Kunming

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26 Octobre 2019 : A nous la région du Yunnan

Ce matin, nous nous réveillons dans notre jolie chambre d’hôtel. Nous sommes à Kunming depuis la veille au soir, après avoir décidé de rentrer plus tôt que prévu d’Emeishan. Nous avions prévu de grimper le mont Emei, mais la météo, mauvaise pour plus d’une semaine, a fini par nous en dissuader. Le challenge était déjà difficile par beau temps, alors grimper sur 55 kms sous la pluie battante, cela devenait impossible. Tant pis ! Encore une fois, cela nous fera l’occasion de revenir, tout comme pour Zhangjiajie, le parc aux allures d’Avatar.

Nous avons profité de ces quelques jours de pluie pour nous reposer, manger, et nous reposer encore. Nous sentions que nous étions fatigués, et dans ce cas-là, il n’y a pas 30 solutions : il faut l’accepter et s’écouter.

Kunming est située dans le sud de la Chine, dans la région du Yunnan. Nous ne sommes plus très loin du Vietnam, et les températures s’en ressentent ! D’ailleurs, Kunming est nommée « cité du printemps éternel » pour son doux climat. Il fait aux alentours de 25 degrés, et nous laissons tomber nos vestes pour ne rester qu’en t-shirt.

Après nous être préparés, nous partons pour le centre-ville et son joli parc. Mais tout d’abord, nous allons tout au sud de la ville pour acheter nos billets de bus pour aller dans notre prochaine ville ville : Yuanyang !

Après cela, nous nous arrêtons manger dans un petit restaurant conseillé par notre guide, et nous ne sommes pas déçus. Je prends des pommes de terre cuisinées « à la Han », l’une des nombreuses ethnies présentes dans la région ; une omelette, et Cyril mange un plat de poulet avec du riz, le tout arrosé d’un milkshake.

Nos plats arrachent, mais on ne s’en sort pas trop mal. Apparemment, on s’habitue ! On ressort, pour nous diriger vers le parc. Le parc est en fait constitué à 80% d’eau, traversé par des îlets. Nous sommes samedi, il y a donc pas mal de monde, mais l’atmosphère est tout de même reposante. Nous sommes encore une fois étonnés par ces parcs qui ont le don de faire oublier complètement la ville alentours.

Ici, nous sommes les seuls étrangers (comme d’habitude finalement). Les gens nous saluent, les enfants nous font coucou ; et alors que l’on s’installe au bord de l’eau pour regarder les très nombreuses carpes qui se battent pour des morceaux de pain, on ne sait pas vraiment si les gens s’arrêtent pour observer les poissons, ou nous. Des jeunes filles nous proposent des radis piquants qu’elles viennent d’acheter. C’est gentil, alors on goûte. Waouh ! Ça arrache ! Les radis nous tirent des petites larmes, et longtemps après nous gardons la bouche engourdie par cette expérience.

Alors que l’on se promène, on réalise à quel point on se sent en sécurité en Chine. Bien sûr, nous savons que la population est sévèrement opprimée et que le système des permis à points n’y est pas pour rien ; mais c’est vraiment agréable de pouvoir se promener à n’importe quelle heure sans crainte. Les femmes s’habillent d’ailleurs de toutes sortes : certaines en jupes très courtes, d’autres en tenues traditionnelles (on dirait des princesses chinoises !), mais personne n’a de regard déplacé. Si seulement cela pouvait être pareil en France…

De la musique se fait entendre, et au détour d’un chemin, nous tombons sur un grand espace où de nombreux groupes de personnes dansent ! Tous les 15 mètres, une petite assemblée est formée pour regarder les danseurs du moment. Chaque groupe a sa propre enceinte, et un peu sur le mode de la zumba, les gens suivent le meneur. Tout le monde peut participer, et tous les âges se mélangent.

L’ambiance est très chouette, et certaines personnes en costumes traditionnels dansent également. C’est vraiment joli à voir, et c’est un bon moyen pour que les gens bougent. Ici encore, il n’y a pas une moquerie qui fuse, bien que les danseurs improvisés soient parfois amusants à regarder.

