Hoi An

Hoi An

19 Novembre 2019 : Une journée comme on les aime, dans les rues de Hoi An !

Ce matin, on se réveille tranquillement. Nous avons passé la journée précédente dans les transports pour rejoindre Hoi An, ville classée au patrimoine de l’Unesco. On a la chance de dormir dans un bel hôtel pour notre séjour : il y a une piscine à l’intérieur, dans l’entrée, c’est juste magnifique. C’est notre petit plaisir ! Il fait très chaud, c’est donc un bon moyen de se rafraîchir quelle que soit la météo, annoncée capricieuse pour les jours à venir. Nous sommes dans la région centre, et c’est la saison des pluies en ce moment : on n’a pas vraiment choisi le bon moment !

On décide de passer la journée à se promener dans la ville, car cela reste à nos yeux le meilleur moyen pour bien s’en imprégner. On a déjà eu un avant-goût la veille, avec une petite balade nocturne qui nous a permit de découvrir la ville éclairée de centaines de lanternes.

Hoi An est une ville qui ressemble à Pingyao, en Chine. De nombreux Japonais ont immigré par le passé, et cela s’en ressent sur l’architecture de la ville. Les ruelles, interdites aux véhicules motorisés, ont énormément de charme : on se sent bien ici. Il y a de nombreuses boutiques, et en particulier de nombreux tailleurs. C’est la spécialité de la ville ! On a lu qu’en réalité, les tailleurs ne font que prendre les mesures et aident à choisir le tissu, puis envoient les directives dans des usines à l’extérieur de la ville qui s’occupent ensuite des coutures.

Pour autant, difficile de ne pas zieuter les vêtements (par milliers !) présents ici. Les tissus et les coupes sont belles. Moi qui cherche toujours une petite robe, c’est l’endroit parfait. En revanche, les prix sont gonflés… Le moyen de s’en rendre compte ? Ils sont donnés en dollars. Lorsque c’est le cas, on sait d’emblée que c’est (trop) cher.

On se promène dans la vieille ville, on admire les lanternes suspendues, on flâne, c’est très agréable. On a vraiment de la chance, le temps est au beau fixe ! On tombe sur un marché local, où les vendeuses préparent leur marchandise sous nos yeux. Elles coupent les herbes aromatiques, écaillent les poissons, coupent la viande… Cette fois-ci, pas de trace d’occidentaux : nous sommes les seuls ! Pour la (presque) première fois, nous avons une impression d’authenticité, de « vraie » vie.

Marché local

On passe un long moment dans le marché, à respirer toutes ces odeurs et observer toutes ces scènes de vie : on adore ! On passe ensuite dans un autre marché, cette fois-ci dédié à la street food ! Encore une fois, nous ne sommes pas dans un endroit touristique, et on apprécie d’autant plus. Des petits stands entourés de bancs s’entassent dans le hall. On a l’embarras du choix. Comme toujours, on choisit le stand le plus couru : meilleur moyen de ne pas tomber malade !

Pour trois fois rien, on se régale, et on a le plaisir de regarder nos plats se faire cuisiner sous nos yeux. On arrose le tout de jus de fruits pressés, c’est excellent. On se promène encore un moment en ville, puis nous décidons d’aller à la plage d’An Bang, située à 5 kms du centre-ville. Mais avant, une superbe robe m’arrête net. Wahou, le tissu est beau, et la coupe est exactement celle que je voulais ! On demande le prix : 35$. C’est cher… On essaie de négocier, mais pas moyen. On passe notre chemin… avant de revenir. La vendeuse a envie de rire, nous aussi. J’essaie la robe, qui est pile à ma taille, et vraiment belle. On est emballés. On négocie la robe à 32$ (lol), puis on repart avec, sous le bras. La vendeuse me prend en photo avec, pour que sa mère puisse la reproduire : à priori, c’est sa maman qui coud les modèles (on ne saura jamais).

Hoi An

On emprunte des vélos à l’hôtel, et on file : la météo est annoncée instable pour l’après-midi, il ne faut pas traîner. Il faut faire attention à la circulation dense, mais on s’en sort bien, et en 20 minutes nous sommes sur place. Nous négocions âprement le prix du parking à vélo, puis nous posons les pieds sur le sable chaud.

Ici, il y a des nombreux bateaux-coques, ces embarcadères utilisés par les pêcheurs et qui ressemblent à des noix coupées en deux. Cependant, la plage est touristique, mais il fallait s’y attendre. La mer est déchaînée : les rouleaux sont énormes, ce sont d’ailleurs les plus gros que nous n’ayons jamais vus.

On pose nos serviettes, puis on file dans l’eau. On passe presque tout l’après-midi à s’amuser dans les vagues énormes, qui nous feront même boire la tasse plusieurs fois. On ne s’éloigne pas trop du rivage, car vers les profondeurs on a l’impression d’être happés au large : cela peut être vite dangereux. Les vagues sont très puissantes, nous renversent et nous claquent à plusieurs reprises : ça ne rigole pas !

On profite du soleil, du sable, c’est un beau moment. Mon pied me fait souffrir, sans doute à cause des vagues qui l’ont malmené. Ce ne doit pas être tout à fait guéri… C’est peut-être vraiment cassé, finalement ?

Vers 16h, le ciel devient noir, et la nuit ne va pas tarder à tomber : il est temps d’enfourcher nos vélos pour rentrer ! On arrive rapidement, on commence à avoir l’habitude. Il est temps de profiter de la piscine ! Elle n’est pas chauffée, mais vu la chaleur environnante, ce n’est pas un problème. On se baigne, on en profite, nous sommes les seuls.

Rues d'Hoi An

On ressort ensuite en début de soirée pour manger un morceau au même endroit que la veille : un petit restaurant dans le centre-ville, peu cher et excellent : Mot. Ils vendent des thés glacés faits maison, au goût renversant ; et servis avec des pailles en bambou. On se régale, ce qui conclut en beauté cette jolie journée !

20 Novembre 2019 : Cooking class !

Ce matin, nous n’avons rien prévu de particulier. Nous avons un cours de cuisine prévu à 14h, alors on profite de la matinée pour avancer sur nos récits et vidéos. Peu avant midi, on rejoint notre « cantine » : Mot. On y mange très bien pour peu cher, et la boisson maison est à se rouler par terre. Comme toujours, on se régale, et on ne résiste pas à l’envie de commander deux boissons chacun : un délice !

Ensuite, on attrape un peu de wifi pour commander un Grab afin d’aller à notre cours de cuisine, dans les jardins bios situés à l’extérieur de la ville. On arrive sur place, mais on nous informe que l’on s’est trompés de restaurant. Ce n’est pas très grave : ce restaurant est tenu par le même propriétaire, et il nous invite à boire un cocktail de bienvenu, après quoi il nous emmènera au bon endroit.

Nous devons deviner le contenu du cocktail. A vu d’œil, il y a de l’eau, du citron vert et de la menthe, et aussi des petites graines noires, au goût de fruit de la passion. Ensuite, on nous donne la réponse : les graines, ce sont des œufs de grenouilles ! C’est vraiment bon, mais cela nous écœure un peu tout de même. C’est drôlement bizarre de boire des œufs de grenouille !

Le chauffeur nous emmène dans l’autre restaurant, où Helen, notre chef cuisinière, nous accueille. C’est elle qui nous apprendra à cuisiner aujourd’hui. Nous avons droit à une bouteille d’eau fraîche chacun, puis il est temps d’aller faire un tour dans les jardins alentours pour une présentation des herbes aromatiques. Nous avons la surprise de découvrir que nous avons droit à un cours particulier ! Nous sommes les seuls pour le cours de cet après-midi, chouette !

Cooking class

Helen nous explique qu’ici, nous sommes sur une presqu’île, et que les fermiers y cultivent leurs terres depuis plus de 400 ans. Le climat est particulièrement bon pour les aromates et les légumes, et ceux-ci sont donc devenus la spécialité de la région : toute la cuisine d’Hoi An est basée sur ces herbes.

Notre chef nous présente toutes les herbes présentes, nous les fait goûter, et nous fait tester le mode d’arrosage ancestral : des sceaux accrochés sur un morceau de bois, à porter sur l’épaule. Elle nous explique que les fermiers cultivent tout à l’ancienne, sans aide mécanique, et font jusqu’à 15 allers-retours chaque jour, avec deux sceaux de 20 litres chacun.

Helen est très amusante, et la glace est tout de suite brisée. Finalement, elle nous avoue que les œufs de grenouilles, c’était pour rire : ce sont en fait des graines végétales. On s’est bien avoir ! D’ailleurs, tout au long du cours de cuisine, elle s’amusera de notre candeur et nous fera d’autres blagues.

Après ce petit tour aromatique, nous retournons dans le restaurant : il est temps de cuisiner ! Nous avons 4 plats au programme : une salade de fleur de banane, carottes, oignons, crevettes ; des nems frits, du poisson au curcuma et des crêpes croustillantes aux champignons.

Nous passons une excellente après-midi, très amusante. Notre chef est drôle et nous apprend beaucoup de choses. Elle nous met au défi plusieurs fois, nous apprend des mots de vietnamien, nous fait faire sauter les crêpes (très très haut !). C’est vraiment un super moment. Après la cuisine, nous goûtons ! C’est hyper bon : ce sont même les meilleurs nems que nous ayons mangés.

On recommande grandement Tra Que Garden pour les cours de cuisine, abordables, à taille humaine (6 élèves max par cours) ; et didactiques.

Ensuite, nous rentrons, car il commence à faire nuit, et nous voulons profiter de la piscine. L’avantage, c’est que comme nous avons mangé en cuisinant, nous n’aurons pas besoin de diner. Mieux : nous avons emporté les restes !

21 au 24 Novembre : On profite de la mer

Hoi An est située à quelques kilomètres de la plage, et nous avons adoré l’atmosphère qui se dégage de cette ville et de ses alentours. Il ne nous en faut pas plus pour changer nos plans : c’est décidé, nous resterons plus longtemps à Hoi An !

On fait le choix de changer d’hôtel, pour déménager au plus proche de la mer : au programme des prochains jours, farniente ! Nous ne sommes pas particulièrement fatigués (ici, il y a nettement moins de choses à visiter qu’en Chine), mais nous avons envie de profiter de la proximité avec la mer, car finalement nous ne la croiserons pas tant que ça pendant notre voyage.

An Bang

On tombe sur un joli homestay, tout neuf lui aussi. La chambre est spacieuse, avec de larges fenêtres, et il y a même une petite piscine commune ! Cerise sur le gâteau, nous ne sommes qu’à 50 mètres de la plage. C’est ici que nous passons nos quatre jours supplémentaires à Hoi An, à lézarder sur le sable chaud, lire tout notre soûl, nous régaler de bons plats vietnamiens… Les vacances quoi (ne vous étranglez pas en buvant votre café).

Et on a intérêt de bien en profiter : à venir, 23 heures de bus d’une seule traite pour rallier Ho Chi Minh City !

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