Pingyao

Pingyao

16 octobre 2019 : A la découverte de Pingyao, ville traditionnelle chinoise

Ce matin, on se réveille tôt pour être sûrs de ne pas louper notre train en direction de Pingyao. On se prépare, puis on fait nos aurevoirs à la ville de Beijing. Nous ne sommes pas vraiment tristes, peut-être parce-que nous savons que nous reviendrons un jour : on a vraiment aimé cette ville !

On arrive à la gare, et on trouve rapidement notre chemin jusqu’aux portes d’entrée. Nous avons 30 minutes devant nous avant que le TGV ne démarre ; mais une file d’attente gigantesque bloque l’accès au quai. C’est en fait les personnes qui souhaitent accéder au train ! On n’en revient pas, il y a au moins 300 personnes qui se bousculent à qui mieux mieux pour entrer en premier. Pas le choix, si nous voulons entrer à temps, on doit faire comme les chinois : pousser pour y arriver.

Personne ne s’offusque, c’est comme cela que ça fonctionne, ici. On pousse, on est compressés et on compresse les autres aussi, puis nous finissons miraculeusement sur le quai. Le train est déjà là, et nous sommes impressionnés par sa ligne. Il est en forme de fusée, et sa modernité nous fascine.

La Chine est connue pour avoir le fleuron de l’industrie ferroviaire mondiale, et pour cause ! Ici, les TGV vont de 300 à 450 kms/heure, et pourtant nous ne sentons aucune secousse. A l’intérieur, tout est très confortable, les sièges s’allongent presque, et on a de la place. On ne regrette pas d’avoir fait le choix du TGV au lieu du train de nuit !

En 4 heures, nous parcourons les 575 kilomètres qui séparent Beijing de Pingyao. Nous sortons de la gare, et avons la mauvaise surprise de découvrir que celle-ci est située à plus de 8 kms du cœur de Pingyao. Bon, il va falloir trouver une solution, car nous ne pouvons pas marcher autant.

On n’a pas très envie de se faire avoir par les taxis, et je jette un œil à notre application de GPS. Tiens, on dirait qu’il y a un arrêt de bus… qui irait au centre-ville. On s’approche des bus garés, on montre notre destination… et bingo ! Le bus va bien au centre-ville, et ce pour la modique somme de 1 yuan par personne : cela nous économise 28 yuans, car la navette proposée par l’hôtel était à 30 yuans.

Trop contents, on s’installe. Apparemment, nous sommes les seuls étrangers à avoir tenté le coup, car il n’y a que des chinois avec nous. On arrive rapidement, et on ne regrette pas d’avoir pris le bus : c’était facile et pratique !

Nos sacs sur le dos, on avance en direction de la vieille ville de Pingyao. Pingyao est une ville fortifiée, où les voitures ne peuvent pas circuler et où chaque bâtiment, ou presque, est inscrit comme bâtiment historique. La rue que nous arpentons a un charme fou, et nous avons la bonne surprise de découvrir que notre hôtel est situé ici !

Pingyao

Les propriétaires nous repèrent, nous font entrer et nous servent un thé en nous indiquant les principaux points d’intérêt de la ville en attendant que notre chambre soit prête. Ils sont très attentionnés, le séjour commence bien. On paie, puis on prend possession de notre chambre. Elle est superbe. Pour 18€ la nuit petit-déjeuner inclus, il n’y a rien dire. Les meubles anciens, le lit XXL avec plusieurs couettes, la jolie salle de bain, tout est superbe. C’est notre petit plaisir !

Après un petit repas à l’hôtel, on décide d’aller faire un tour dans la petite ville, c’est facile vu que nous sommes en plein centre. Il faut dire que c’est vraiment agréable de ne pas devoir marcher avant de se retrouver au cœur de l’agitation ! Ici, tout est superbe, et nous sommes charmés par la vieille ville. Il y a de nombreux magasins et de nombreux restaurants, c’est parfait pour notre programme : visiter, manger et se reposer. D’emblée, on se sent bien ici.

On croise une échoppe qui vend des fruits frais, coupés ou mixés sous nos yeux. Moi qui rêve de fruits depuis le début de la Mongolie, je me fais plaisir ! Pour 4€, on ressort avec un saladier d’1kg de fruits coupés : banane, orange, fruit du dragon, fruit inconnu, raisins, kiwi : mmmmmh !

On flâne dans les rues, on profite, la belle vie ! La nuit tombe, et comme le sol est mouillé, les lanternes rouges se reflètent sur celui-ci : wahou ! On se promène encore, puis on rentre à l’hôtel car il commence à faire vraiment froid. Surprise, on recroise Stéphane, le français de 50 ans en long voyage ! On discute un bon moment, puis on se sépare.

A l’hôtel, Cyril prend un plat de nouilles, et moi une gaufre : on a mangé à 16h, ce n’est pas la faim qui me taraude. On passe la soirée à avancer sur nos vidéos et récits ; et on commence à réserver pour notre prochaine destination : Xi’an !

17 Octobre 2019 : On se repose à Pingyao

Ce matin, aucun réveil ne nous tire du lit : on a décidé de consacrer cette journée au repos. C’est aussi ça le slow travel, s’accorder des temps morts pour recharger les batteries et s’écouter !

Vers 10h, on se prépare doucement, puis on prend le petit-déjeuner, inclus dans la nuit. Au menu : œuf sur une tranche de pain, ravioles, salade de soja et de champignons. C’est plutôt pas mal ! Je me sens un peu barbouillée, alors je n’avale pas grand-chose.

On sort pour profiter des rues de la vieille ville, qui a décidément beaucoup de charme. Il y a quelques visites intéressantes à faire, mais pour cela il faut prendre un ticket groupé, qui donne accès à tous les sites touristiques de la ville. Le billet n’est pas donné, même avec nos cartes étudiantes, mais il est valable 3 jours complets, alors on se lance.

Premier arrêt : les remparts de la ville. Pingyao étant une ville ancienne, elle a conservé ses remparts, et il est possible de se promener dessus. On grimpe, et cela nous permet d’avoir une jolie vue sur la ville et ses ruelles décorées de lampions rouges. On écume les remparts de bout en bout, et on découvre ainsi les quartiers populaires de la vieille ville : ici, beaucoup possèdent des poules, les pavés sont parfois remplacés par de la terre battue, ça a beaucoup de charme aussi. C’est marrant, d’en haut on voit parfaitement dans les cours intérieures, mais aussi chez les gens !

Arrivés au bout de la promenade, on redescend. On tombe sur une nouvelle grande rue, et dans une rue perpendiculaire, sur un marché de street food ! Tiens, ça tombe bien, il est déjà midi, et nos ventres gargouillent. On s’engouffre dans le marché couvert, et le choix ne manque pas. Une trentaine d’échoppes se pressent les unes contre les autres, proposant toutes sortes de mets : brochettes, nouilles, fruits, desserts…

L’une de ces échoppes a beaucoup de succès, alors on décide de se laisser tenter. Une gentille petite dame prépare de gros bols de nouilles, pour la modique somme de 10 yuans, soit environ 1€30 ! On lui fait comprendre que nous ne voulons pas un plat épicé, et heureusement ! Car dans les autres bols, elle verse généreusement deux à trois louches de piment pur : ouille !

Elle prépare sous nos yeux notre repas, et on la regarde attentivement. Elle cuisine avec les baguettes, quelle maîtrise ! Chaque geste est ultra précis, calculé, c’est impressionnant. Finalement, nos assiettes arrivent : nous ne sommes pas déçus ! C’est vraiment bon, en plus d’être presque donné.

On repart, repus, en direction du centre-ville. On s’arrête dans le deuxième musée qui nous intéresse : la plus ancienne banque de la ville. Pingyao était une ville extrêmement riche et commerçante, notamment grâce à ses banques florissantes. La visite est assez sympathique, on passe un bon moment.

En sortant, on se sent tous mous et fatigués : il est l’heure de la sieste ! On rejoint notre jolie chambre, puis on plonge sous les couettes pour dormir. On s’endort rapidement, et notre sieste dure presque 2 heures : ça fait du bien !

Après avoir émergé, on ressort pour visiter les autres monuments inclus dans notre billet ; mais il est déjà 17h30, et les visites se terminent à 17h. Mince, ce sera pour une autre fois ! On s’arrête acheter des fruits pour faire le plein de vitamines, puis on s’assoit sur le bord de la ruelle pour les manger.

Ville de nuit

Nous sommes l’attraction du moment. Un nombre incalculable de personnes s’arrête pour nous prendre en photo, avec ou sans notre accord ; pour poser avec nous, et parfois même nous filmer. Même si on commence à en avoir l’habitude, on trouve toujours cela aussi bizarre, et on a l’impression d’être des animaux de cirque. Il faut dire qu’avec nos cheveux clairs et nos yeux bleus, on ne passe pas inaperçus.

Au bout d’un moment, on rentre à l’hôtel, et Cyril commande de quoi manger. Je n’ai toujours pas faim, alors je ne me joins pas aux festivités. Une tête apparaît de l’autre côté de la fenêtre : c’est Stéphane ! Il se joint à nous, et nous passons la soirée à discuter, échanger sur nos vies, c’est vraiment chouette. Lui aussi va à Xi’an ce week-end, on se recroisera peut-être encore !

La soirée touche à sa fin, et nous rejoignons notre chambre pour notre dernière nuit à Pingyao.

18 Octobre 2019 : On continue de se chouchouter !

Ce matin, je me réveille tôt, sans alarme : ça va mieux qu’hier. Cyril se réveille peu après, et on va prendre notre petit-déjeuner. Je ne peux toujours pas avaler grand-chose : à ce rythme-là, je vais finir squelettique !

On part en direction des deux temples de la ville afin de les visiter. Nous commençons par le temple de Confucius, qui s’avère joli. Nous commençons à avoir l’habitude des temples chinois, alors on devient un peu difficiles ! Nous continuons ensuite avec un temple taoiste, qui nous séduit beaucoup plus. Ses jardins sont parcourus de petites rigoles d’eau qui s’écoulent, et des tables sont incrustées autour des arbres : on adore.

La visite se termine, alors on se rend au dernier bâtiment repéré : l’ancien siège du gouvernement de la ville. Ici se trouvait la prison de la ville, tout de même utilisée jusqu’en 1960. Les cellules font froid dans le dos, et les instruments de torture présentés encore plus. Brr, c’est horrible ! Le bâtiment abrite également les appartements du gouverneur, et différents jardins.

Cette fois-ci, ça y est : nous avons visité l’ensemble des monuments de la ville. On retourne à l’hôtel pour ranger nos affaires, récupérer notre linge que nous avions fait laver à la guesthouse, puis on s’installe dans la salle de restaurant pour patienter, tout en profitant de la WiFi.

Cyril discute avec Kim et Lucas, les français croisés sur la muraille de Chine : ils arrivent à Pingyao aujourd’hui. Il leur propose de manger avec nous, ce qu’ils acceptent avec plaisir. On part à la recherche d’un restaurant qui convienne à tout le monde, et hop on commande à manger. Des nouilles creuses pour moi, et un plat de nouilles au poulet pour Cyril. Mon plat s’avère vraiment décevant : les nouilles sont caoutchouteuses, la sauce est trop salée, bref, ce n’est pas bon !

Il est 14h30, alors on dit aurevoir à nos amis. Il est temps pour nous de partir pour la gare, nous avons un TGV à prendre. On achète sur la route un saladier de fruits frais : mmmh ! Ça fait tellement de bien de manger autant de fruits. On passe récupérer nos sacs à la guesthouse, et notre hôte nous offre un joli cadeau ! Nous avons droit chacun à une paire de baguettes en bois, contenues dans un bel étui en tissu coloré. On est touchés par cette attention, c’est gentil.

On salue nos hôtes, puis on va en direction de l’arrêt de bus. Je prévois le coup, et écris sur mon téléphone « Gare » en chinois, je prépare la carte avec l’emplacement voulu sur mon téléphone et prend en photo le numéro de bus à prendre. Même comme cela, lorsque notre bus arrive, notre chauffeur nous assure qu’il ne va pas à la gare ; et il nous fait signe de le laisser. C’est tout bonnement impossible, nous sommes dans le bon sens !

On décide de rester dans le bus, il n’y a pas de raison qu’il n’aille pas à la gare. Je mets mon GPS pour surveiller la trajectoire, qui s’avère correcte. Au bout d’une vingtaine de minutes, nous arrivons à la gare. On se demande bien pourquoi les chinois persistent à nous donner de mauvaises informations ! C’est vraiment bizarre, et embêtant.

On récupère nos tickets de train au guichet de vente de billets, puis on s’installe. Le train devrait arriver d’ici 2 heures, mais il vaut mieux être prévoyant ici ! Finalement, le train est annoncé, ça y est.

C’est l’occasion de faire un petit point sur les différences culturelles avec les chinois, qui s’avèrent parfois difficiles à vivre. Pour commencer, l’environnement sonore est toujours riche et varié. A longueur de journée, on entend les gens autour de nous roter et péter, toujours de façon très bruyante et souvent juste à côté de nous. Dans la rue, au restaurant, dans les transports en commun ou même dans les dortoirs, ils regardent des vidéos en tout genre sur leur téléphone avec le son à fond, sans écouteurs. Dans la rue, ça passe, mais dans le TGV, multiplié par le nombre de personnes présentes, on repassera pour le repos.

 Ils ont également une habitude des plus charmantes : chercher des glaires au plus profond de leurs poumons (avec le bruit qui va avec) pour ensuite les cracher par terre. Par terre, oui, mais par terre partout ! C’est-à-dire dans la rue (ça passe), mais aussi dans les bâtiments, musées, métros… Quand on mange au restaurant, ce n’est pas toujours très ragoutant. D’ailleurs, en Chine il faut faire beaucoup de bruit en mangeant (la bouche ouverte).

Pour finir, et c’est sans doute l’habitude la plus énervante, les chinois poussent à tout va. Mais ils ne poussent pas comme vous pouvez l’imaginer, non. Ils donnent tout ce qu’ils ont, ils étendent les bras devant vous pour passer devant, vous envoient valser à l’autre bout de la pièce pour gagner quelques secondes. C’est particulièrement flagrant dans les transports en commun ou les lieux touristiques. Dans le métro, les gens qui veulent entrer n’hésitent pas à se mettre devant les portes et pousser de toutes leurs forces alors que les gens essaient de sortir, afin de se précipiter et avoir une place assise. Ils n’hésitent pas à vous passer devant dans les files d’attente.

Bien sûr, on savait tout cela en venant en Chine, mais à vivre, cela reste parfois difficile. On sait que pour eux, ce n’est pas malpoli, mais après plusieurs coups d’épaules et compressions en tous genres, on perd parfois patience !

Nous montons donc dans le train, où les téléphones hurlent à qui mieux mieux. Bon, nous avons 3 heures de trajet, ça devrait aller… Autour de nous, chacun regarde sa vidéo ou son film sans écouteurs, en dépit du bon sens. On hésite même à faire pareil tant on a du mal à regarder notre série. On est bien contents de ne pas avoir choisi de train couchette et de ne pas dormir en dortoir : qu’est-ce que cela doit être !

Finalement, on arrive à Xi’an. On prend le métro, où je me fais une fois de plus bousculer, puis on arrive à l’hôtel, situé à côté de la bouche d’entrée : youpi ! Il est 21h30, c’est vraiment agréable de ne pas avoir à courir. On prend possession de notre chambre, vraiment confortable, puis on ne traîne pas à s’endormir.

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