La région centrale de Mongolie

Région centrale Mongolie

18 septembre 2019 : nos premiers pas dans la région centrale de Mongolie

Le réveil sonne à 8h, et on emballe nos affaires rapidement. Notre guide arrive avec le petit-déjeuner, puis on décolle quelques temps après. Dans la voiture, tout le monde a l’air un peu fatigué et éteint. On ne sait pas trop si c’est que nos accompagnateurs sont fâchés ou si c’est de la fatigue.

Comme hier, les pistes sont défoncées, et on ne peut pas vraiment se reposer, ce qui détériore un peu notre humeur.

Au fil des heures, le paysage change : les steppes arides se transforment en petites montagnes. On s’arrête dans une steppe immense et plate pour manger.
Pour aller plus vite et aussi pour s’occuper, on aide notre guide à cuisiner : on épluche les pommes de terre et les oignons. Du coup, c’est notre chauffeur qui cuisine, car la cuisine de notre guide ne lui convient pas.

Alors qu’on s’affaire, un vieux nomade arrive, et commence à discuter avec nous. Il tente de nous vendre des morceaux de ferraille, puis s’assoit. Nos guides lui préparent une assiette, ici il est de coutume d’offrir l’hospitalité à ceux qui sont présents.

Nous mangeons des pommes de terre avec du riz aux algues, et on apprend au passage qu’ici, les patates sont considérées comme des légumes. Le nomade qui nous a rejoints ne touche que peu son assiette : le plat n’est pas accompagné de viande, et il explique avoir la gueule de bois, donc que ce repas sans viande ne passe pas (?). 

Il repart, et on jette le contenu de son assiette : quel gâchis ! On remballe, puis on reprend la route : aujourd’hui, nous parcourrons 200kms en tout. 

Finalement, on s’arrête dans un petit village pour faire le plein, et on a la chance d’assister à l’inauguration d’un hôpital. Des gens chantent, les enfants passent avec des assiettes de fruits et nous font coucou, on est la curiosité du moment

Après un moment, on arrive au monastère bouddhique Ongi. Il date de 1760, et il ne reste que des ruines : tout a été détruit avec l’arrivée du communisme. Les 1000 moines qui vivaient là on tous été exécutés. 

La visite n’est que peu marquante, bien que l’on apprenne des choses intéressantes sur les anciennes pratiques religieuses : sacrifices de jeunes filles, utilisation d’os et de crânes… 

On reprend la route, direction une famille nomade  où nous passerons la nuit. Désormais, les steppes sont verdoyantes. 
Sur place, la famille nous invite à boire du lait de jument fermenté, très fort en goût, et nous offre du fromage de leur fabrication. La quantité des mets et boisson est énorme, on peine à en venir à bout. 

Ils nous montrent comment ils fabriquent le lait fermenté, à l’aide d’un sac en peau de bête et d’une cuillère ; puis nous proposent d’aller voir la traite des juments. 
Nico et Cyril grimpent chacun leur tour sur la moto du fermier, derrière celui-ci pour rapatrier les chevaux. 

On assiste à la traite des animaux, c’est un très beau moment où les poulains retrouvent leur mère puis s’en vont dans les steppes avec elles. On mange le dîner que nous a préparé Sunny, des soupes, puis on va profiter des étoiles encore une fois, car l’occasion est trop belle. 

On va se coucher assez tôt : demain, nous avons 260kms de route devant nous, on partira vers 8h ! 

19 Septembre 2019 : On the road ! 

Ce matin, on part pour une journée complète de voiture. On quitte une bonne fois pour toute les steppes de Gobi, le paysage se transforme de kilomètre en kilomètre. 

Peu à peu, le paysage devient vallonné, et on a l’impression d’être dans le fond d’écran Windows. À chaque colline, on a le souffle coupé tant la paysage est beau. Tout paraît irréel ! 

Après l’aridité de Gobi, nous avons l’impression de changer de pays. On s’arrête manger un bout dans un petit restaurant où notre guide nous partage internet, puis on repart. 