On reste un bon moment à observer les gens danser ; puis on se dirige dans une autre partie du parc où les personnes âgées jouent aux jeux de société ensemble. C’est bondé, et ce n’est pas la première fois que nous observons cela. C’est cool que les gens sortent de chez eux pour se retrouver, cela évite la solitude et l’ennui.

Cyril se prend un milkshake, et on a la surprise de découvrir du riz dedans ! Du coup, c’est hyper bourratif, et ça nous cale pour le reste de l’après-midi. On déplore cependant l’utilisation excessive du plastique dans le pays. Ici, tout est emballé, suremballé, accompagné de sachets plastiques ou de pailles. C’est dommage, il serait pourtant si facile de réduire !

On continue notre promenade, et on tombe sur un groupe de personnes pieds nus sur des petits galets plantés dans le sol. On s’en amuse : ils sont en train de se faire un massage de pieds naturel ! Nous voyant curieux, un vieil homme nous invite à les rejoindre. Allez, c’est parti ! On se déchausse, et on commence à marcher sur les galets. Ça ne change pas tellement des plages de La Ciotat, alors je ne souffre pas trop, mais Cyril galère un peu plus. D’ailleurs, lorsque l’on relève la tête, on voit que nous sommes filmés par quelques personnes. Évidemment, on fait un super spectacle !

Après ce bon moment au parc, nous partons en direction du temple Yuantong, l’un des plus vieux temples Tibétains de Chine. Le temple est situé dans un écrin de verdure, et c’est reposant, d’autant plus qu’il y a peu de monde. Nous ne cessons de nous émerveiller devant l’architecture traditionnelle chinoise, les nombreux nénuphars présents, les toits en pagode. Derrière le temple principal se trouve un deuxième temple, à l’architecture définitivement indienne. Quel intéressant mélange !

Kunming

On trouve un petit kiosque dans le temple, et on décide de s’y reposer. Je m’allonge sur les genoux de Cyril, et je m’endors pour une bonne heure de sieste. Il faut dire que je peux dormir vraiment partout. 

Après cette petite pause, nous repartons dans l’idée de nous détendre dans un café proche de la zone des restaurants pour ne pas trop marcher en vue de la soirée qui se profile. Finalement, toutes nos tentatives seront des échecs et après avoir bien marché, nous nous rabattons sur le French Café ; un café-restaurant tenu par un français. Nous y avons déjà mangé la veille, où nos papilles ont été en émoi devant une baguette, des spaghettis, et des quiches au thon et aux légumes. Quel plaisir de manger des plats français !

C’est sans doute incompréhensible pour la majeure partie des personnes, mais au bout d’un moment on ressent un besoin réel de manger de la nourriture « connue ». La nuit, on rêve même de plats français ! Du coup, à peine installés on commande à boire et une tartelette aux fraises. Miam !

Finalement, on se sent bien ici et on n’a pas envie de bouger. Je n’ai pas très faim, mais Cyril oui, alors il se commande une pizza. Elle se révèlera bonne, youpi !

Il commence à se faire tard, et on prend le chemin de l’hôtel : nous avons tout de même marché plus de 17 kms aujourd’hui.

27 Octobre 2019 : On continue d’arpenter Kunming !

Ce matin, on se réveille tranquillement. Nous restons dans la ville 5 nuits, et nous ne sommes pas pressés par le temps. Le but est de nous reposer avant de passer au Vietnam, pour commencer ce nouveau pays en pleine forme. Notre hôtel sera malheureusement complet pour les deux dernières nuits, nous devrons donc en changer. Ce n’est pas très grave, on en profite pour réserver nos nuits à Yuanyang, car le nombre de chambres disponibles dans le village diminue à vue d’œil. Heureusement, on se trouve une petite place dans une guesthouse repérée, celle que l’on voulait : cool !

On décolle pour aller manger : il est déjà midi. On décide d’aller dans le même resto que la veille, car on y mange bien, et aussi parce-que c’est cool de ne pas devoir chercher où manger. Encore une fois, il y a la queue pour avoir une table, mais notre tour arrive rapidement. Je commande une purée façon « Yunnan » et une omelette à la menthe, et Cyril commande du porc frit au soja avec du riz. On ne résiste pas à l’envie de commander des milkshakes : on les adore !

