Mae Hong Son Loop… En voiture !

Mae Hong Son Loop

19 Février 2020 : Début du road trip !

Ce matin, on est tout excités : nous partons pour 5 nuits et 6 jours de road trip, à travers les montagnes et la campagne Thaï, de quoi nous faire découvrir encore une nouvelle facette de ce beau pays. Au programme : la boucle de Mae Hong Sonen voiture (la majeure partie des gens la font à moto/scooter).

La boucle de Mae Hong Son représente environ 700 kms à parcourir, 12 000 mètres de dénivelé positif (et autant de négatif !), mais surtout 1864 virages au total ! Malades en transports, abstenez-vous ! Pour nous, c’est une nouvelle façon de voyager, et on a hâte de profiter de cette forme de liberté.

On décolle donc direction l’aéroport de Chiang Mai pour récupérer notre voiture de location, réservée la veille sur internet via Thai Rent a Car. En passant par un loueur vérifié et reconnu, nous sommes sûrs de bénéficier des assurances de l’agence : responsabilité civile, protection du matériel… Nous nous évitons donc bien des soucis en cas d’accident ! L’avantage de réserver via internet, c’est aussi d’économiser pas mal d’argent… notre voiture nous a coûté 115€ pour 6 jours, donc pas grand-chose finalement lorsque l’on divise par trois.

Nous arrivons au comptoir, et commençons à remplir les papiers. L’agent d’accueil nous explique qu’il n’a plus de voiture dans la gamme réservée (économique), mais qu’il peut nous surclasser gratuitement. Est-ce que l’on est d’accord ? Évidemment ! Quelle bonne surprise ! Nous découvrons la voiture avec stupéfaction : c’est une Toyota Fortuner, un énooorme SUV de luxe. C’est assez incroyable de se retrouver dans un véhicule pareil, surtout après nos bus tous pourris !

Ici, la conduite est à gauche, et le volant est à droite : tout un programme. Heureusement, bien installés dans notre tank, nous nous détendons peu à peu et Cyril se débrouille bien. Nous parcourons nos premiers kilomètres, pourtant dans la ville, sans encombre. On profite un max de notre nouvelle vie de luxe ! On s’arrête dans une gargote au bord de la route pour manger quelques plats, choisis au hasard sur un menu Thaï. Tout est délicieux, on se régale.

Nous repartons, nous avons plus d’une heure de route, et il ne faut pas traîner si nous voulons avoir le temps de tout voir. On s’enfonce dans les montagnes, et la route se met à tourner et grimper fort. Heureusement que l’on a une bonne voiture ! Du coup, on n’est pas trop secoués. On passe par des panoramas magnifiques, et nous décidons de nous arrêter dans un temple. Ici, tout le monde nous regarde avec curiosité : mais qu’est-ce que des occidentaux font ici ?

Apparemment, des festivités se préparent : il y a du monde qui s’affaire. Nous passons le plus discrètement possible, mais on se fait repérer ! Les femmes du village nous invitent à… manger ! Gloups, on n’a pas faim, mais nous n’avons pas le temps de protester : nos bols sont déjà remplis. On se régale avec des nouilles aux légumes. Quelle gentillesse de la part de ces personnes qui ne nous connaissent pas ! Comme toujours, c’est dans les endroits où nous n’attendons rien que nous faisons des rencontres. Une vieille dame nous prend tous dans ses bras, à tour de rôle, et nous sert fort : c’est un moment chargé d’émotion. Ensuite, l’une des villageoises nous prend sous son aile et nous fait visiter les différents édifices. Elle nous montre comment prier, elle est adorable.

Mae Hong Son Loop

Après un moment, nous repartons, et arrivons une heure plus tard vers les Geysers Pong Duet. Ce n’était pas tout à fait prévu, mais on est ravis de notre découverte ! Le prix d’entrée est inclus dans le prix du parc national, et nous permet d’assister à l’éruption de Geysers à plus de 90 degrés. C’est la première fois que nous voyons cela, et nous sommes émerveillés devant la puissance de la nature. Nous en profitons, puis continuer notre chemin. Apparemment, l’endroit abrite également des sources d’eau chaude, de quoi nous délasser. Malheureusement, de nombreux bassins sont en rénovation, mais certains d’entre eux sont ouverts, et ce, gratuitement ! Je plonge mes pieds dans l’eau brûlante, Cyril s‘y baigne carrément, c’est un chouette moment et le cadre est très beau.

