Siem Reap

Siem Reap

19 Décembre 2019 : Premier jour à Siem Reap !

Après une journée de trajet (12 heures de trajet depuis Kratie ! Où nous sommes restés quelques jours après Kampong Cham pour observer les dauphins d’eau douce, que nous n’avons pas vus), nous sommes arrivés à Siem Reap, non sans quelques frayeurs ! On n’a pas traîné à aller se coucher, bien crevés après toute cette route.

Ce matin, nous nous réveillons tranquillement : nous avons besoin de récupérer. Après un petit-déjeuner à l’auberge, dont nous sommes d’ailleurs très contents car les prix sont vraiment raisonnables, on file découvrir la ville. Il paraît qu’il y fait bon vivre, à notre tour de voir ça !

On commence par un petit temple, qui s’avère joli. Il fait déjà très chaud, et on rase les murs. Ici, il y a de très nombreux chats, dont les moines s’occupent. C’est un peu notre petit paradis ! Après le temple, on passe dans des petites ruelles pleines de charme. Il y a des pavés au sol, des plantes aux murs, on a l’impression d’être dans le sud de la France. Il y a plein de petits restaurants qui nous feraient presque de l’œil, on apprécie d’ores et déjà cette ville !

On visite ensuite un second temple, toujours habité par des moines bouddhistes. Il faut savoir que les femmes ont interdiction de toucher les moines, sous peine de leur faire perdre toute la vertu accumulée depuis le début de leur nomination. Du coup, je me tiens loin ! L’architecture est toujours aussi belle, on ne s’en lasse pas.

On fait une petite pause dans un boui-boui pour boire un verre et manger un bout, mais surtout pour se rafraîchir : il fait 32 degrés, et au soleil la température monte encore plus haut. Même si on commence à avoir l’habitude de la chaleur, aujourd’hui elle reste insupportable. On continue notre visite dans le marché central, surtout consacré à la vente de souvenirs. A chaque nouvelle échoppe, les vendeuses nous accostent et tentent de nous vendre leurs babioles, toujours avec les mêmes phrases d’accroche. C’est plutôt amusant.

Finalement, Cyril s’achète un petit magnet pour agrandir notre collection, et je craque pour un nouveau pantalon « mou ». Ici, les femmes ne se mettent pas en short, et j’ai tendance à imiter leur façon de s’habiller pour ne pas attirer l’attention. En plus, ce type de pantalon me permet de pouvoir entrer partout (pour les temples, il faut avoir les épaules et les jambes couvertes) sans avoir chaud. Une petite négociation, et hop, c’est dans la poche !

On continue notre visite du marché, où nous tombons sur la partie « authentique » : fruits et légumes, poissons, viandes, et même… serpents ! Ouuuh… l’odeur est drôlement forte ici, je ne suis pas sûre que les produits soient tous de la première fraîcheur. Entre la chaleur et les odeurs, c’est un coup à de venir strictement végétarien ! Les poissons et les morceaux de viandes sont dans des bassines à même le sol, et de nombreuses mouches en font leur festin. C’est sûr, nous ne mangerons pas ici !

Centre ville de Siem Reap

Après ces visites, nous décidons de regagner notre hôtel : la chaleur nous a fatigués, un peu de fraîcheur nous fera le plus grand bien. Une heure plus tard, nous ressortons en quête d’un supermarché où acheter de quoi faire un pique-nique pour le lendemain : au programme, la visite des temples d’Angkor !

La cité d’Angkor propose deux parcours : un petit, avec les temples principaux, de 16 kms, et un grand, avec des temples plus éloignés, de 25 kms. En plus de la distance de ces parcours, il faut ajouter environs 8 kms depuis le centre-ville pour rejoindre la cité.  Au départ, nous souhaitions faire chacun des parcours à vélo, mais après notre expérience du jour avec la chaleur, nous avons fini par nous dire qu’au moins pour le grand tour, il faudrait opter pour un tuk-tuk.

Le premier supermarché ne propose que peu de choix, et les prix sont exorbitants : on passe notre chemin. Au passage, on rencontre un couple franco-espagnol de voyageurs au long terme. Le courant passe, alors on décide d’aller boire un verre, puis de manger ensemble ! Ils sont très sympas, et eux aussi font un peu moins de rencontres depuis qu’ils sont en Asie du Sud-Est : les voyageurs ne sont pas les mêmes.

Peu avant 23h, on décide de se séparer, car nous avons tous des journées chargées pour le lendemain ! Ils vont aussi visiter les temples d’Angkor, mais sur une seule journée, alors que nous avons opté pour le pass 3 jours. Sur le chemin du retour, nous arrêtons différents tuks-tuks pour leur proposer de nous emmener sur le site. Les prix diffèrent, le feeling aussi, alors on fait le tour des véhicules présents.