Ma purée se révèle excellente, bien que très très piquante, mais le plat de Cyril n’est pas à la hauteur. Le porc est vraiment trop frit, et il trouve que cela a un goût d’huile trop prononcé. Il ne termine pas son plat, écœuré ; et commande également une omelette pour ne pas avoir le ventre vide. On se régale avec le reste des plats, je ne regrette vraiment pas ma purée épicée.

On repart, bien lourds, pour aller voir le marché aux fleurs et aux oiseaux de la ville. Sur le chemin, on s’arrête au théâtre. Un très joli spectacle de folklore traditionnel a lieu tous les soirs, et on aimerait acheter des places. On s’était renseignés auprès de notre auberge de jeunesse, mais on trouvait les places trop chères. Allons voir si c’est moins cher en direct !

On entre dans le théâtre, mais aucun guichet n’est en vue. On tourne un peu, personne ne vient nous donner un coup de main. Bon, tant pis, on achètera les places à l’auberge… En ressortant, un kiosque porte l’écriteau « Vente de billets » : ouf ! On s’y rend, mais les prix sont bien les mêmes que ceux que nous avons vus. Ce n’est pas donné, mais le spectacle est réputé joli. Cyril décide de se servir de ses cadeaux d’anniversaire pour nous offrir les places : cool !

La guichetière nous aide à choisir de bonnes places, et on repart avec nos tickets en poche : rendez-vous ce soir à 20h pour la représentation. Rapidement, on arrive au marché aux fleurs. Cependant, ici, pas de fleurs, mais un triste spectacle qui s’offre à nous. De nombreux animaux sont enfermés dans de minuscules cages (15 cms par 15 cms), attendant d’être choisis par des enfants.

Il y a de tout : lapereaux qui n’ont pas encore les yeux ouverts tant ils sont petits, hamsters, souris, tortues, poissons, axolotls, insectes, lézards, et même des chiots et des chatons. C’est vraiment terrible à regarder : les chatons miaulent, les chiots couinent, on a envie de les libérer. Sous nos yeux, un père achète à sa fille deux hamsters (animaux solitaires), qui sont mis dans une cage deux fois plus petite qu’un happy meal.

Visite de Kunming

Finalement, c’est vraiment trop triste à regarder, et je craque. Les petits chatons me font vraiment de la peine, et je ne peux pas plus retenir mes larmes. On s’en va, ce n’est pas la peine d’observer un tel spectacle.

On tombe ensuite sur le véritable marché aux fleurs, où les plantes grasses foisonnent. C’est très joli, mais cela ne suffit pas à effacer les images dans notre tête. On croise au passage des aquariums remplis de poissons tropicaux, dont un requin à pointe noire. Ces poissons sont à vendre, à but décoratif. Finalement, les animaux ne sont pas si mal lotis en France.

Après ces émotions, on cherche un endroit pour nous poser en attendant le spectacle de ce soir, si possible avec WiFi pour pouvoir lancer nos procédures de visa vietnamien. Les rues sont animées, et il semblerait que nous soyons dans le quartier des bijoutiers. Ici, tout est en jade ! C’est beau, et nous voyons même un petit marché aux puces sur le chemin.

En Chine, il n’y a quasiment aucun café, aucun endroit où boire un verre tranquillement. On est obligés de se rabattre sur un McDo, où il n’y a finalement même pas de WiFi. Tant pis, on fera les démarches le lendemain !

On passe une bonne partie de l’après-midi dans le McDo, où défilent les enfants avec leurs achats : poissons dans un verre, secoués dans tous les sens… Je m’endors une bonne heure, et nous décidons de lever l’ancre peu avant 18 heures. Il est temps de bouger un peu !

On fait un tour dans les rues, et on tombe par hasard sur un centre commercial de luxe en plein air. Quel changement ! On se croirait ailleurs. L’endroit est futuriste, et bien que de nombreuses personnes se promènent, peu visitent vraiment les boutiques. Vu les prix affichés, ce n’est pas très étonnant !

L’heure tourne, et on se rend au théâtre. On attend un peu, et le moment d’entrer arrive. Bien que le spectacle ait lieu tous les soirs, le lieu est loin d’être vide. Au contraire, la salle est pleine. Tout au long de la représentation, nous en prenons plein les yeux. Le spectacle s’applique à représenter les très nombreuses ethnies présentes dans la région, et nous n’en loupons pas une miette. Entre tambours gigantesques, tenues colorées, danses endiablées et chants ancestraux, nous sommes conquis. La représentation est vraiment magnifique, et fait vibrer en nous quelque chose de bien enfoui : peut-être nos racines entendent-elles le rythme profond des tambours et se réveillent à ces sons d’un autre temps ?