Après cela, nous repartons pour notre dernier arrêt de la journée : le parc national Huai Nam Dang. On arrive une heure avant sa fermeture, ce qui nous permet de profiter pleinement de la superbe vue sur la vallée et les nuages qu’il nous offre. Encore une fois, l’endroit est superbe, bien que frisquet ! Nous sommes à 1700 mètres d’altitude tout de même, et la température s’en ressent.

Mae Hong Son Loop

On profite à fond de la vue, puis nous nous dirigeons vers Pai, ville où nous passerons la nuit. A presque 19h, nous prenons possession de nos petites cabanes en bambou, très sympa et au bord de la rivière de Pai. On ressort directement pour visiter le petit marché nocturne de la ville, à deux pas de notre hébergement (il suffit de traverser un petit pont en bambou !

Le centre-ville se révèle très mignon, assez similaire aux petites villes touristiques de France. Le marché nocturne qui s’y tient est inédit : on y trouve de la nourriture du monde entier, mais aussi de jolis vêtements à l’effigie de la ville. J’en profite pour m’offrir un nouveau t-shirt pour remplacer l’un des miens, qui ne ressemble plus à grand-chose après 6 mois de voyage. On mange un excellent repas pris dans les différents stands, on se régale encore une fois. Que c’est bon de manger des choses un peu différentes ! Après cela, nous rentrons nous coucher : la route, ça fatigue !

20 Février 2020 : Aux alentours de Pai…

Ce matin, on essaye de se lever vers 8h pour avoir le temps de faire toutes les activités prévues. On prend notre petit-déjeuner à l’auberge, en face de la rivière de Pai, emmitouflés dans nos vestes et foulards : il ne fait que 16 degrés ce matin. Le cadre est superbe, nous sommes au cœur de la nature, et les propriétaires ont même construit un moulin à eau pour alimenter leur jardin ! C’est un très bel endroit, tout en simplicité.

Nous le quittons un peu à regret, mais c’est l’essence même d’un road trip ! On garde tout de même en tête l’idée de revenir dans la région pour deux semaines au moins, pour avoir le temps de tout voir et de bien s’imprégner de l’ambiance du coin. On commence par se diriger vers le grand Bouddha blanc, un énorme Bouddha situé en haut d’une montagne, visible à des kilomètres à la ronde. On se félicite d’avoir une voiture, car la marche pour y arriver n’est pas des plus agréables : en bord de route, en montée quasiment constante. D’en haut, nous profitons d’un beau panorama sur la campagne, et nous sommes impressionnés par la taille, immense, de la statue.

Après cela, nous nous rendons au Coffee in Love, un petit café qui offre une vue imprenable sur la campagne Thaï. Petit plus, les cafés y sont très bons, et ont bien complété notre petit-déjeuner ! Nous avons une vue sur les jardins de fleurs et les cultures en terrasse, c’est très beau.

White Buddha

Après cette pause café, nous reprenons notre voiture pour aller voir la cascade Pembok, malheureusement asséchée (nous sommes en saison sèche). Heureusement, un pont en bambou est indiqué un peu plus loin ! Nous avons donc pu profiter d’une très jolie promenade sur un pont entièrement en bambou, construit au-dessus des cultures en terrasse.

La vue sur le petit village voisin, les champs et les buffles est tout à fait superbe, et nous avons la chance de pouvoir profiter de l’endroit presque seuls. C’est inespéré ! La visite en vaut vraiment le coup, le pont est long et nous donne l’occasion d’être plongés dans la vie rurale du pays. Nous sommes tous ravis de notre petite visite.

Le soleil tape désormais fort, il fait presque 35 degrés ! On décide de s’arrêter pour se restaurer près d’un petit étang que nous avons repéré à l’aller, dans une cabane tenue par une petite dame. On mange tous un Pad Thai végétarien, délicieux ! Dans cette région, tout le monde est adorable, et on n’a pas encore été confrontés aux « prix touristes ». Nous mangeons pour moins de 1€ par personne ! Pour l’instant, cette boucle est un coup de cœur.

Bamboo bridge

Le ventre bien plein, on s’arrête voir une faille sismique juste à côté, mais l’on commence à manquer de temps, donc on ne s’attarde pas. Une attraction majeure nous attend : le Canyon de Pai ! Il n’est pas très loin, et nous y arrivons rapidement. Il faut dire que la voiture facilite beaucoup nos déplacements !

