Parc national de Khao Yai

Khao Yai

6 février 2020 : Direction la région de l’Isan et la campagne Thaï

Ce matin, nous nous levons aux aurores : il est 5h15 lorsque le réveil sonne. Ouch, ça fait mal ! On se prépare puis on lève le camp : on a un train à prendre.

Il y a déjà un peu de monde à la gare, des gens qui dorment sur des paillasses au sol en attendant leur train, mais aussi des vendeurs ambulants. Notre train est déjà à quai, et nous nous installons tout de suite dedans. Nous sommes en 2è classe ventilateur, et avons la surprise de découvrir que les sièges sont en cuir très confortables ; mais surtout que les fenêtres sont immenses et… ouvertes ! Nous allons rouler à 70 kms/heure les fenêtres grandes ouvertes. D’ailleurs, aucune porte ne ferme, et tout le long du trajet nous pouvons sauter du train, ou encore avoir une jolie vue sur la campagne à l’arrière. Alors que nous sortons de Bangkok, nous observons des habitations très modestes le long de la voie de chemin de fer. Encore une fois, le contraste avec les gratte-ciels est édifiant.

Le wagon est en bois, c’est vraiment joli et typique ! Nous sommes les seuls occidentaux de l’endroit, avec une famille française. Les vendeurs ambulants défilent avec toute sorte de nourriture : ce n’est pas ici qu’on mourra de faim. Les points de vue sont beaux, et je ne tarde pas à m’endormir.

Quelques heures plus tard, nous arrivons à Pak Chong. Nous avons parcouru 175kms en 4h30, mais le trajet était confortable. Nous achetons nos billets de train pour la prochaine ville, puis le pickup de l’hôtel nous récupère. On prend possession de nos chambres, on mange un bout, puis on va se reposer un petit peu : à 15 heures, nous partons pour un tour à la découverte des chauves-souris avec Greenleaf.

On grimpe dans un pickup avec quelques personnes, notre groupe pour cette après-midi et la journée à venir. Notre guide nous demande si on a peur des serpents et des araignées, car nous allons en croiser. Gloups !

On arrive rapidement à notre premier arrêt : une source d’eau naturelle. D’un côté, il est interdit de se baigner pour que les habitants puissent puiser leur eau et cuisiner avec ; et de l’autre nous pouvons nous baigner. Il y a beaucoup de Thaïs à cet endroit, et tous se baignent habillés. On est un peu timides de se baigner en maillot, mais on se jette à l’eau. Elle est fraîche, mais bonne.

Serpents et source d'eau

Tout à coup, notre guide nous appelle : il a trouvé un serpent ! Celui-ci est tout petit, mais impressionnant. Il est venimeux, mais trop petit pour nous mordre. Cyril ose le prendre alors qu’il déteste les serpents, et on immortalise le moment. Le guide relâche ensuite l’animal.

Il nous montre ensuite un deuxième spécimen, un peu plus grand, mais aussi d’énormes araignées, un bel oiseau et un écureuil. Il nous fait découvrir les fourmis rouges de la région, gigantesques et qui plient les feuilles pour s’en faire des abris. Il m’en pose une sur la main et… elle me mord ! Aïe, ça fait mal ! D’ailleurs, les fourmis laissent un goût et une odeur de vinaigre sur ma main. Plusieurs dizaines de minutes plus tard, j’ai encore mal, et on voit clairement les morsures de fourmis. Notre guide nous explique que ces fourmis sont mangées en salade par les Thaïs.

Après cela, on remonte dans le pickup direction une grotte remplie de chauves-souris. Équipés de nos lampes torches, nous descendons dans une grotte qui est également un lieu de culte, où les moines méditent plusieurs heures durant, dans le noir.

Le ton est donné : la grotte abrite plusieurs centaines de chauves-souris, et nous avons l’occasion de les voir de très près. Il y en a de toutes tailles : minuscules, grandes, moyennes… Nous pouvons les voir à quelques centimètres de nous, alors qu’elles sont suspendues aux parois. D’ailleurs, il faut faire attention, car elles urinent partout et on se prend quelques gouttelettes : dégueu !

