôle de tête. Je lui montre le numéro de lits sur le ticket, ainsi que le numéro de réservation. Rien à faire : « No ». Je lui dis que pourtant chaque personne rencontrée jusque-là a validé le ticket, et qu’on a payé. Il s’énerve, nous crie de sortir et m’arrache le ticket des mains pour le jeter. C‘est à mon tour de m’énerver : je reprends mon ticket de force et je m’assoie dans l’entrée : je ne bougerai pas d’ici.

Il se met à klaxonner tout en nous insultant certainement. Il appelle en parallèle sa direction. Entre-temps, le jeune homme qui s’occupe des soutes arrive, et calme le chauffeur. Il lui confirme que nos billets sont bien valides et nous emmène jusqu’à nos lits. On est furieux contre le chauffeur, il ne s’est même pas excusé ! Voilà une bien drôle manière de traiter ses clients. On est légèrement refroidis par ces premiers pas Vietnamiens. En espérant que ça s’améliore !

Le trajet de bus prendra presque 2 heures de plus que prévu. Un peu comme lors de notre trajet précédent, le chauffeur s’arrête très souvent pour prendre et déposer différentes personnes. Par chance, on est quand même bien installés et il y a même de la WiFi, ce qui nous occupe quand même bien.

Presque 6 heures plus tard (pour faire 200 kms), nous arrivons finalement à Hanoï. Nous jetons un coup d’œil pour savoir si nous sommes loin du centre-ville, et donc de notre hôtel : il est déjà 19h30. Outch ! Nous sommes à 13 kms. Cette fois, impossible de marcher jusqu’à notre destination.

Ce qui nous frappe lorsque nous sortons du bus, c’est l’agitation ambiante ici : c’est vraiment le chaos, en tout cas vu de l’extérieur ! Des centaines de scooters filent sur les routes, dans une cacophonie infernale de klaxons. Les scooters passent à quelques centimètres les uns des autres, roulent sur les trottoirs, transportent parfois 3 passagers, d’énormes caisses… On se demande comment il est possible que personne ne se rentre dedans.

Évidemment, des chauffeurs de taxis nous attendent à la sortie du bus. Ils sont tous en scooter ! Autant vous dire que vu notre fatigue, nos énormes sacs et accessoirement le fait que nous soyons deux, ce n’est pas possible. On leur fait signe que non, mais ils ne sont pas insistants du tout et nous laissent passer. Sur notre application GPS, je repère un signet « Bus to the city centre ». Allons-y, qui ne tente rien n’a rien !

On marche un peu, et on transpire beaucoup. Quelle chaleur ! Le poids de nos sacs n’améliore pas les choses. Rapidement, on tombe sur la gare routière. Selon l’application, le bus à prendre est le n°34. On cherche, mais pas de n°34 à l’horizon. On demande à deux chauffeurs de bus qui papotent, et ils nous indiquent une place de parking vite : il faut patienter. Quelques minutes plus tard, le fameux et tant attendu bus arrive ! Youpi ! On monte dedans, on s’acquitte des 14 000 dongs à deux de tickets (soit 0,54 €) ; et c’est parti. Le contrôleur est très prévenant et vérifie avec nous notre destination au moins 10 fois.

Cette fois, ça y est ! Il nous fait signe : c’est ici ! On descend. Le trafic est encore plus dense et fou ici. Heureusement, nous avons lu sur des blogs l’attitude à adopter : marcher lentement mais résolument, en regardant droit devant soi, sans jamais s’arrêter ni reculer. C’est incroyable, mais ça marche ! Le flot nous évite, et nous arrivons sans encombre à l’hôtel.

La réceptionniste nous informe que comme nous restons 4 nuits, l’hôtel nous offre les petits-déjeuners pour le temps du séjour. Cool ! Notre chambre est sommaire, mais propre et centrale : c’est tout ce que nous lui demandons. On se prend une bonne douche, et on ne tarde pas à aller se coucher : on est claqués !

6 Novembre 2019 : On plonge dans la folie de Hanoï !

Ce matin, je me réveille très tôt, mais j’en profite pour me laver les cheveux et laisser Cyril dormir. Aujourd’hui, nous nous laissons la journée pour appréhender un peu Hanoï, sans pour autant nous imposer des visites. Nous voulons aussi tenter de trouver un guide du Routard à propos du Vietnam, bien pratique pour avoir des infos sur les visites.

Cyril émerge, et on prend notre petit-dej’ à l’hôtel. J’ai droit à une demi-baguette avec de la confiture, et Cyril prend un bol de nouilles. Ce n’est pas trop mal (et c’est surtout gratuit). On sort : il fait déjà chaud ! Heureusement que nous avons mis nos tongs. On se fond dans le flot de scooters, il suffit de ne pas paniquer et tout se passe bien.