On grimpe, on grimpe, et on arrive en haut du Canyon : wahou ! On ne se croirait absolument pas en Thaïlande. Nous sommes dans un Canyon au relief escarpé, de couleur beige/orange/rouge. C’est magnifique. Nous sommes toujours quasiment seuls, cela ajoute encore à la visite. On marche sur les crêtes, dans les ravins, pour profiter un maximum du paysage. Ce n’est pas toujours facile, car le sol est sec et glissant à cause de la poussière ! Le moment est très appréciable, d’autant plus que cela change dont ce dont on a l’habitude de voir.

On aimerait profiter plus longuement du Canyon, mais la journée n’est pas finie et les heures défilent : demain, nous nous lèverons plus tôt ! On décide de ne pas nous rendre à l’une des cascades repérées, par peur de ne rien voir à cause de la sécheresse, et allons plutôt profiter d’un autre point de vue : Hyun Lai Point.

Pai canyon

Il s’agit en fait d’un sommet aménagé où nous pouvons profiter d’une vue à 360 degrés sur les alentours. L’endroit est très beau et soigné, nous ne regrettons pas de nous y être arrêtés. Les fleurs recouvrent les pans de la montagne, c’est vraiment très joli. Nous prenons quelques photos, profitons de la quiétude des lieux, puis repartons.

Cette fois-ci, nous nous dirigeons vers Soppong, ville étape. Sur le chemin, on s’arrête près d’une rivière pour profiter un peu de ce paysage d’Ardèche, mais nous levons bien vite le camp à cause des centaines (sans rire) de moustiques qui se jettent sur nous et ne nous lâchent pas malgré nos gesticulations. Je ne me laisse pas piquer, mais Véro si : ça la gratte et la pique terriblement.

La route que nous empruntons est si belle que nous nous émerveillons à chaque virage (et dieu sait s’il y en a). Les cultures en terrasse sont reines ici, et je ne me lasse pas une seule seconde de ce que je vois : la région est vraiment de toute beauté. Je retrouve ce sentiment de découverte du début.

Alors que nous arrivons en haut d’une montagne, nous marquons le dernier stop de la journée : un point de vue nommé Doi Kiew. D’ici, nous retrouvons un peu les paysages de la veille et des parcs nationaux : forêt à perte de vue, brume, soleil couchant. Nous sommes émerveillés… quelle belle façon de clôturer cette journée.

Paysages Mae hong son loop

Après encore quelques virages, nous arrivons dans notre petit guesthouse, où nous dormons dans des huttes pour la modique somme de… 9€ par chambre ! On se régale d’un plat traditionnel dans une gargote adjacente où nous sommes accueillis très gentiment, puis filons nous coucher.

21 Février 2020 : Mae Hong Son Loop, la suite !

Ce matin, on se lève plus tôt encore que la veille : cette fois, on ne veut pas se laisser prendre par le temps ! Nous commençons par nous rendre dans la grotte Tham Lod, à quelques kilomètres de notre hébergement. C’est en fait un réseau immense de grottes, où ont été retrouvés des peintures rupestres et des ossements datant de plus de 10 000 ans.

En arrivant, les guichetières prennent notre température et nous demandent de nous désinfecter les mains. C’est la première fois que nous passons ce type de contrôle ! Pour la visite, un guide (une villageoise) est obligatoire, mais l’entrée de 450 baths est à diviser par trois.

Après une petite marche dans la forêt, nous arrivons face à une immense entrée : c’est le début de la grotte. Une rivière entre dans celle-ci, où d’énormes poissons noirs se pressent pour avoir un peu de granulés. On les observe avec stupéfaction : ils sont énormes et très beaux ! Dans la grotte, notre guide allume sa lampe à huile, car il n’y a absolument aucune lumière. Heureusement, nous avons aussi nos lampes frontales. On se sent l’âme d’explorateurs.

La première grotte est immense : elle mesure plus de 23 mètres de hauteur. Nos lampes ne suffisent pas à l’éclairer complètement, les stalactites et stalagmites projettent des ombres effrayantes. De temps à autres, on entend clapoter l’eau à cause des gros poissons. Ça fait peur ! La grotte est très belle, brillante grâce au calcaire.