Notre guide est très sympa, il nous explique bien la vie des chauves-souris et leurs habitudes. Nous sommes ravis ! Nous voyons également quelques cadavres de scorpions. Après cela, nous reprenons la voiture, afin d’assister à l’envol des chauves-souris.

Notre guide nous installe des tapis, et nous nous couchons pour observer la nuée qui s’étire alors que le soleil se couche. Le spectacle est magnifique. Bien que nous l’ayons déjà vu au Cambodge, nous ne nous en lassons pas. D’ailleurs, il est un peu différent, car nous voyons des faucons s’abattre sur les chauves-souris et en faire leur festin grâce aux jumelles : impressionnant.

Chauves-souris

Alors que la nuit est tombée, notre guide installe un télescope afin que nous puissions observer la Lune. Nous la voyons comme jamais encore : chaque cratère se détache, de façon très détaillée, c’est superbe. Nous avons de l’ananas et de la pastèque à déguster en même temps, c’est très sympa. Il nous fait également découvrir une sorte de plantes qui projette ses graines au contact de l’eau : très intéressant.

Finalement, il est l’heure de rentrer : nous mangeons un bout puis filons nous coucher. Le voyage, ça fatigue !

7 Février 2020 : Le parc national de Khao Yai

Le réveil sonne tôt : à 7h, nous devons émerger. Nous avons perdu l’habitude de nous lever si tôt, ce n’est pas facile ! Nous prenons notre petit-déjeuner, puis grimpons dans un pickup direction le parc national de Khao Yai pour observer les différentes espèces qui peuplent la Thaïlande.  Nous sommes avec les mêmes personnes que la veille : c’est cool, on s’entend bien !

Nous avons choisi de prendre un guide pour cette fois, car sans, nous risquons de passer à côté des animaux cachés dans la forêt tropicale. La suite nous montrera que nous avons bien fait ! La visite commence par l’observation d’une vipère verte, dont le poison est neurotoxique. Elle est cachée dans le tronc d’un arbre, impossible à voir seuls ! Sa couleur est superbe, elle est impressionnante.

On grimpe à nouveau dans le pickup, et nous avons l’impression d’être dans un safari. Notre guide a l’œil, depuis la voiture elle voit de nombreuses espèces. Nous nous arrêtons observer un Calao, très coloré. C’est un animal rare et en danger d’extinction. Grâce à la longue vue que notre guide transporte, nous voyons les animaux et leurs détails de très près, c’est génial. Nous voyons également un écureuil géant, en train de se nourrir dans les arbres la tête en bas. Cette espèce ne se trouve qu’à Khao Yai.

Khao Yai

Tout à coup, notre guide fait arrêter la voiture : il faut faire vite, elle a vu une famille de Gibbons à mains blanches, une espèce en danger. On se dépêche de sortir, et notre guide monte vite le télescope. Là ! Nous voyons un couple de Gibbons en train de se reproduire. La chance ! Ils sont dans les arbres, très souples et agiles. D’autres Gibbons arrivent, et notre guide nous explique qu’il s’agit d’une famille. Nous voyons des jeunes, des adultes, certains sont noirs, d’autres blancs. Ils se balancent et sautent d’arbre en arbre, c’est impressionnant. Nous sommes ravis et nous sentons chanceux : cette espèce est difficile à voir.

Après cela, nous faisons un petit stop au visitor’s center où de nombreuses biches se reposent. Notre guide nous explique qu’elles aiment rester ici, car elles se sentent en sécurité : leurs prédateurs ne s’aventurent pas jusque-là. Ici aussi, il y a de la vie : nous voyons un lézard d’eau sur une branche.