Finalement, on tombe sur un chauffeur Khmer avec l’un de ses amis, et tous deux nous amusent beaucoup. Il nous montre fièrement son tuk-tuk, aménagé spécialement pour notre confort : eau fraîche à volonté (il nous la fait goûter !), petites serviettes rafraîchissantes après chaque temple (qu’il nous fait tester aussi !), WiFi, musique et même powerbanks ! Le prix annoncé est correct, et nous négocions un petit peu. Rendez-vous est pris : il viendra nous chercher le lendemain, à 7h du matin. En une poignée de main, l’affaire est réglée : ici, les affaires fonctionnent comme cela, on se fait mutuellement confiance.

Bien contents de notre trouvaille, on rejoint notre hôtel, non sans passer par Pub Street, qui s’est transformée pour la soirée ! La rue est éclairée de nombreux néons multicolores, des décorations de Noël sont accrochées de partout, et de petits véhicules pimpés pour l’occasion font office de bars roulants. L’ambiance est amusante (Cyril se voit même proposer de la Marijuana par un tuk-tuk man), mais nous rentrons pour ne pas être trop crevés le lendemain : mine de rien, on doit se lever à 6h !

20 Décembre 2019 : La cité d’Angkor, le grand circuit !

Tout excitée, je me réveille avant que mon alarme ne me tire du sommeil. Aujourd’hui, nous allons poser les pieds dans la mythique cité d’Angkor !

Mais d’abord, je vais vous situer un petit peu : la cité d’Angkor, qu’est-ce que c’est ? L’empire khmer fut fondé en 802 par Jayavarman II. Durant la période de prospérité de cet empire, Angkor était sa capitale.

Pendant plus de 600 ans de domination, le royaume d’Angkor s’étend vers l’est jusqu’à l’extrémité sud-est de l’Asie, vers l’ouest jusqu’en Birmanie et vers l’est jusqu’au Vietnam. Le royaume couvrait alors environ 1 000 km² de superficie et comptait près de 750 000 habitants.

Avec le déclin du royaume khmer, la capitale d’Angkor fut abandonnée vers 1431. Par la suite, ses temples furent également envahis par la végétation foisonnante de la jungle du Tonlé Sap.

Sur le site actuel, qui couvre 400 km², il reste quelques 112 temples : il y a de quoi faire ! Nous avons décidé de prendre le pass 3 jours, afin de visiter sans nous précipiter (ni nous dégouter) les différents édifices. On se prépare, et Cyril reçoit un message de la part de notre tuk-tuk man : il est déjà devant l’hôtel ! Génial, il est en avance. On part aussi sec acheter nos tickets, dans un bâtiment en-dehors de la ville (mais pas tout à fait sur la route pour aller à la cité, très pratique).

Notre chauffeur est très prévenant, et nous explique bien ce qu’il faut faire. Je lui demande si l’argent généré par la vente des pass revient effectivement à une entreprise vietnamienne, comme je l’avais entendu, mais il me dit qu’il ne peut pas me répondre : le gouvernement surveille. Je trouve cela terriblement triste… Ici, les gens ont peur de s’exprimer, peur des réprimandes. Pass en poche (et délestés de 62$ chacun), nous repartons.

Rapidement, nous arrivons à l’entrée du site. Nous sommes surpris de découvrir que les temples sont en fait disséminés le long d’une route goudronnée, dans une forêt. Il y a une grande distance qui les sépare les uns des autres ! Notre chauffeur nous conseille de commencer par le sens inverse de visite classique, pour éviter le maximum de monde, ce que nous acceptons avec joie.

Angkor grand tour

Nous commençons par la visite d’un petit temple, mais nous sommes déjà émus d’être sur place. Ce lieu, vieux de 10 siècles et pourtant assez bien conservé, est juste là, sous nos yeux ! On prend beaucoup de photos, on profite un maximum. On a la chance d’être seuls dans le temple, ce qui sera d’ailleurs le cas pour tous les temples que nous visiterons, sauf le dernier. Quel luxe, surtout lorsque l’on sait que les lieux sont visités par plus de 5 millions de visiteurs chaque année (10 millions sont attendus pour 2025).

A chaque temple, notre chauffeur nous attend et nous propose son eau fraiche et ses petites serviettes réfrigérées : cela nous fait trop de bien ! C’est effectivement beaucoup plus confortable de visiter de cette manière, et on ne regrette pas du tout notre choix : toute notre énergie est consacrée à la visite des lieux, et non à la navigation entre chaque point d’intérêt. Et puis, mine de rien, les visites sont fatigantes ! Nous marchons plus de 16 kms dans la journée.

Angkor

Peu à peu, nous visitons chaque temple situé sur le parcours. Comme nous avons commencé à l’envers, nous voyons d’abord les plus modestes pour finir par les plus imposants. C’est encore une fois un heureux hasard, car nous sommes de plus en plus émerveillés ; alors qu’en visitant dans le « bon sens », nous aurions sans doute moins apprécié les temples les plus simples.

Comme nous ne visitons que peu d’édifices, nous les apprécions pleinement et avons tout notre temps pour en profiter. Si jamais vous voulez visiter la cité d’Angkor, on ne peut que vous conseiller de diviser petit et grand circuits pour ne pas vous en dégouter. Dans certains temples, la nature reprend ses droits, et les arbres ne font qu’un avec les vieilles pierres : d’ailleurs, on se demande qui retient l’autre. Les visites sont belles, parfois émouvantes, on ne fait que se répéter que l’on a une chance inouïe de pouvoir profiter de cet endroit mythique.

Angkor

Vers 12h, nous finissons de visiter le dernier temple. On demande à notre chauffeur s’il est possible de nous emmener voir deux temples supplémentaires, à une vingtaine de kilomètres de la cité. Il accepte, contre une petite rallonge (of course !). Nous voilà donc partis pour une trentaine de minutes de route. On en profite pour manger nos petits sandwichs à la vache qui rit dans le tuk-tuk, au frais avec le vent. Entre temps, le ciel s’est découvert et il fait désormais de plus en plus chaud. On n’est pas fâchés d’avoir eu des nuages pour la matinée, cela nous a permis d’admirer les temples sans mourir de chaud.

Finalement, nous arrivons au Banteay Srei, le temple de la femme. Le temple est petit, mais incroyablement bien conservé. Ici, des cordons nous empêchent de nous approcher des fresques et gravures, et elles sont donc en excellent état. Dans les temples du site principal, nous avons croisé un couple de français qui caressait les gravures. Je n’ai pas pu m’empêcher de les réprimander vertement : si les 5 millions de visiteurs touchent les temples, d’ici 10 ans il n’en restera rien. Ne soyons pas égoïstes !

Bantei Srei

La chaleur se fait écrasante, d’autant plus qu’il n’y a pas d’ombre à cet endroit, mais nous prenons le temps de détailler le temple. Le travail si minutieux est impressionnant, et cela nous donne une meilleure vision de ce à quoi ressemblait la cité auparavant. On mitraille de photos le site, puis nous décollons pour le dernier temple de la journée. Nous commençons à fatiguer, et nous jouons surtout avec les petits chats qui peuplent l’endroit. Mine de rien, toutes ces pierres, ça crève !

Notre tuk-tuk nous ramène à l’auberge, où nous nous reposons au frais pour un moment. Vers 19h, nos amis rencontrés la veille passent nous chercher, et nous passons une excellente soirée dans un restaurant, à échanger et partager. Ce genre de rencontre, ça fait plaisir ! Il est 23 heures lorsque nous rentrons, épuisés par cette jolie journée.

22 Décembre 2019 : Angkor, la suite !

Après une journée à nous reposer et profiter de nos nouveaux amis, qui sont désormais partis pour Phnom Penh, nous avons décidé de notre côté de partir à la découverte des temples du petit circuit d’Angkor. A 7h du matin, nous filons en direction de la cité à vélo. Nous avons fait le choix de pédaler pour aujourd’hui : on ne peut pas se permettre d’engager un tuk-tuk pour les deux circuits, ça nous reviendrait trop cher.

Après 40 minutes de vélo et environ 14 kms, nous arrivons au premier temple. Comme pour l’avant-veille, nous avons décidé de découvrir les temples dans le sens inverse de visite habituel pour éviter les groupes au maximum. Dans le premier temple, c’est une réussite : nous sommes les seuls ! Nos cuisses tirent déjà un peu, et on se félicite d’avoir apporté beaucoup d’eau : la journée s’annonce sportive.

Comme il est encore tôt, les températures sont agréables et la luminosité est belle. Nous en profitons pour visiter les différents temples, presque vides pour la plupart, admirer les gravures et sculptures, semblables et pourtant toutes uniques. Au bout d’un moment, nous arrivons dans un temple un peu plus connu, et malgré la beauté des lieux, la magie n’opère plus tellement : ici, les groupes de chinois sont pléthores. Ils crient dans ces lieux sacrés et se bousculent pour poser pour leurs photos. On se rend compte que finalement, tout ce qui les intéresse est de ramener une photo d’eux, et qu’ils n’ont aucune conscience des lieux qu’ils sont en train de visiter. Ils s’appuient sur les colonnes gravées, font la queue pour ramener tous la même photo… Cela casse l’ambiance mystique de l’endroit. C’est dommage, ce temple était pourtant très joli, et les arbres s’entremêlant aux pierres sont ici impressionnants.

Angkor petit circuit

Vers midi, nous arrivons dans l’enceinte d’Angkor Thom, là où se situent les temples les plus connus de la cité. Pourtant, le soleil est de plomb, et malgré notre pique-nique, on a un petit coup de mou. Nos jambes nous font souffrir, on n’a plus vraiment d’énergie… C’est quand même dommage de ne pas profiter des plus beaux temples à venir, non ? On jette un œil à nos téléphones : avec le retour, nous en serons à 36 kms à vélos et 8 kms à pieds. C’est décidé, on décide rentrer, et de visiter le reste des édifices plus tard. Nous avons un pass 3 jours, autant le rentabiliser !

Sur le chemin du retour, nous passons devant Angkor Wat, le plus connu de tous, l’emblème du pays. Wahou… ! Les tours se détachent et se reflètent sur l’eau, c’est magnifique. On ne peut s’empêcher de regarder le temple, tout excités. On est contents de garder le plus connu pour la fin !

On croise également de nombreux singes, et après 12 kms, nous voilà de retour à l’auberge. La circulation n’était pas trop terrible, mais cela ne nous empêche pas d’être crevés ! Il n’est que 13h30, et pourtant nous filons sous la douche puis dans le lit : on a bien mérité un peu de repos !

27 Décembre 2019 : Angkor… une fois !

Et voilà, Noël est passé ! Nous avons occupé nos journées précédentes à nous reposer, bien manger, préparer l’arrivée de ma maman en Thaïlande, mais aussi jouer un peu aux jeux vidéo (ça nous manque, mine de rien !). Nous devons entrer en Thaïlande le 3 Janvier afin de ne pas être coincés avec les dates de visas, nous nous occupons donc avec ce que l’on a sous la main. Et oui, les divertissements sont si chers au Cambodge que cela nous coupe l’envie de faire les activités proposées !

Pour le réveillon de Noël, nous sommes allés dans un très bon restaurant français : l’Olive. La qualité était gastronomique, et on a pu déguster des mets « de chez nous ». Le service, la décoration et même les clients étaient français, et cela nous a fait du bien ! On se serait crus en Isère pour notre réveillon. Chaque bouchée était à se rouler par terre, et on ne regrette pas un seul instant de nous être fait ce cadeau. Il n’y a pas à dire : la cuisine française, c’est vraiment la meilleure ! Nous avons aussi décidé de réserver un hôtel un peu plus haut de gamme que d’habitude, c’était très sympa. Le lendemain, nous sommes allés chez le seul gemmologue reconnu du Cambodge pour me trouver un cadeau pour mes 25 ans : je voulais quelque chose qui reste (mais qu’est-ce que c’est ? Suspens…) ; puis on s’est offert une pizza de Noël : miam miam ! Nous sommes également allés voir un spectacle proposé par une compagnie formée par des personnes venant de milieux très défavorisés : le cirque Phare. Il n’y avait pas d’animaux, et le spectacle était véritablement magnifique. Une superbe énergie se dégageait de la troupe, nous avons passé un excellent moment et vous le recommandons aussi !

Aujourd’hui, nous avons prévu une ultime journée dans la cité d’Angkor. Nous avions décidé de découper le petit circuit en deux, car à vélos nous nous fatiguons plus vite et nous souhaitions en profiter dans de bonnes conditions. Peu avant 7h du matin, nous voilà donc de nouveau sur nos bolides, direction la cité d’Angkor ! Nous avons 12kms à parcourir, et nous arrivons sans trop de mal sur place.

Nous décidons délibérément de sauter Angkor Wat pour nous rendre directement au temple d’après : les cars sont en train de déverser leurs groupes de chinois, et nous préférons prendre un peu d’avance pour les éviter. Nous commençons donc par le temple du Bayon, le troisième plus grand de la cité. Le temple est surmonté de 54 tours, toutes ornées de 4 visages de Bouddha. On vous laisse calculer, mais cela fait un sacré nombre de visages qui surveillent dans toutes les directions ! On prend notre petit-déjeuner sur place, puis on entreprend de se perdre dans le temple. Pour le moment, il n’y a personne, et l’ambiance est mystique ! Les rayons dorés du soleil effleurent les pierres anciennes, c’est superbe. Pourtant, l’instant de grâce ne dure pas : tout à coup, le temple se remplit en un clin d’œil ! Là où nous étions seuls, en quelques minutes, nous voilà presque une centaine. Après un ultime regard, nous partons en direction d’un autre temple.

A l’entrée de cet autre temple, les singes sont de la partie ! Certains s’accrochent même aux pantalons des gens, comme pour les supplier de leur donner quelque chose : c’est un drôle de spectacle. Dans ce temple, nous avons la chance d’être encore peu nombreux, et nous en profitons pleinement. Sur le petit circuit, c’est un luxe rare. Le temple est beau, et nous emmène dans un dédale à travers la forêt tropicale. Ici, on se sent un peu comme les premiers explorateurs : les pierres sont recouvertes de racines, et les édifices sont perdus dans des coins de forêt. On aime beaucoup ce petit passage. A nos yeux, toute la cité aurait dû être conservée de cette façon : exit la route en asphalte ; place à la découverte des temples par des petits chemins. Évidemment, les petits chemins ne sont pas adaptés au tourisme de masse, c’est pourquoi ils ont été bannis.

On continue notre visite en passant par la terrasse du roi lépreux et la terrasse des éléphants. Il est un peu plus de 11h, et le soleil tape désormais très fort. Je ne sais pas si c’est la chaleur, le soleil, ou le manque de sucre, mais je ne me sens pas très bien. On fait une autre petite pause pour manger quelques gâteaux, puis on continue notre périple à vélo. On redescend vers Angkor Wat, non sans faire un stop dans un temple situé en haut d’une colline, promettant une belle vue pour le coucher de soleil. On décide de monter même si le soleil est encore haut, et cela draine le peu d’énergie qu’il me reste. Il ne faut pas faiblir, il reste le plus connu des temples à visiter : Angkor Wat !

On remonte sur nos vélos, et cette fois, on y est : les tours mythiques se dessinent au-dessus de l’eau des douves. On attache nos vélos, puis nous traversons le pont flottant qui nous sépare du temple. A l’intérieur de l’enceinte, une superbe allée nous offre un point de vue parfait sur l’emblème du Cambodge, et nous en profitons pour faire quelques photos. Apparemment, les cars de chinois sont ailleurs, car nous sommes très tranquilles.

Angkor Wat

Alors que nous visitons l’intérieur, nous admettons que nous sommes un peu déçus : l’allée centrale et la vue sur Angkor étaient magnifiques, mais l’intérieur n’est pas à la hauteur. Les gravures sur les murs (à l’exception de deux grandes fresques murales) sont pour la plupart effacées ou grandement détériorées. Les 5 millions de touristes annuels n’y sont pas pour rien… On grimpe dans les tours, on fait quelques pauses gâteaux pour tenir le coup, puis nous redescendons pour profiter une dernière fois de la vue sur Angkor Wat depuis l’allée centrale. La cité d’Angkor était vraiment superbe, et je pense que sans elle, le Cambodge aurait du mal à attirer les touristes. En tout cas, nous sommes heureux de l’avoir vue de nos propres yeux, et sans trop de monde !

Alors que nous sortons du temple, un chauffeur de tuk-tuk nous propose ses services. J’ai un peu la tête qui tourne, mais nous avons nos vélos, et cela risque d’être compliqué de les ramener. Cyril demande tout de même si cela est possible. Le chauffeur accepte, mais nous propose un prix prohibitif. Comme toujours, on négocie, et lorsque l’on voit que le prix ne descend pas suffisamment, on fait mine de partir. Comme toujours (ou presque), cela fonctionne et le prix est divisé par deux. Ni une, ni deux, on charge nos vélos dans le tuk-tuk : ici, rien n’est impossible ! On s’installe sur la banquette restante, et c’est parti ! Je me sens un peu nulle de ne pas rentrer à vélo, mais avec la chaleur, les 8 kms restants me paraissaient insurmontables.

Très rapidement, notre gentil chauffeur nous dépose devant « la cantine », et nous aide même à garer nos vélos. On entre dans notre resto préféré, et on a le plaisir de découvrir qu’il reste encore de la place : ouf ! On se régale avec des plats au gingembre, des rouleaux de printemps et des boissons bien fraîches et sucrées. On en avait besoin ! Ensuite, on enfourche nos vélos à nouveau pour rentrer à l’auberge, où l’on passe l’après-midi à dormir et nous reposer : le soleil m’a donné une grosse migraine !

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