Nous continuons la visite, et passons dans la deuxième grotte, où le temps a fait son ouvrage et créé des formes fantasques avec l’érosion. Ici, des poupées, là, un crocodile, ici encore, un singe ou un éléphant… Nous voyons même une peinture rupestre datant de plusieurs milliers d’années. Je trouve cela émouvant de voir de mes propres yeux la trace laissée par l’un de nos ancêtres, même si celle-ci est abîmée par le passage d’autres personnes.

Heureusement que nous avons un guide, car seuls, nous nous serions sans doute perdus ! On se met à la place des Sapiens venus ici avec un morceau de bois enflammé pour seule source de lumière : on est bien contents de venir aujourd’hui, avec nos lampes à piles ! On entend les chauves-souris suspendues par centaines au plafond, toutes proches.

Grotte

On continue notre chemin, et voyons trois cercueils, dans lesquels ont été retrouvés les trois corps de Sapiens. C’est incroyable de voir cela… Nous redescendons, et montons sur un radeau de bambou pour traverser la grotte. Les gros poissons noirs nous escortent comme des dauphins : ils savent bien que l’on va les nourrir ! Je peux les toucher facilement. Qu’ils sont beaux… Leurs nageoires ont des reflets bleutés.

Nous faisons le trajet aller, puis retour. La visite aura duré en tout une bonne heure et demie, nous sommes très contents de l’avoir faite !

Nous reprenons notre grosse voiture pour avaler les kilomètres. Aujourd’hui, nous avons 77 kilomètres à parcourir tout de même ! Tout cela sur des routes en épingles à cheveux qui nous emmènent tout en haut des montagnes, puis tout en bas. La vue est toujours aussi époustouflante, et nous ne nous lassons pas de la route. Cette boucle restera sans doute comme le « highlight » de nos deux mois en Thaïlande !

Nous nous arrêtons au point de vue Phang Ma Pha pour apprécier les montagnes noyées dans les nuages, et tentons une petite randonnée. Malheureusement, le sentier est complètement effacé et recouvert de plantes en tous genres : nous ne pouvons pas aller plus loin.

Nous repartons de plus belle, et allons en direction de la cascade Pha Suea. Sur le chemin, nous trouvons un joli petit restaurant en bord de rivière pour manger. Ici, pas de prix touristes : nous mangeons pour 5€26 à trois, avec trois boissons ! Le cadre est très sympa, mais les mouches/moustiques s’en donnent à cœur joie sur nos jambes : nous ne trainons pas.

Après encore quelques virages, nous arrivons à la cascade. L’entrée est chère, mais donne accès à une grotte aux poissons, alors on décide d’y aller. Bien que sans doute moins impressionnante qu’en saison des pluies, la cascade a tout de même pas mal de débit, et nous sommes contents de la voir. La grotte aux poissons est elle aussi étonnante : des centaines de poissons, les mêmes que dans la grotte de ce matin, se pressent dans un petit trou rocheux pour avoir quelques feuilles de salade. On se prend au jeu et les nourrissons avec des légumes frais : on dirait bien qu’ils adorent !

Cascades

Il est presque 16h, et nous sommes tous un peu fatigués : heureusement, c’est la fin de la journée ! Quelques ultimes virages et nous voilà à Mae Hong Son : entre hier et aujourd’hui, nous avons traversé pas moins de 762 virages ! Nous profitons du night market et du centre-ville avant de nous effondrer.

22 Février 2020 : Une route scénique et… épique !

Ce matin, on se lève pour partir encore un peu plus tôt que la veille. On a beaucoup de kilomètres à parcourir, et on ne veut pas se presser. Notre hôte nous offre un petit-déjeuner « surprise », ce qui nous fait super plaisir : on a l’impression que dans cette région, les gens sont encore plus adorables qu’ailleurs. On trouve également qu’il y a très peu de monde, qu’il y a moins de touristes que d’habitude.

Nous marquons notre premier arrêt au point de vue Pha Bong, qui offre un panorama d’exception sur les montagnes alentours. La brume est bien présente, mais cela ne nous empêche pas de profiter de l’endroit.

Nous repartons, et empruntons une route de montagne très étroite pour nous enfoncer encore davantage dans la nature. La route est très belle, mais aussi… épique ! Elle tourne énormément, et le dénivelé est tel que notre gros 4×4 patine dans les montées, bien que la voiture soit automatique. Cyril gère, et je me retiens, mais j’ai parfois envie de fermer les yeux. La vue est juste incroyable, nous n’en revenons pas. Nous avons une impression de bout du bout du monde, d’être au milieu d’une forêt primaire. Il faut que l’on s’accroche : nous avons plus de 100 kms à parcourir sur cette route ! Heureusement, nous ne croisons pas grand monde : la route est si étroite qu’à deux voitures, ça ne passe pas.