Nous enfilons des chaussettes anti-tiques, puis partons pour une randonnée dans la forêt. Notre guide nous demande d’être le plus silencieux possible pour ne pas effrayer les animaux alentours. On se suit à la queue leu leu, en essayant de ne pas faire de bruit. Elle nous montre différentes sortes de lézards, et nous sommes toujours aussi impressionnés par son œil acéré.

Nous arrivons devant un grand arbre avec un trou dans le tronc. Notre guide nous explique qu’à l’intérieur se trouve la femelle d’une autre sorte de Calao, et qu’elle a perdu toutes ses plumes dans le nid afin de couver efficacement ses œufs. Ainsi, elle ne peut plus voler et attend que son mâle la nourrisse, plusieurs fois par jour. Les Calaos sont monogames et restent ensemble toute leur vie. Nous nous installons confortablement dans l’attente de l’heure du nourrissage.

Les minutes passent, quand tout à coup un bruit d’ailes très fort se fait entendre : le mâle arrive ! Son envergure est impressionnante. Il se place devant l’entrée, puis nourrit sa femelle. Que c’est beau… La nature est décidément magnifique. Le spectacle dure un bon moment, nous sommes chanceux. Ensuite, il reprend son envol.

Animaux sauvages

Nous reprenons notre marche, et notre guide installe le télescope à plusieurs endroits pour nous montrer des oiseaux, mais aussi des serpents. Ces derniers sont situés dans les arbres, très haut. Pourvu qu’ils ne nous tombent pas dessus ! On se demande comment ils font pour grimper si haut.

Tout le long de la journée, nous sommes abreuvés et nourris avec des collations et un repas. C’est très bien organisé, à aucun moment nous ne ressentons la faim. C’est très agréable.

Après une randonnée de plusieurs kilomètres dans la forêt tropicale, nous reprenons le pickup pour observer une cascade : celle filmée dans le film « La Plage » avec Léonardo Di Caprio. Malheureusement, nous sommes en saison sèche, et elle n’est que peu impressionnante. Ce n’est pas grave : après un rafraîchissement, nous avons d’autres animaux à observer.
Sur un nouveau sentier de randonnée, nous voyons : une chouette, un lézard, des vipères vertes accrochées dans les arbres, des termites. Tous ces animaux sont superbes, et impossible à déceler sans l’œil averti de notre guide. Sans elle, nous n’aurions rien vu du tout. La visite est accompagnée d’explications très intéressantes sur la vie animale, on est ravis.

Désormais, le crépuscule arrive, et il est temps de remonter dans le pickup à la recherche des éléphants sauvages présents dans le parc. Nous ne sommes pas sûrs de les voir, c’est aussi ce qui fait la beauté de la nature. Nous roulons tout doucement, particulièrement autour des points d’eau. Malheureusement, aucun éléphant n’est en vue. Plusieurs fois, la voiture s’arrête, mais ce sont de fausses alertes. Dommage !

Serpents Khao Yai

Tout à coup, notre guide nous arrête une nouvelle fois, et nous demande de sortir. Dans un arbre tout proche de la route, sur une branche bien visible, nous voyons un jeune Calao. Il n’a pas peur, et nous pouvons l’observer très longuement. Il s’envole plusieurs fois, passe au-dessus de nous, et nous le voyons voler de très près. Le spectacle est magnifique, et rare. Notre guide est surexcitée : en 10 ans, c’est la première fois qu’elle observe un Calao de si près et si longuement. Nous avons énormément de chance d’observer cela.

Après une observation poussée, nous remontons dans la voiture. Nous ne voyons pas d’éléphant, mais de nombreux singes accompagnés de leurs bébés, accrochés sur leur ventre. Je suis un peu triste de ne pas avoir vu les pachydermes, mais je suis heureuse de savoir qu’ils sont ici dans leur milieu naturel, et que rien ni personne ne peut les forcer à être visibles. C’est là toute la magie de la nature ! Nous avons passé une excellente journée à découvrir toutes sortes d’animaux et à les observer de près, comme jamais nous n’aurions pu les voir sans guide. C’est une réussite !

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