Le spectacle est éblouissant, effrayant parfois, et nous sommes très surpris de découvrir la culture chinoise sous un autre jour. Les danseurs ont le corps peint, comme dans les tribus primaires, et les ethnies vénèrent les esprits de la nature, notamment en leur offrant des sacrifices. Le Yunnan est décidément une région très riche culturellement ! Il y a tant à voir…

Le spectacle se termine, et nous sommes éblouis. Nous rentrons à l’hôtel peu après, il commence à se faire tard !

28 Octobre 2019 : Repos et demande de visa

Ce matin, on se réveille vers 9h. On a déjà bien écumé la ville, et nous devons changer d’hôtel car le notre est complet pour les nuits à venir. Du coup, on traîne au lit, et on ne décolle que peu après 11h.

On décide de rejoindre directement notre autre hôtel pour poser nos gros sacs, qui se situe à plus de 2 kms de notre position. Au passage, on s’arrête dans un supermarché pour acheter de quoi faire un pique-nique pour la journée du lendemain, qui se déroulera hors de la ville. On a la surprise de découvrir de la charcuterie pour la toute première fois du voyage, mais aussi des viennoiseries. Voilà de quoi faire un repas plutôt nourrissant ! On tombe également sur un vivier de poissons, mais aussi de… crapauds et de tortues. On est abasourdis ! Les crapauds sont énormes et gluants, beurk. Ils mangent vraiment du crapaud ? Bon, on mange bien de la grenouille, mais là, c’est bizarre à voir.

On ressort avec notre casse-croute, mais sans crapaud. On loupe peut-être quelque chose ! On arrive dans la nouvelle auberge de jeunesse, plus proche du centre-ville. L’ambiance y est sympathique, et la WiFi dépote : cool. On pose nos affaires et on ressort immédiatement en vue du repas de midi.

Nous rêvons de manger encore au French Café, pour nous régaler de plats français tant que c’est encore possible. On arrive, et le rideau est tiré… QUOI ? Oh non… Nous avons croisé un voyageur il y a quelques jours qui nous disait que le café fermait à la fin du mois, mais nous pensions à une plaisanterie. Apparemment, ce n’en était pas une.

Nous sommes doublement dépités : le repas imaginé n’aura pas lieu, et nous manquons désormais d’un lieu avec une bonne WiFi pour faire notre demande de visas vietnamiens. Mince. On se rabat sur le restaurant où nous avons déjà mangé plusieurs fois, juste à côté. Cyril mange un plat de poulet au curry, très bon ; et je prends la même purée épicée que la veille. Wouah ! Cette fois-ci, le cuisinier s’est vraiment lâché sur le piment. J’arrive presque au bout de mon plat, mais avec effort.

On repart direction l’hôtel, car nous devons vraiment résoudre cette question de visas vietnamiens : nous devons passer la frontière dans une semaine, et le temps commence à être compté pour entreprendre les démarches. Contrairement à l’autre auberge de jeunesse, le réseau fonctionne plutôt bien ici, et nous terminons les démarches sans trop de difficultés, bien que l’on ait relu au moins 10 fois chaque demande pour être sûrs de ne pas faire d’erreurs.

On reçoit l’e-mail qui confirme la réception de la demande, ouf ! On passe l’après-midi à nous détendre et à appeler nos proches. Demain, nous avons une journée bien chargée, et nous enchaînons avec un long trajet pour rejoindre les rizières de Yuanyang : ménageons-nous !

29 Octobre 2019 : La forêt de pierres de Shilin

Ce matin, le réveil sonne à 7h30. On ne traîne pas : aujourd’hui, nous allons à Shilin, à 1H30 de route de Kunming, pour découvrir la forêt de pierres, un lieu classé au patrimoine de l’Unesco.