Plus on roule, plus le panorama est beau, si cela est possible. On arrive au parc national Khongor, où une rivière passe en contrebas. Des arbres de couleur verte, orange et jaune poussent le long de celle-ci, cela rend le paysage idyllique. 
On se croirait dans une carte postale ! On prend quelques photos, on se dégourdit les jambes puis on repart de plus belle sur les routes défoncées. 

On est tous fatigués de la route, tous ces kilomètres usent nos corps et nos esprits. Finalement, on arrive à destination : nous sommes sur la terre des yacks
Nous sommes accueillis par une famille adorable, la même qui nous accompagnera durant nos 3 jours à cheval. Ils nous offrent du lait de yack, excellent, et nous leur offrons nos présents : bonbons et vodka. 

Cascade de l'Orkhon

Pendant que nos guides nous préparent le repas, nous allons voir la cascade proche du campement. 
C’est juste magnifique, mais le terrain est en pente et réveille la douleur dans ma cheville. Plus on marche, plus la douleur empire. On finit par arriver à la cascade, où un troupeau de yack s’abreuve. On est émerveillés, mais on doit traverser la rivière sur des cailloux pour observer la cascade de près. 
Cette fois, cela termine de raviver mon entorse : la vue sur la cascade est belle, mais l’idée du retour à pieds m’effraie. 

Cyril et Nico feront de leur mieux pour traverser les rochers, mais je n’en mène pas large. On arrive au campement, où notre guide nous fait signe d’entrer dans la yourte familiale. 

La famille vient de faire cuire un agneau aux pierres chaudes, avec quelques légumes ; et on est invités à partager le repas avec eux. On s’assoit au sol, puis on mange avec les doigts : on se régale ! 

On rencontre Gwen et Matthieu, un couple de français venu avec leur guide. Ils feront avec nous le trek à cheval ! Le dîner est convivial, on passe un bon moment. 
Le repas terminé, on regagne notre yourte, où note guide nous apporte des fajitas végétariennes qu’elle a préparées. C’est très bon, et on est repus. 

Je reste dans la yourte, près du feu, alors que les garçons vont regarder les étoiles allongés dans l’herbe. Gwen et Matthieu les rejoignent, ils discutent. De mon côté, Sunny, notre guide, me rejoint pour me masser la cheville. 

On passe presque une heure à papoter de tout et de rien, elle est très attentionnée avec moi. Au bout d’un grand moment, les garçons rentrent, et on va se coucher : demain, nous commençons un trek de 3 jours à cheval pour aller découvrir les steppes autrement. 

Vendredi 20 Septembre 2019 : découverte des steppes mongoles à cheval. 

Ce matin, on se réveille excités à l’idée de notre randonnée à cheval. On déjeune, empaquète nos affaires, puis on va observer les préparatifs. 
C’est un peu le branle bas de combat ! Tout le monde est affairé, prépare, emballe, s’habille… Le vent souffle, alors on se couvre bien. 

Finalement, la guide de nos amis français nous explique que nous allons monter 4 heures aujourd’hui, ce qui est un bon début pour nos corps peu habitués ; soit environ 20kms.

On grimpe sur nos chevaux, on nous explique rapidement les rudiments, puis on décolle. Ces moments sont superbes : à cheval, dans les steppes, dans des paysages merveilleux… Nous traversons même une étendue d’eau à cheval ! 
On prend nos marques, on apprend à connaître nos montures, c’est agréable. Après un peu moins de 2h, nous nous arrêtons manger au bord d’une rivière.

C’est idyllique, et cela nous permet de reposer un peu nos corps : nos genoux souffrent, nos fesses aussi !
On repart après un peu plus d’une heure, et malheureusement Cyril est malade, et mes douleurs aux genoux et à la cheville deviennent insupportables. Je souffre terriblement, et à 1km du camp où nous passerons la nuit, je suis obligée de poser pied à terre et de continuer en tenant mon cheval par la bride.

Paysages mongols

Ma guide m’accompagne, et cette marche nous fait du bien. On arrive assez rapidement, et nous allons saluer la famille qui nous accueille. Elle nous offre du lait de yack et des petits bonbons.

On décide d’aller faire un tour entre français dans la rivière adjacente pour profiter de l’eau fraîche. On passe par une petite forêt où l’on croise des fourmilières géantes, puis nous arrivons à la rivière. Certains se font une toilette, d’autres trempent juste leurs pieds dans l’eau : elle est glaciale !

