Hué

Hué

16 Novembre 2019 :  Hué, dernière cité impériale !

Il est presque 8h du matin lorsque notre bus de nuit nous débarque à Hué depuis Tam Coc. Comme toujours dans ces cas-là, la nuit n’a pas été des plus reposantes, mais cela nous permet de ne pas perdre une journée dans les transports. On enfile nos sacs à dos, et on attrape nos GPS : nous avons 3 kms à parcourir pour rejoindre notre guesthouse.

Il fait extrêmement chaud et humide, et très vite, nous sommes en nage. On n’a qu’une hâte : arriver ! On croise secrètement les doigts pour que notre chambre soit libre, et qu’on puisse y prendre une douche. On arrive sur place : il s’agit d’une maison d’hôtes, et nous vivons donc dans la maison des propriétaires. On se déchausse avant d’entrer, et ils nous accueillent très gentiment. Surprise : notre chambre est libre, et ils nous laissent nous y reposer sans frais supplémentaire : trop cool !

On a le plaisir de découvrir que notre chambre dispose d’un grand balcon privé, et que les plafonds sont très hauts, avec des moulures. Ici, de nombreuses habitations ressemblent à des maisons françaises ! On active la climatisation, et on file prendre une douche. On confie également notre linge à la maîtresse de maison, qui s’en occupera. Autant nous lavons nos sous-vêtements à la main, autant pour les grosses pièces, on est obligés de faire appel à une machine à laver !

Après s’être rafraichis, on sort dans la ville d’Hué. On est frappés par l’impression de propreté qui s’en dégage, mais aussi par l’agitation : ici encore, de nombreux scooters quadrillent la ville. On choisit de dédier notre journée à la visite de la cité impériale, la seule restante au Vietnam : les autres ont été détruites lors des guerres.

Hué abrite en son centre la citadelle royale, cœur de la ville qui mesure 10 kms de diamètre, la cité impériale et la cité pourpre interdite. L’une s’imbrique dans l’autre, c’est-à-dire que la cité pourpre interdite est dans la cité impériale, elle-même dans la citadelle royale. La citadelle royale est la ville historique d’Hué, entourée de remparts, où les habitants résidaient. Aujourd’hui encore, elle est habitée de plus de 55 000 personnes.

Nous nous concentrons sur la cité impériale, qui servait de résidence à la famille impériale et aux princes ; et sur la cité pourpre interdite, réservée à l’empereur et ses très nombreuses concubines. La visite nous prend toute la matinée, et nous ne pouvons nous empêcher de comparer avec la cité interdite de Beijing. Le lieu est beau, bien que moins bien conservé : de nombreux bâtiments n’existent plus à cause des guerres. Notre petit guide nous aide à bien comprendre les lieux, et on ne regrette pas d’avoir investi dedans.

En début d’après-midi, nous sortons, à la recherche d’un endroit où manger. Nous sommes écrasés par la chaleur, il est impossible de se tenir au soleil tant il fait chaud. On tombe rapidement sur une petite gargote tenue par un sourd-muet, apparemment connu de plusieurs guides. On s’installe, et on commande quelques spécialités de la ville : omelette à la crevette et à la viande, rouleaux de printemps à rouler soi-même, ainsi qu’un plat chaud chacun. Le propriétaire nous fait une démonstration d’ouverture de bouteille à capsule avec un tire-bouchon fabriqué par ses soins : méthode efficace garantie !

Cité impériale de Hué

On mange bien, et même un peu trop : on ressort blindés. Nous sommes déjà en milieu d’après-midi, et nous devons rencontrer une jeune vietnamienne dans la soirée pour papoter ; alors on décide de rentrer se reposer : on n’est pas très frais après cette nuit dans le bus !

La chaleur, le soleil, et peut-être aussi le manque d’eau me donne un énorme mal de tête : je ne suis pas très en forme. On s’allonge, on met la climatisation, et on s’endort un peu en attendant le début de soirée.

Vers 19h, nous décollons : nous devons rencontrer Dao, qui souhaite pratiquer son anglais. Nous la retrouvons peu après, pour aller manger ensemble. Surprise, elle nous emmène dans le même restaurant que ce midi ! Elle nous fait goûter de nouveaux plats, très bons : pâte de riz et de crevettes cuite dans des feuilles de bananier, rouleaux de printemps au tofu. On passe une très bonne soirée à discuter, elle nous apprend beaucoup de choses sur leur façon de vivre.

On se promène ensuite devant la cité impériale, joliment éclairée de nuit, et on goûte une sorte de dessert sucré-salé : graines de lotus, haricots blancs et noirs entourés de tapioca. On aime les graines de lotus, mais pas tellement les haricots. Finalement, on se quitte peu après 22h : on est fatigués !

17 Novembre 2019 : La tournée des tombeaux impériaux

Ce matin, on se réveille après une nuit nettement plus reposante que la veille. On prend notre petit-déjeuner, on se prépare, puis on loue un scooter pour aller visiter les tombeaux des empereurs, situés à l’extérieur de la ville.

On n’est pas très sereins : avant d’arriver aux tombeaux, il faut conduire un bon moment en ville. Et la ville, c’est sportif ! Scooters par centaines, code de la route inexistant, klaxons toutes les 5 secondes, ça fait peur ! On enfile nos casques, et on décolle. Cyril roule doucement, alors le trajet se passe plutôt bien. Il « suffit » de ne pas conduire brusquement et d’avoir un comportement facile à prédire. Plusieurs fois, on serre les fesses (ici, il n’y a presque pas de feux rouges, alors les intersections sont folkloriques !), mais on se retrouve rapidement sur les routes de campagne.

Ouf, on revit ! Ici, pas de circulation infernale, rien que la campagne environnante. Encore une fois, le scooter nous permet d’avoir un sentiment de liberté, difficile à décrire. Au bout d’une vingtaine de minutes, nous arrivons au tombeau de Minh Mang, l’un des empereurs de la dynastie Nguyen. Les vietnamiens croient en la vie après la mort, c’est pourquoi les empereurs se faisaient construire de véritables résidences secondaires, qui faisaient aussi office de tombeaux : c’est l’endroit où ils vivront dans l’au-delà.

Le tombeau est véritablement magnifique. Dans un parc gigantesque, de nombreux temples, maisons, et étangs se succèdent. L’architecture est belle, le lieu est reposant : on se verrait bien vivre ici ! On apprend plein de choses, et on apprécie la visite malgré la chaleur écrasante.

Tombeaux impériaux Hué

Après un bon moment, on reprend nos scooters pour aller visiter un deuxième tombeau. Mais d’abord, il est l’heure de manger ! Nous sommes au cœur de la campagne, mais notre guide indique un petit restaurant au milieu de nulle part. Allons-y !

On passe par des chemins impossibles, boueux, et on a peur de déraper avec le scooter. On passe même au milieu d’un mariage ! Finalement, on retrouve la route, et on continue notre chemin. Arrivés à l’endroit indiqué, il n’y a aucune trace de restaurant. Mince… Bon, nous ne sommes pas loin du deuxième tombeau, alors on décide d’aller le visiter : on mangera après.

On gare notre scooter dans la rue, à côté d’autres, tout proche de l’entrée. Soudain, une femme sort de nulle part, avec des tickets fait à la main : elle veut que l’on paye le parking. Ah ben oui, bien sûr, la route t’appartient ! On refuse, mais on a un peu peur de laisser le scooter comme cela. Du coup, on le met dans un magasin, qui affiche « free parking ». Le but est bien sûr que l’on achète des souvenirs, mais bon, « free », c’est « free » !

On visite le tombeau Tu Duc, mais on est moins emballés. Le tombeau est moins bucolique, moins impressionnant ; on le visite avec moins d’entrain. On en fait tout de même le tour, puis on ressort. Notre scooter se trouve toujours dans le magasin, mais la femme souhaite que l’on lui achète un éventail. On lui dit que c’est noté « free parking », et sans nous énerver, nous prenons notre scooter. Elle nous laisse passer sans agressivité : la clé, c’est de rester calme et ferme.

On reprend la route, mais ne croisons aucun endroit où manger. Nous souhaitons visiter une pagode, alors on se dit qu’on tombera peut-être sur quelque chose en route. Cyril gère le scooter, on arrive rapidement sur place. Peu après la pagode, on tombe effectivement sur un petit restaurant, fréquenté uniquement par les vietnamiens : ils n’ont même pas de véritable carte en anglais, ce qui est rare.  On choisit un plat de riz aux œufs, qui ne s’avère pas extraordinaire, et on repart requinqués.

L’avantage, c’est que comme on a mangé au restaurant, on n’a pas besoin de payer de parking supplémentaire ! La pagode est très jolie, et on a la surprise de découvrir qu’une trentaine de moines vivent encore sur place. Un joli jardin de bonzaïs habille les lieux, et la lumière de fin d’après-midi rend le temple encore plus joli.

On passe un bon moment à apprécier la quiétude des lieux, puis on repart : hors de question de conduire de nuit ! On arrive sans encombre à la guesthouse, et on rend le scooter. On se pose un petit peu avant de repartir dîner.

Plusieurs personnes nous ont conseillé un restaurant nommé « Madame Thu », juste à côté de l’endroit où nous logeons. Sur le chemin, des étudiants nous arrêtent pour nous poser des questions en anglais. Ce n’est pas la première fois que cela arrive : c’est très fréquent que l’on se fasse arrêter par des jeunes qui souhaitent pratiquer leur anglais. Ils enregistrent la rencontre et prennent des photos, peut-être pour prouver à leur prof qu’ils ont bien travaillé !

Le dîner s’avère très bon, avec des spécialités encore inédites pour nous. On se régale, et le cadre est sympa : nous sommes face à la rue, devenue piétonne pour la soirée, et on regarde les gens passer. C’est un chouette moment. Ensuite, on décide de se promener un peu dans les rues, et on tombe sur nos amis Suisses en tour du monde, rencontrés en Russie. Décidément, on ne fait que se suivre !

Ils nous proposent de boire un verre avec eux, ce que nous acceptons avec joie : c’est cool aussi de partager des moments avec d’autres personnes. On passe la soirée à discuter, plaisanter, et on est rejoins par de jeunes vietnamiens qui souhaitent eux aussi pratiquer leur anglais. La soirée est assez folklorique, ce n’est pas facile de comprendre leur accent ! On rigole beaucoup, faute aux nombreuses incompréhensions !

Finalement, vers 22h, le bar ferme : au Vietnam, les bars ferment tôt ! On se quitte tous, bien contents de notre soirée.

4 commentaires

  1. Super vos aventures nous sommes content de vous lire.
    Nous sommes encore à Saigon pour ne semaine, nous serions heureux de vous revoir si jamais vous êtes dans les parages
    Amitié, la famille croisée dans les rizières chinoises

    1. Coucou !
      Oh génial, on se souvient bien de vous ! Nos articles ont du retard, en réalité nous sommes déjà au Cambodge, à Phnom Pen 🙂 Vous allez où après le Vietnam ?

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