Après presque 3 heures de trajet en comptant le temps nécessaire pour rejoindre la gare routière, nous arrivons. Sur le chemin, nous faisons connaissance d’un couple de français, jeunes retraités, eux aussi en voyage au long cours. C’est amusant, ils ont fait le tour du monde il y a 20 ans, et nous découvrons que nous dormons dans la même auberge de jeunesse : cool ! D’ailleurs, alors que l’on discutait avec eux, une chinoise installée devant nous me tend son téléphone : « Arrêtez de parler » est écrit sur l’écran. Alors là, on n’en revient pas, et on l’invite gentiment à aller voir ailleurs si on y est. Dans la gêne, il n’y a pas de plaisir ! Les chinois qui nous bassinent à longueur de journée avec leurs téléphones qui hurlent et leurs voix criardes nous demandent de nous taire. Pas de baisser la voix, non : de nous taire ! Je lui fais signe que c’est mort, et pour se venger elle met la musique de son téléphone à fond. On se demande quel âge elle a…

A Shilin se trouve donc une « forêt » de pics karstiques, sortes de pitons pouvant aller jusqu’à 30 mètres de haut. Ces pics sont les vestiges de fonds marins vieux de plus de 270 millions d’années, nous nous trouvons donc à l’endroit à la place d’un ancien océan ! On prend nos tickets, toujours moitié prix grâce à nos super cartes étudiantes, et on entreprend de marcher les 2 kilomètres qui nous séparent de l’entrée réelle du site.

Bien sûr, les chinois sont malins et ont décalé l’entrée du site pour pousser les gens à payer pour la petite navette qui les amène aux portes d’entrée. D’ailleurs, ça marche ! Sur l’immense route neuve et goudronnée qui nous mène à l’entrée, nous sommes seuls au monde, et cela a un petit goût de fin du monde. De temps à autre, une navette remplie de monde passe, mais tout au long des 2 kms parcourus, nous ne croiserons personne à pied. Au retour, ce sera exactement la même chose. On est surpris, car la navette est relativement chère, et pourtant personne ne fait l’effort de marcher les 2 petits kilomètres qui nous séparent des portiques. Incroyable !

Cette fois, ça y est, nous sommes à l’entrée -réelle- du parc. Oh ! Ça ne ressemble pas à ce qu’on s’imaginait… ! Tout est construit ici, des chemins en pavés dont on ne peut pas sortir tracent le chemin, le parc n’est pas du tout naturel. On s’attendait à une ambiance un peu mystique, on est donc un peu déçus. Les pics restent tout de même beaux à voir, et en s’éloignant un peu de la foule, on arrive à se faufiler entre les énormes failles et à être seuls au monde.

Shilin

Rapidement, on prend les chemins de traverse et on se trouve un petit coin pour manger. On pique-nique, et on tombe sur une famille française de métropolitains qui se sont installés à la Réunion. On passe une bonne heure à papoter, c’est très chouette toutes ces rencontres !

On reprend ensuite notre route, et on trouve enfin des sentiers non pavés. On se promène parmi les pics, c’est tout de même beau, et impressionnant de se dire que l’océan se trouvait ici autrefois. On marche un bon moment, et on arrive dans des plantations de maïs et d’arbres fruitiers, d’où émergent les pics. Wahou !

Cette fois-ci, nous sommes tellement seuls et tellement hors des sentiers battus qu’on a presque l’impression de s’être perdus. Heureusement, notre petit GPS nous indique que nous sommes toujours dans le parc. Nous passons un excellent moment à nous promener dans les plantations, avec les pics en fond. C’est très beau et dépaysant !

On rejoint ensuite le chemin principal, et après un tour dans les derniers pics restants, nous rebroussons chemin. Il est presque 16 heures, ça fait un bon moment que l’on marche ! Un coup d’œil à notre compteur de pas nous le confirme : 17 kms, et nous ne sommes pas rentrés.

On attrape un bus pour rentrer ; et après avoir marché encore un peu, nous voilà à l’hôtel. On retrouve nos amis, et on décide de dîner ensemble. En attendant, on en profite pour checker nos téléphones. Cyril a reçu son visa vietnamien, cool ! De mon côté, j’attends encore le mien : patience.

On passe la soirée avec Marie et Didier, et c’est très sympa de partager nos expériences, nos points de vue. C’est chouette aussi de parler un peu français !

Finalement, on va se coucher, car le lendemain on se lève tous tôt pour changer de ville.

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