On va ensuite voir le coucher de soleil depuis une colline, puis on va dîner avec nos nouveaux amis. On passe la soirée à papoter, autour du poêle de la yourte restaurant, c’est très agréable.

Avant d’aller se coucher, Matthieu me bande la cheville : ils sont infirmiers, on a beaucoup de chance de les avoir rencontrés !
On va dormir peu après : demain, une longue journée nous attend !

21 septembre 2019 : 30 kilomètres à cheval !

Le réveil sonne à 8h15, et on sort tout de suite pour assister à la traite des yacks. Nous souhaitions participer, malheureusement ce n’est pas possible.

Nous nous rendons ensuite avec Gwen et Matthieu dans la yourte restaurant pour prendre notre petit-déjeuner. On s’entend tous bien, c’est agréable de partager cette partie du voyage avec eux !

On se prépare, puis on décolle vers 11h : nous allons passer la journée à cheval. Nos genoux vont un peu mieux, et ma cheville aussi. On grimpe sur nos chevaux : c’est parti ! Nous allons chevaucher environ 6 heures, pour voir les différents lacs alentours. 

On traverse de grandes plaines entourées de forêts, et nos chevaux trottent pour se dégourdir les jambes. Peu à peu, les chemins se font pentus, et on attaque l’escalade de la montagne que nous devons traverser.
Le chemin est parsemé de rochers, et nos chevaux nous impressionnent : ils grimpent sans faiblir alors que la côte est dure, et ils ne trébuchent pas sur les obstacles.

La route est moins fatigante que la veille, car nous restons au pas. En haut de la montagne, le paysage est magnifique. L’automne est bien entamé, et les arbres ont pris des couleurs orangées. Nous avons une vue dégagée sur les montagnes, les plaines, les pins de toutes les couleurs.

Promenade à cheval en Mongolie

Pour redescendre, on pose pied à terre et on tient nos chevaux par la bride : le terrain est glissant, ce serait trop dangereux ! Je tombe même dans la terre, heureusement sans me faire mal.

Nous prenons une petite pause de 10 minutes avant de repartir. Le paysage est volcanique, une mer de rochers noirs se dévoile à nous, on se croirait ailleurs. On remonte à cheval, et on longe les rochers.

Vers 14h, nous arrivons à destination, et nous entendons un loup hurler. Deux cerfs sortent de la forêt, tout le monde retient sa respiration. Le moment est suspendu, c’est juste magique de voir la nature à l’œuvre.
On passe une colline, et le lac que nous sommes venus voir apparaît. C’est très beau, et c’est ici que nous pic-niquerons.

Comme toujours on se régale ! Les garçons jouent au poker, on se repose… Le temps se couvre, il commence à faire froid, il est l’heure de repartir.
Cette fois-ci, on emprunte un autre chemin pour rentrer au camp. On grimpe sur l’autre flanc de la montagne, et nous descendons de cheval pour les aider, car c’est encore une fois difficile. Une fois en haut, on s’accorde un moment pour profiter de la vue incroyable sur les anciens volcans alentours. On grimpe au sommet de la plus haute colline, et on reste un long moment à contempler le paysage.

Pour redescendre, on tient nos chevaux par la longe, car le chemin est très dangereux. En bas de la montagne, je suis épuisée et ma cheville me lance un peu. Tout le monde est bien fatigué, mais le chemin restant est plus facile.

Chevaux mongols

On traverse des plaines et des forêts, et on se fait plaisir en trottant et galopant jusqu’au camp. Tout le long de la journée, nous avons été accompagnés par les chants traditionnels mongols de nos guides, l’ambiance était juste magnifique.

Arrivés au camp, on prend un thé puis on file à la rivière se débarbouiller. L’eau est toujours aussi gelée, mais cela fait du bien de retirer tout la crasse et la poussière que nous avons sur nos visages et nos mains. On lave un peu nos vêtements, puis on allume le feu dans la yourte pour les faire sécher.

On passe la soirée avec Gwen et Matthieu, on mange ensemble, c’est très agréable. On est fourbus de notre journée, on va se coucher assez tard : demain, 4 heures de cheval nous attendent !