Au bout d’un long moment et de plusieurs points de vue plus époustouflants les uns que les autres, nous arrivons à la cascade Mae Surin. L’entrée est chère (200 baths par personne), mais nous ne voulons pas la louper pour autant. On prend avec nous un paquet de gâteaux qu’il nous reste, et allons voir la cascade.

En la voyant, nous sommes scotchés : elle est gigantesque ! Elle mesure 100 mètres de haut, et il y a beaucoup d’eau. Nous ne sommes pas déçus, elle valait l’investissement. Nous improvisons un pique-nique avec nos quelques gâteaux, en profitons bien, puis repartons toujours dans cette ambiance de fin du monde.

Pour vous planter le décor, nous sommes les seuls sur la route. Il n’y a aucun autre touriste, et les cafés, restaurants, guesthouses d’antan sont tous fermés et abandonnés. On se demande pourquoi : construction d’une nouvelle route, manque d’intérêt pour les parcs nationaux, endroits trop difficiles d’accès ? On ne saura pas, mais cela reste triste. D’un autre côté, cela nous arrange : la conduite est facile ainsi, et nous avons les points d’intérêts rien que pour nous.

Plus loin sur la route, nous nous arrêtons dans un café abandonné, situé juste à côté des rizières en terrasses. Celles-ci sont asséchées, mais la vue n’en reste pas moins superbe. Des buffles se reposent ou prennent un bain de boue, et Cyril et moi ne résistons pas à l’envie de nous approcher. Les buffles font de drôles de bruits, et nous sommes au moins autant effrayés qu’eux. On se tient en respect mutuellement, ouf ! C’est l’occasion de jolies photos.

Mae Hong Son loop

On commence à avoir faim (il est presque 15h), mais nous ne croisons aucun établissement malgré les kilomètres avalés. Ici, tout est désaffecté ! Nous nous arrêtons devant un très beau point de vue, qui s’avère en fait être un endroit où, à la fin de la saison des pluies, des millions de fleurs jaunes éclosent. A cause de la sécheresse, elles sont toutes rôties, mais je me promets intérieurement de revenir à la bonne saison.

Finalement, un restaurant au milieu d’un minuscule village semble être ouvert : youpiii ! On se précipite dedans, et avons le plaisir de pouvoir choisir entre plusieurs plats. Nous prenons des salades de papaye et une soupe de nouilles, avec des chips. Tout ça pour 3€ ! C’est bon, d’autant plus que l’on a très faim.

On repart le ventre bien plein, mais encore loin de notre destination : nous avons un peu plus d’une heure de route dans la montagne avant d’arriver à notre prochaine destination. Cyril commence à fatiguer, moi aussi : hauts les cœurs !

Heureusement, nous gardons notre bonne humeur habituelle et tout se passe bien. Nous arrivons un peu plus vite que prévu dans notre nouvelle auberge, tenue par un jeune couple. Ça a l’air très récent ! Nous allons nous trouver un petit coin où manger, puis on file au dodo. Tous ces kilomètres, ça fatigue !

23 Février 2020 : Doi Inthanon, parc national dédié aux cascades et au plus haut sommet de Thaïlande !

Ce matin, nous partons encore une fois tôt : la journée promet d’être chargée ! Nous nous enfonçons d’emblée dans le parc national Doi Inthanon, l’un des plus connus du pays (mais surtout fréquenté par les locaux). Sur notre petite route de montagne, nous croisons deux belles cascades : ni une, ni deux, on s’arrête ! Pour info, les cascades se nomment Mae Pan et Huai Sai Lueng.

On a l’excellente surprise de découvrir qu’elles sont gratuites, ce qui est une première ici. En plus de cela, elles sont très belles : pleines d’eau, très hautes ; on ne regrette pas notre petit détour. Nous sommes seuls sur place, et en profitons pleinement. Décidément, cette boucle n’est pas très populaire !