A part les scooters, c’est le nombre d’occidentaux qui nous choque. Mais qui nous choque vraiment ! Ici, une personne sur deux est blanche. C’est absolument incroyable, surtout après ces deux mois passés en Mongolie et en Chine, où nous étions tout le temps les seuls voyageurs étrangers. Je suis aussi frappée par la similitude que ces touristes ont avec nous : on se ressemble tous ! Tongs, pantalon mou à motifs, sac à dos… Je vous assure, à première vue, nous n’avons rien d’exceptionnel : on est même carrément banals. Ça enlève un peu d’exotisme à Hanoï, et on espère que tous les pays traversés ne concentreront pas autant d’occidentaux.

On erre dans la ville, on s’imprègne de l’agitation, du monde, de l’ambiance, des couleurs et des odeurs. Des femmes à chapeaux pointus traditionnels, portant au bout de longues perches fruits et légumes côtoient les magasins remplis de vêtements de fausses marques, c’est frappant. On ne peut pas emprunter les trottoirs, remplis de scooters garés, on doit donc marcher sur la route.

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On a l’impression de se trouver dans une caverne d’Alibaba géante. Il y a des milliers et des milliers de trucs à acheter, et on a envie de céder plusieurs fois : vêtements techniques The North Face pour 8€, superbes sacs à dos pour le même prix, sacs à main en rotin, belles robes légères, bijoux, pantalons… Contrairement à la Chine, les articles sont ici d’excellente qualité (au toucher et à la vue, impossible de faire la différence avec des vrais) et surtout, les prix sont très très raisonnables.

Je finis par craquer pour un nouveau pantalon ample : le mien est délavé et déchiré. Pour 2€, je ne me ruine pas. Les prix sont si bas que je n’ai même pas envie de négocier ! Je prévois de m’acheter une robe longue en prévision des chaleurs torrides qui nous attendent, et aussi parce-que j’ai envie de faire un peu de shopping.

On va voir le lac situé à deux pas du quartier historique où nous nous trouvons, et payons pour entrer dans le temple, au cœur du lac. La visite n’est pas très intéressante, mais cela nous aura permit de sortir un peu de cet infernal trafic.

Je jette un œil au GPS : ohoh, nous ne sommes qu’à quelques mètres des salons de massage préalablement repérés sur Tripadvisor. Après 3 mois de voyage, on a bien envie de se faire chouchouter un peu, et il ne s’agirait pas de tomber n’importe où. On passe devant un premier salon, puis on file direction le mieux noté de la ville. On hallucine : 17€ le massage d’une heure ! On prend rendez-vous pour la fin de la journée : on a hâte !

On s’arrête manger des Banh Mi (sandwichs à la baguette et aux œufs, typiquement vietnamiens), puis on repart. On croise le théâtre de la ville, où une représentation de danse traditionnelle a lieu tous les lundis et jeudis à 18h. Ça tombe bien, demain, nous sommes jeudi ! On prend nos billets, puis on repart se promener.

Je décide de me dégoter un coiffeur : mes cheveux ont bien repoussé, et ça ne ressemble plus à grand-chose. En plus, nous sommes dans une capitale, il sera plus facile de trouver un salon potable ici que dans des régions reculées. Celui que j’avais repéré n’existe pas ou plus, mais un autre se trouve un peu plus loin. Les prix sont corrects (9€ la coupe), et ils ont l’air pro, je décide d’entrer.

J’ai un peu de mal à faire comprendre ce que je souhaite, mais c’est le jeu. Mon coiffeur commence en coupant petit peu par petit peu, peut-être de peur d’en enlever trop d’un coup. Il me demande confirmation à plusieurs reprises, et cette fois, je pense que l’on s’est bien compris : c’est parti !

La coupe prend forme, et ça ressemble à ce que je souhaitais, chouette ! Le coiffeur entreprend ensuite de me sécher les cheveux et de me faire un brushing à la main. Incroyable, mais ça fonctionne bien ! Il fait les derniers ajustements, et tadaa, c’est prêt ! Je me regarde, je suis très satisfaite : c’est exactement ce à quoi je ressemblais avant de partir. Bravo !

On ressort, et il est déjà l’heure de rejoindre notre salon de massage. C’est une journée chouchoutage, mais cela fait du bien au vu de la folie qui règne dans la ville. On entre, et nous sommes accueillis par un thé, une serviette humide, des petites tongs et des fruits secs : wahouuu !

Le personnel est aux petits soins avec nous. On remplit des formulaires sur notre état de santé, mais aussi sur la pression voulue lors du massage et les zones sur lesquelles on souhaite que les masseuses insistent ou non. Nous avons opté pour un massage en duo, dans une même cabine ; et on nous informe qu’à tout moment on peut demander à diminuer ou augmenter la pression du massage : cool !