22 septembre 2019 : les muscles en compote

Ce matin, le réveil est difficile. Nous prenons notre petit-déjeuner tous ensemble, puis nous préparons nos affaires pour les derniers 18 kilomètres qui nous séparent de notre camp de base.

On grimpe sur nos chevaux, et on décolle. A peine lancés, nos chevaux partent au trot et au galop : ils savent que l’on rentre, et ils ont hâte !
Très rapidement, on parcoure une grande distance tant nos chevaux vont vite. Nos muscles nous tiraillent, nos articulations aussi. Mes côtes et mes genoux me torturent, alors je force mon cheval à rester au pas, qui me demande moins d’efforts.

Nous traversons des rivières, des plaines, le paysage est toujours aussi splendide. Il est difficile de retenir les chevaux, qui sont très excités à l’idée de renter.
Vers 13h, on s’arrête pour manger et se reposer au bord d’une rivière, puis on repart. On met toutes nos forces dans les derniers kilomètres ; les chevaux aussi : arrivés vers le camp, ils sprintent et partent triple galop.

On pose pied à terre vers 15h, épuisés et courbatus de partout. On attrape notre linge sale et on file à la rivière pour se laver et nettoyer nos vêtements. Tous ensemble, on frotte notre linge dans la rivière, on le lave, et presque tout le monde ira faire un petit plongeon dans l’eau glaciale.

On passe la soirée à jouer aux cartes et à se raconter des histoires, tout en mangeant des baos préparés par nos guides. Encore une fois, la soirée est excellente.

23 septembre 2019 : Sources d’eau chaude en Mongolie

Ce matin, le réveil sonne à 8h30, et nous sommes vraiment claqués. On se prépare, puis on part pour 100kms.

Aujourd’hui, nous allons rejoindre des sources d’eau chaude situées à 100kms de notre position. Le but est de se détendre et de profiter de l’eau soufrée à plus de 40 degrés pour que nos muscles récupèrent. Gwen et Matthieu resteront avec nous pour quelques jours encore, pour notre plus grande joie. 

La route est très pénible, et malgré une pause repas, on est contents d’arriver. On a mis 5 heures pour parcourir les 100kms indiqués !

Sources chaudes Mongolie

Arrivés au camp où l’on dort, on découvre que c’est tout confort : lit double, toilettes européennes, douche brûlante… Et sources d’eau chaude dans le camp.
Les sources sont brûlantes, en plein air, et le cadre est superbe. On a beaucoup de chance ! On se jette à l’eau, et on ouvre les bières que l’on s’est achetées avec nos nouveaux amis. Le moment est trop agréable, cela fait tellement de bien !

On a rendez-vous pour manger dans le restaurant du camp, où l’on se fait servir pour la première fois. On mange très bien, puis on retourne dans l’eau. On rencontre d’autres français, et on passe encore une très bonne soirée.
On ne fait pas long feu, on est crevés ! 

24 septembre 2019 : Bagdad en Mongolie

Ce matin, on se réveille tranquillement, on prend notre petit-déjeuner avec nos amis, puis on se prépare à décoller.

Juste avant de monter dans la voiture, Nyamka, la guide de nos amis, nous prend à part et nous explique que le lendemain, il est prévu que nous changions de guide à la demande du chauffeur.

Nyamka est adorable avec nous depuis le début, et on ne comprend pas trop la situation : changer de guide, alors que nous ne sommes même pas au courant ? Comment est-ce possible ? Même notre guide n’est pas au courant…

Très en colère, on demande le téléphone du chauffeur pour appeler Uka, qui a organisé le voyage. Je lui dis que c’est inadmissible de prendre de telles décisions sans nous en parler, à la demande du chauffeur qui agit comme un client alors qu’il n’en est pas un. Je lui dis qu’on est très mécontents de lui, qu’on souhaite en changer, et que toutes ces histoires nous gâchent le voyage. On en a vraiment assez, je l’engueule copieusement et si le chauffeur parlait anglais, on l’aurait également poudré comme il faut.

Elle demande à parler au chauffeur et à Sunny, on les entend hurler au téléphone, cela dure au moins 40 minutes. On est soulés, on perd encore un temps de dingue pour rien du tout. Nos amis nous attendent en dehors du camp, on est mal à l’aise à l’idée de gâcher leur journée.