Nous repartons, cette fois direction les pagodes du roi et de la reine, à l’intérieur du parc national. L’entrée des pagodes est payante, mais reste abordable, d’autant plus que les jardins qui les entourent sont superbement entretenus. Nous remarquons tout de suite que l’endroit est touristique : minivans à la chaîne, et touristes très nombreux. Oulala, mais c’est qu’on a perdu l’habitude d’une fréquentation pareille !

Les pagodes et leurs jardins sont très beaux, les fleurs sont magnifiques. On en profite pour manger notre repas de midi dans un petit kiosque adjacent, qui ne profite pas de sa situation pour gonfler les prix : sympa !

L’après-midi débute, et nous voilà à 2200 mètres d’altitude pour une petite randonnée dans la forêt. Le thermomètre affiche 16 degrés. Au programme, une boucle de 3 kms à 185 mètres de dénivelé : rien d’insurmontable pour notre petite équipe ! Pourtant, et bien que le sentier soit très bien balisé, nous découvrons qu’il est interdit de s’y aventurer sans guide. La raison officielle, c’est « protéger le sentier ». La raison officieuse s’appelle argent ! Bon, ce n’est pas bien grave, on ne va pas chipoter pour 6€…

La randonnée est très pentue, et il faut dire qu’on ne s’attendait pas à autant de marches. Notre guide ne nous est d’aucune utilité (elle ne parle pas anglais), mais bon, c’est la loi. Pour autant, la randonnée est sublime : nous nous enfonçons dans la forêt, et profitons de tous ses bruits, de ses couleurs, de ses odeurs… C’est magique. Nous ne cessons de grimper, et finissons par arriver au sommet de notre montagne. La vue qui s’offre à nous, bien qu’embrumée, est magnifique. Nous voyons les habitations, les champs et la vallée en contrebas. Les rhododendrons sauvages colorent le paysage, et nous restons en contemplation un long moment.

Finalement, nous repartons. Nous repassons dans la forêt, et le sentier se termine déjà. En tout, nous aurons mis 1h45 à le parcourir ! Nous reprenons la voiture pour arriver sur le toit de la Thaïlande, le sommet le plus haut du pays : Doi Inthanon, qui a donné son nom au parc, est situé à 2550 mètres d’altitude. Nous y sommes rapidement, et la température chute : il ne fait plus que 11 degrés : brrr ! Cela fait longtemps (plus de 4 mois) que nous n’avions pas eu si froid !

Nous faisons une nouvelle petite marche dans la forêt, très instructive ; puis nous rendons au sommet du pays. Pas de vue spectaculaire, mais un joli panneau qui indique notre hauteur. Wouhou, on l’a fait ! Avec Cyril, nous serons passés de -25 mètres sous la mer à +2550 mètres dans les montagnes, dans le même pays et à un mois d’intervalle.

Doi Inthanon

Ensuite, nous reprenons notre jolie voiture pour aller voir de nouvelles cascades. On se rend compte qu’il y a plusieurs checkpoints, destinés à faire payer l’entrée du parc national, mais que comme nous arrivons en sens inverse, nous n’avons rien à payer : tant mieux !

Nous nous arrêtons tout d’abord à la cascade Siribhume, qui mesure plus de 100 mètres de hauteur. On suit un petit sentier, puis on s’aide carrément de lianes pour grimper la paroi. C’est sportif, mais cela en vaut la peine. Nous avons une vue imprenable sur la cascade, encore plus impressionnante ainsi. On reste un moment à contempler la beauté et la puissance de la nature.

Cette partie de notre voyage nous plaît encore plus que le reste : nature et paysages magnifiques, liberté de mouvement totale, absence de touristes et immersion dans le pays… ce système de road trip nous correspond. Il faut dire que pouvoir nous enfoncer ainsi dans la campagne et les parcs nationaux nous permet de vivre une expérience unique, mais aussi de découvrir des facettes de la Thaïlande encore insoupçonnées !

Nous nous arrêtons ensuite aux cascades Sirithan et Wachirathan, toujours gratuites et sur la route. Plus on avance, plus elles sont impressionnantes. A la dernière cascade, il y a une meute d’une cinquantaine de chiots de moins de deux mois : c’est étonnant !

Nous repartons finalement en fin de journée pour notre dernier hôtel de ce road trip, dans la ville de Chom Thong. Nous sommes ravis de la journée écoulée, de toutes ces découvertes et de cette nature sauvage. Nous finissons avec une fondue Thaï dans un restaurant où tous nous observent avec beaucoup de curiosité : le farang n’est pas commun par ici !

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