Nos masseuses viennent nous chercher, et on commence par un bain de pieds aromatique. Des agrumes flottent, c’est relaxant et cela ne nous fait pas de mal après cette balade dans la ville. Les masseuses nous rejoignent, nous frottent un peu les pieds et nous demandent de nous déshabiller et de nous installer sur la table de massage pendant qu’elles sortent. La cabine est très jolie, avec une musique douce et des fleurs sur la table de massage. Il y a également des fleurs au sol, là où nos yeux se posent pendant que l’on est face au sol : trop joli !

On est en place, et les masseuses reviennent : c’est parti ! Elles commencent par des pressions par-dessus la serviette qui nous recouvre, et bien que le massage soit appuyé, c’est vraiment agréable. Plusieurs fois, elles s’enquièrent de notre bien-être. Ensuite, elles nous massent avec les huiles que nous avons choisies. Honnêtement, nous avons passé une heure de pure détente, et je crois que ce massage bat tous ceux que nous avons eu précédemment. Les masseuses ont été très appliquées, ont insisté sur nos dos comme demandé, on est au paradis. A la fin de la prestation, nous leur laissons un pourboire bien qu’elles n’aient rien demandé : c’est amplement mérité.

Avant de sortir, nous avons de nouveau droit à un thé et des fruits secs. Le personnel d’accueil est adorable avec nous, et nous demande de laisser un avis sur Tripadvisor. On accepte, ils le méritent. En échange, ils nous offrent un bon de -20% sur les prochains massages à venir. Olala, on a vraiment envie de craquer pour les jours à venir ! Cela nous permettrait de bénéficier d’un massage d’une heure et demie pour le même prix qu’un massage d’une heure. A réfléchir !

On ressort sur un petit nuage. Même les klaxons ne nous sortent pas de cet état de bien-être total. On marche un peu, et je croise un restaurant de rue, où les gens mangent des palourdes et des escargots sur des tabourets sur les trottoirs. Le stand est rempli, il y a même la queue. C’est notre prochain arrêt !

On s’assoit sur les tabourets, il en reste un qui fait office de table : parfait ! Je commande une assiette de palourdes aux herbes et une boisson à la canne à sucre. Le plat arrive, miam. Les palourdes sont accompagnées d’une sauce délicieuse, je me régale. Nous sommes assis sur un bout de trottoirs, et pourtant nous passons une excellente soirée.

Cyril se garde pour un autre repas : les fruits de mer, ce n’est pas ce qu’il préfère (ça rime !). On finit par tomber sur un petit restaurant, où il mange un plat assez simple. Au passage, j’attrape une grosse crêpe remplie de chantilly et de fraises pour finir le repas. On apprécie vraiment la facilité au Vietnam après les différents pays traversés.

Ici, il y a de la nourriture partout, les gens parlent bien anglais, sont gentils et aidants. On a même prévu de rencontrer des Hanoïens via Couchsurfing vendredi ! Sur cette jolie soirée, on file se coucher.

8 Novembre 2019 : on continue nos découvertes

La journée d’hier a été consacrée à la promenade, rien de mieux selon nous pour prendre le pouls d’une ville. Nous avons écumé le quartier des 36 corporations, sommes montés au nord de la ville ; puis sommes rentrés en Grab (Uber local) pour la modique somme de 0,04€ (c’était une offre de bienvenue, ce n’est pas toujours si peu cher !).

On a ensuite passé l’après-midi à remettre à jour le blog (nous ne pouvions pas mettre de photos en Chine), puis nous sommes ressortis un spectacle de folklore, qui s’est avéré un peu décevant, car pas très qualitatif.

Aujourd’hui, on déjeune tranquillement, on prend un peu de temps pour nous, puis nous décidons de nous promener encore une fois. Le but de la journée ? Il n’y en a pas, on se laisse porter par nos pas. On commence par aller à l’est de la ville, où nous tombons sur un gigantesque marché couvert. On se croirait dans un entrepôt Aliexpress, c’est juste incroyable.

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Le marché se tient sur 3 étages, et on y trouve de tout : tissus, souvenirs, gadgets, vêtements, chaussures… C’est terrible, ça nous donne envie de tout acheter ! C’est un marché de gros, mais on peut très facilement acheter à la pièce, en négociant bien sûr ! On craque pour un joli magnet, à ajouter à notre collection déjà existante. On négocie le prix, qui est divisé de moitié. Sans insister, la négociation est facile et bon enfant, cool. Ici, personne ne nous force à l’achat, personne ne nous harcèle, personne ne nous tient rigueur si on n’achète rien après avoir essayé des vêtements. C’est vraiment agréable, et ça nous réconforte sur les vietnamiens, souvent vus comme insistants par d’autres voyageurs.

On ressort, et on va manger dans un petit restaurant vegan repéré par Cyril la veille. Le repas est bon et peu cher : bingo ! On s’est même offert un petit dessert, quel délice. On continue notre visite en direction du pont Long Bien, construit par les Français à la fin du 19è siècle. Ce pont permettait de relier Hanoï aux provinces du nord et à la Chine. L’édifice mesure 1 600 mètres de long et compte 19 travées constituées de poutres d’acier. Jusque dans les années 80, c’était le seul pont permettant de franchir le fleuve Rouge, et il a été copieusement bombardé par les américains pendant la guerre au Vietnam.

Le pont n’est emprunté que par le train, les scooters et les piétons. Nous l’empruntons pour aller voir le fleuve rouge de nos propres yeux. La marche n’est pas des plus agréables à cause de la circulation, mais reste sympathique. C’est intéressant de voir une telle construction, similaire à la tour Eiffel, si loin de chez nous ! Ce sont les restes de la colonisation…

Nous repartons en direction du centre-ville, où nous croisons un nouveau marché couvert. Cette fois-ci, la nourriture est maîtresse ! Tout comme en Chine, nous voyons d’énormes tortues et crapauds attendant leur heure. Il y a aussi des anguilles, de gros poissons, et de nombreuses épices. Cyril s’achète des amandes, après avoir négocié le prix bien entendu !

Nos pas nous mènent devant plusieurs petites boutiques. J’ai envie d’une robe longue, légère et qui me couvre les jambes. La robe que j’ai emportée, qui fait différentes tenues, ne s’avère finalement pas très pratique ; j’en aimerais donc une nouvelle. J’en essaie plusieurs, mais rien ne me convient : je suis beaucoup plus grande que les asiatiques, tout est donc trop long ou trop court. Dommage !

On repart, on marche une dizaine de minutes, quand la soif me tiraille. Où est ma gourde… ma gourde ?! Dans mon sac à dos ! Et mon sac à dos, il est où ? Pas sur mon dos ! Catastrophe, il y a toute ma vie dedans : passeport, papiers d’identité, cartes bleues… Je reste calme, et j’informe Cyril de la situation.

Cyril commence à paniquer, il est très inquiet. Si je perds mon passeport, c’est retour à la case France. Je garde la tête froide : il faut retrouver la boutique. Ce n’est pas facile, car on a vadrouillé dans les ruelles, et des magasins de vêtements, il y en a un paquet ! Cyril met son GPS en sens inverse : avec un peu de chance, il nous fera passer par les mêmes rues. De mon côté j’avais bien regardé les échoppes le long des rues : je pense pouvoir me repérer.

On fait demi-tour, en faisant attention à chaque détail. Rapidement, on retrouve la boutique : ouf ! On récupère le sac, où il ne manque pas un centime. On a eu de la chance que personne ne passe par là. La vendeuse était honnête, c’est cool.

Cyril est fébrile, moi ça va, je riais plus qu’autre chose. Chacun son mécanisme de défense ! On s’arrête dans un café pour nous remettre de nos émotions ; et aussi pour goûter au « Egg coffee », une spécialité vietnamienne. Lors de la guerre, le lait était trop cher, et fut donc remplacé par un œuf dans le café. Nos breuvages arrivent : cela fait comme une mousse de tiramisu au-dessus du café. On goûte : c’est excellent ! On n’a pas du tout l’impression d’un œuf dans notre café, mais plus d’une mousse. On se régale.

Le temps file, et on est censés rencontrer un étudiant vietnamien en fin d’après-midi pour échanger un peu : on a reçu plusieurs demandes en ce sens, apparemment les étudiants voulant pratiquer l’anglais sont nombreux. Il est presque l’heure, donc nous rentrons à l’hôtel pour nous reposer un peu.

Finalement, on reçoit un message de l’étudiant en question : il ne peut plus. Bon, ce n’est pas très grave, bien qu’un peu dommage. Du coup, on se trouve un petit restaurant avec plein d’options sans viande. On commande deux bo buns, des nems végétariens et des rouleaux de printemps : miam ! C’est même trop pour nous. On passe une très belle soirée, ce qui conclut en beauté cette journée et notre séjour à Hanoï. Demain, nous partons pour l’île de Cat Ba et la baie de Lan Ha, la petite sœur (moins fréquentée) que la baie d’Halong !

2 commentaires

    1. Bonjour, merci pour votre message !
      Alors le salon, c’est La Belle Spa. Il y en a plusieurs, mais ce sont la même filière donc les mêmes standards de qualité. Il me semble qu’en passant par Tripadvisor, vous aurez une petite réduction 🙂
      Oui, au plaisir de se croiser !

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