Alors que l’on repart, on redemande le téléphone pour parler à Uka et on est très clairs : hors de question de changer de guide, on l’aime beaucoup et elle n’est pas le problème. Elle prétexte qu’elle ne monte pas assez bien à cheval : ce ne sont que des excuses, car nous ne montons pas bien non plus. Le chauffeur ne l’apprécie pas et cherche des excuses pour en changer.

Ça chauffe au téléphone, et on raccroche bien énervés. On s’arrête près de la voiture de nos amis, et Nyamka descend pour nous demander des nouvelles. Elle voit qu’on est au bout du rouleau, alors elle prend nos accompagnateurs pour régler le problème et qu’ils s’expliquent.

Cela prend encore beaucoup de temps, mais le chauffeur a l’air de comprendre qu’on est très mécontents, et il s’excuse. On remercie chaudement Nyamka, mais le moral n’est vraiment pas au beau fixe, et si Nicolas n’avait pas été là, on serait rentrés à Oulan-Bator pour passer directement en Chine tant on est déçus.

On repart pour une longue route, et on s’arrête vers 13h dans un village pour faire quelques courses. Cela prend mille ans, le chauffeur essaie encore de mettre son grain de sel dans ce que la guide souhaite acheter. Pour régler le problème, on choisit nous même ce que l’on veut manger et acheter, comme cela personne n’a rien à dire : c’est épuisant.

Au moment d’acheter des légumes, on se rend compte d’une incompréhension : le chauffeur dit que nous allons dans une grande ville le lendemain, alors que sur le programme ce n’est prévu que le surlendemain.

On a l’impression de se faire voler un jour, alors on montre le programme, et comme notre guide est notre interprète, la discussion prend encore 20 minutes. Pourtant, il n’y a pas à négocier : on a payé pour un programme, il doit le suivre, un point c’est tout.

Notre moral retombe en flèche, toutes ces histoires nous soûlent profondément : vivement que l’on puisse faire ce que l’on veut, comme on veut !

On finit par avoir gain de cause, et on repart, fanés : on était censés voir le lac blanc aujourd’hui, mais vu l’heure, on n’en verra rien du tout. Nous sommes toujours avec nos amis français.

A 14h, on s’arrête dans la famille de Nyamka qui nous prépare à manger. Nyamka et formidable, elle fait de son mieux pour remonter le moral des troupes et nous changer les idées, c’est adorable. Elle nous explique qu’elle adore son pays et qu’elle aimerait qu’on en garde un bon souvenir, qu’elle est désolée pour nous.

On mange un bon repas, puis on repart. On fait un stop pour prendre de l’essence, et Nyamka nous offre des glaces. Elle est tellement gentille ! Les paysages sont très beaux, les arbres oranges qui poussent le long des nombreuses rivières que nous traversons égayent la route. On rejoint une route goudronnée, et cela nous permet de nous reposer un peu.

Après un long moment, on arrive près d’une rivière dans un canyon, et l’ambiance s’est détendue. Notre guide est contente d’être ici, elle avait vu une vidéo qui montrait ce lieu et avait toujours rêvé de le voir en vrai. On prend quelques photos, on se dégourdi les jambes, puis on repart.

Après encore 30 minutes de route, nous arrivons au parc Terkhiin Tsagaan Nuur, où se situent un volcan éteint et le Great White Lake. Notre chauffeur nous dépose au pied du volcan, que nous devons grimper à pieds. Heureusement, l’ascension est courte !

La terre est ici faite de roches volcaniques, et bien que la végétation reprennent peu à peu ses droits, l’endroit parait désolé : c’est très beau. Une fois en haut du volcan Khorgo Uul, situé à 2965 mètres de hauteur, nous avons une vue à couper le souffle sur le cratère du volcan, mais aussi sur le lac au loin et la nature alentours. On passe un long moment à cet endroit, pour profiter de la beauté sauvage et volcanique des lieux.

Parc Terkhiin Tsagaan Nuur

Finalement, on arrive au lac. Il est 18h30, alors on va saluer la famille, prendre un thé et quelques sucreries, puis on va voir le lac. Il est effectivement très blanc, et le coucher de soleil l’habille de couleurs magnifiques : violet, rose, pastel… On va voir les monticules de pierres qui sont disposés un peu plus loin, et on croise une horde de chevaux venus s’abreuver.

C’est vraiment magnifique, et cela apaise nos esprits. On retourne au camp pour dîner avec Sunny, notre guide, qui a tout donné pour le repas. On mange une soupe japonaise, des sushis, et une salade de crudités. On est hyper contents de manger des légumes ! On se régale, on discute bien avec elle, on s’entend vraiment bien.

On lui explique que demain, on souhaite rester dans le camp et profiter du lac au lieu d’aller dans le village qui était prévu, à 200kms d’ici. On préfère se reposer et profiter de la quiétude des lieux plutôt que de glander dans un village, d’autant plus que la majorité des villes et villages de Mongolie n’ont rien de très attirant.

On appelle Uka pour la prévenir, et pour une fois, l’affaire est rapidement pliée. On rejoint Matthieu et Gwen dans leur yourte pour jouer aux cartes. Nyamka et son copain nous rejoignent, on passe une excellente soirée tous ensemble.

Nyamka nous fait la surprise de nous offrir du chocolat Mongol comme cadeau car aujourd’hui, nous fêtons nos 8 ans de couple ! On est vraiment touchés, elle est très généreuse.

Cyril se fait ventouser le dos pour détendre ses dorsaux, et il finit avec de gros cercles violets ! On joue encore un long moment, puis on va dit au-revoir à nos amis : demain, ils vont au village, et nous restons. On va se coucher peu après, bien claqués de cette journée !

25 Septembre 2019 : Repos dans la région de l’Arkhangai

Ce matin, on se réveille vers 9h30, naturellement. Aujourd’hui, nous n’avons rien de prévu, et on a tous besoin de se reposer. On se dirige vers la petite maison des propriétaires du camp pour prendre notre petit-déjeuner.

Ce matin encore, les mets couvrent la table : pains, sortes de crêpes, biscuits, thé, lait… Pour couronner le tout, Sunny nous apporte des omelettes et des saucisses. On se régale, puis on retourne dans notre yourte.

Les garçons allument le feu, et chacun vaque à ses occupations. On se repose, on lit, on joue… Cela nous fait beaucoup de bien de ne pas bouger et de se reposer. On apprécie pleinement ces moments de détente ! Cyril avance sur le montage vidéo, et moi sur les articles.

Vers 14h30, Sunny nous apporte le repas : des pâtes aux légumes. Les portions sont énormes, on a du mal à terminer ! On fait le plein de calories, et on demande à Sunny un peu de partage d’internet pour pouvoir mettre à jour les paiements à Uka. Elle revient vers nous avec une carte SIM dont elle ne se sert pas : elle nous la prête jusqu’à la fin du séjour !

White Lake Mongolia

On a le droit à 5 giga jusqu’à la fin du mois, à partager entre nous 3. On est trop contents ! C’est l’occasion pour nous de donner des nouvelles, traîner sur Facebook et mettre en ligne les articles de blog !

Après le repas, on va se promener un peu autour du lac. Le vent souffle fort, mais le lac porte bien son nom : White Lake. Tout comme hier, une brume entoure le lac et les nuages blancs se reflètent dans le lac, c’est très beau.

On grimpe sur un rocher pour profiter d’une jolie vue, puis on va se poser sur la plage. On reste là un grand moment, à profiter de la vue et du soleil qui joue à cache-cache. On se rend compte que j’ai perdu mon foulard en cachemire, sans doute embarqué par erreur par nos amis qui sont partis hier. On leur envoie un message, ils pourront peut-être le confier à quelqu’un, et nous pourrons le récupérer en chemin.

On rentre se réfugier dans notre yourte, et on se repose encore : on est très fatigués ! Vers 19h30, Sunny nous apporte le repas : et bien que ce soit très bon, on se force à manger : on a fini le repas de midi à 15h !

On passe la soirée à jouer et à écrire sur l’ordinateur, on profite largement de cette connexion inespérée ! Cyril retrouve mon foulard dans son sac de couchage, ouf ! Demain, on part pour le nord de la Mongolie !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *