Trek de Kalaw au lac Inle

Kalaw - Lac Inle

13 Mars 2020 : On rejoint le lac Inle depuis Kalaw : 70 kms de marche en vue !

Après une journée dans un minibus avec une française qui crachait ses poumons mais refusait de mettre le masque donné (!), nous sommes arrivés à Kalaw, petite ville de montagne. Le but de ce petit arrêt : rencontrer nos guides pour la randonnée à venir et se reposer.

Le lac Inle est l’un des lieux les plus connus du Myanmar, et nous souhaitions y arriver à pieds pour en apprécier encore plus sa beauté. Après diverses recommandations, nous avons choisi de partir avec l’équipe de Yola Trekking : un jeune homme de 24 qui a fondé son agence l’année dernière, mais dont le nom est sur toutes les lèvres, apparemment ce serait le meilleur ! Notre but : rejoindre le lac Inle depuis Kalaw en 3 jours et 2 nuits et 70 kms environ. Les repas et les nuits se font chez l’habitant ! Tout ce que l’on aime. Une difficulté en vue ? Oui, la chaleur : nous sommes maintenant en été, et il fait plus de 40 degrés au soleil : ça ne va pas être facile.

Nous rencontrons Yola et son équipe, et tout le monde est adorable. Yola prend une heure pour discuter avec nous, et nous apprécions de ne pas être expédiés après le paiement. A la fin de notre entrevue, Yola nous dépose même devant notre hôtel : c’est une gentille attention. On se couche tôt, demain nous décollons à 7 heures du matin pour 20 kms de marche !

Le matin, on se prépare vite, on prend un gros petit-déjeuner, et Yola vient nous chercher pour nous déposer au marché avant de débuter le trek. Pour la randonnée, nous n’aurons que nos petits sacs à dos avec le minimum dedans : impossible de marcher avec 13 et 18 kgs sur le dos !

Pendant notre tour de marché, nous achetons un petit cadeau pour le fils de Yola, qui n’a que 3 mois et qui est sa grande fierté. Il est touché par le cadeau, mais ne l’ouvre pas devant nous (c’est très commun en Asie, car cela permet de ne pas perdre la face si le cadeau ne plaît pas). Nous rencontrons Hnan Si, notre jeune guide de 20 ans. Elle est toute jeune mais très professionnelle : c’est la belle-sœur de Yola.

Nous sortons de la ville en voiture car le trafic est dense, jour de marché oblige, puis la randonnée débute. Nous saluons Yola, et c’est parti ! Hnan Si nous met tout de suite à l’aise, et nous discutons beaucoup. Nous en apprenons énormément sur le pays, sa façon de vivre… Elle nous explique venir d’un village de montagne, et plus précisément d’une tribu : les Pa O ; tout comme l’ensemble de l’équipe de Yola (ils ont tous grandi ensemble). Il existe de nombreux villages et de nombreuses tribus différentes dans les montagnes entre Kalaw et le lac Inle ; qui ont chacun leur langage, leurs tenues vestimentaires, leurs croyances et leurs festivals.

Campagne Birmane

Hnan Si est très fière de son village, de sa tribu, et nous explique qu’elle aimerait devenir institutrice pour rejoindre l’école de son village natal et aider les enfants qui n’ont pas forcément de professeurs. On ressent que l’entraide, les traditions et le partage sont très importants dans sa vie. Elle nous explique également qu’elle vient d’une famille de fermiers, et que le travail dans les champs est extrêmement difficile, c’est pourquoi elle est devenue guide. Lorsqu’elle travaillait dans les champs de ses voisins, elle ne gagnait que 3€20 par jour ; et le travail au soleil du matin au soir était harassant. On comprend aisément qu’elle ait changé de voie !

La première partie de la randonnée, jusqu’au repas du midi, n’est pas très difficile car nous marchons à l’ombre, dans la forêt : il ne fait pas trop chaud. On s’arrête manger en bord de falaise, et profitons d’un superbe panorama ainsi que d’un très bon repas préparé par Hnan Si.

Après cela, c’est reparti ! Il nous reste encore 12 kms à parcourir. Cette fois, il n’y a plus d’ombre, et la randonnée devient difficile. Heureusement, les paysages sont très beaux et nos discussions sont toujours aussi instructives. Hnan Si est adorable, et l’on s’entend bien.

Nous croisons différentes tribus, et notre guide nous explique leur système de fonctionnement. Chaque tribu a ses règles, et la police n’intervient que rarement. Dans le village que nous traversons, les parents choisissent le futur conjoint de leurs enfants. Hnan Si a de la chance, sa tribu ne choisit pas pour ses jeunes. Cependant, les jeunes gens n’ont pas le droit de vivre ensemble ni d’avoir des relations sexuelles avant le mariage. Elle nous confie avoir un petit-ami depuis 3 ans, et qu’ils projettent de se marier dans 5 ans, lorsqu’ils auront réuni assez d’argent : l’équivalent de 1500 dollars. Bien évidemment, c’est une somme énorme pour les Birmans. Hnan Si a hâte d’avoir un bébé !

Train

Vers 16h30, nous arrivons enfin dans le village où nous dormons. Nous sommes accueillis par « notre » famille, qui vit dans une petite cabane en bois sur pilotis. Nous découvrons avec étonnement la simplicité de leur habitation, qui ne dispose que d’une batterie comme source d’électricité : pas de TV, pas de PC, pas d’Internet ; pas d’eau courante… La famille est composée des grands-parents ; de leur fils, le dernier de la fratrie, et donc celui qui va vivre avec eux jusqu’à « la fin » et hériter de la maison ; et bien sûr de sa femme et de leur bébé de 1 mois. Tout ce petit monde dort dans de petits compartiments séparés par des draps. Nous dormons dans le salon, aussi sur de petites paillasses.

Nous remarquons qu’ici tout comme en Mongolie, la vie est dure, et tout ce dont les villageois ont besoin se trouve dans la nature. Leurs maisons sont en bambou, le feu pour cuisiner est créé à partir du bois ramassé, l’eau pour la douche et le thé est acheminée sur la tête des femmes. Tout se mérite, rien n’est facile ni prêt. Pourtant, tout le monde a le sourire. D’ailleurs, les personnes qui travaillent dur sont essentiellement des femmes : travail dans les champs, portage de l’eau et du bois, préparation du repas des bêtes (et du repas tout court) … Ici, les hommes s’occupent des bébés.

Nous sortons observer un petit peu la vie du village, et Cyril joue au football avec les enfants. Il est l’heure pour les fermiers de rentrer des champs, et les buffles défilent, certains montés par leur propriétaire. C’est beau à voir, et cela nous ramène à la simplicité de la vie. Ici, pas de superflu : juste l’essentiel. Le village, sa tribu, la famille et de quoi manger. Pas de parasites, d’intermédiaires, de choses qui aspirent l’attention et qui nous font oublier où est l’essence de la vie et du bonheur.

Nous échangeons un petit peu avec la famille par l’intermédiaire de notre guide, puis nous allons prendre notre douche. Enfin, notre douche… évidemment, qui dit pas d’eau courante, dit douche à l’ancienne ! C’est d’ailleurs le cas dans de nombreuses maisons Birmanes : les gens ne disposent pas de douches telles que nous l’entendons. Ici, la douche se compose d’un bac d’eau et d’un petit seau : on puise l’eau dans le bac, puis on se mouille avec le seau ! Bien sûr, il n’y a pas d’eau chaude : brrr.

La douche se prend à l’extérieur, pas vraiment à l’abris des regards. Du coup, j’enfile un Longyi (la jupe traditionnelle Birmane), que j’enroule autour de ma poitrine. Le but, c’est de me laver sans que l’on puisse voir ma poitrine, mon ventre ou mes cuisses. Vous l’aurez compris, ce n’est pas simple mais je prends le coup de main. Je frissonne à chaque seau, mais c’est nécessaire ! C’est ensuite au tour de Cyril, qui essaye à son tour. Mission réussie !

Village Birman

Après cela, nous restons avec la famille dans la cuisine, nous promenons un peu, puis nous mangeons le dîner avec notre guide. Encore une fois, c’est un véritable festin ! Il y a au moins 3 fois trop, mais c’est excellent. Nous aidons à faire la vaisselle, puis Cyril accepte le verre de whisky offert par la famille. Nous discutons et plaisantons un long moment, c’est vraiment une jolie soirée. On découvre à nouveau l’hospitalité et la gentillesse birmane, et nous sommes ravis de cette journée au plus près des habitants.

Finalement, il n’est pas tard mais l’heure de se coucher arrive : demain, lever à 6 heures du matin pour marcher 24 kms !

14 Mars 2020 : 24 kilomètres et 40 degrés au programme !

A 6 heures pétantes, notre réveil sonne : debout là-dedans ! On se prépare rapidement, on plie nos paillasses, et on salue la famille qui nous héberge. Il est tôt, mais la bonne humeur est au rendez-vous et leurs sourires sont radieux. Nous prenons le petit-déjeuner préparé par Hnan Si. C’est comme toujours un régal, avec beaucoup de plats différents, des assiettes remplies de fruits. On a bien besoin d’un tel petit-déjeuner : aujourd’hui s’annonce la journée la plus difficile du trek. Nous parcourrons 24 kms (en réalité 30 kms avec le dénivelé), sous un soleil de plomb : nous ne le savons pas encore, mais nous allons marcher 8 heures sous 40 degrés ! Hnan Si nous maquille avec le Thanakha, ce rondin de bois frotté qui donne une pâte blanche : c’est le maquillage traditionnel birman, que toutes les femmes (et même certains hommes) portent pour être belles et se protéger du soleil. On est très fiers d’avoir le droit d’arborer ce joli maquillage !

On salue et remercie l’adorable famille qui nous a hébergés, et équipés de notre veste (il fait très froid !), nous commençons à marcher. La randonnée commence par une petite montagne (ou une très grosse colline, au choix) à gravir. Heureusement, nous sommes encore à l’ombre et malgré le dénivelé, nous tenons un bon rythme. Nous croisons les fermiers, déjà en train de s’affairer dans les champs. Eux aussi profitent de la fraîcheur matinale pour avancer leurs tâches.

On manque de se faire transpercer par un buffle (ils ont mauvais caractère !), mais nous arrivons en haut sans trou dans le ventre ni ampoule aux pieds. La vue est à couper le souffle, nous embrassons du regard la vallée, ses champs, ses travailleurs et ses différents villages. Nous entendons les différents chants monastiques (qui nous ont d’ailleurs réveillés à 4 heures ce matin), et le moment nous parait irréel. On réalise la chance immense d’être ici, au plus près du cœur du pays, dans ces traditions d’antan et pourtant d’actualité, avec une super guide qui nous explique tout et répond sans détour à nos questions.

La randonnée continue, cette fois au soleil, et ce n’est pas du gâteau. Nous suivons les crêtes, et ne faisons donc que monter ou descendre. On dépasse d’autres groupes, puis nous nous faisons rattraper à notre tour. Les paysages sont magiques, et nous observons toutes sortes de cultures. On cueille des baies dans les buissons pour nous ravitailler, on goûte les piments dans les champs, on ramasse quelques fleurs… On se sent heureux, malgré la difficulté de l’exercice.

Nous sommes tous de bonne humeur, et nous discutons toujours autant avec Hnan Si. C’est agréable, très difficile par moments, mais nous ne regrettons pas une seconde. Au bout d’un moment, nous tombons sur un village et faisons une petite pause thé. C’est un village Pa O, et la dame qui nous accueille est en tenue traditionnelle. Nous sommes dans son garage, qui fait aussi office de magasin et de salon de thé. Au début assez timide, elle nous pose finalement quelques questions par l’intermédiaire de Hnan Si. Elle est très gentille, et nous propose d’essayer la coiffe traditionnelle Pa O. Nous voilà tous beaux !

Trekking

Après une vingtaine de minutes, on repart. Il est presque midi, et le soleil est maintenant écrasant. Pour être francs, on galère. On boit beaucoup d’eau, mais cela ne suffit pas. Par moment, j’ai la tête qui tourne, nos pieds ne sont que douleur : courage !

Enfin, la pause repas arrive. Hnan Si nous invite chez l’habitant, dans une petite maisonnette. La maison est en briques, mais la cuisine est traditionnelle : un feu au milieu de la cuisine, sur lequel est posée une casserole. On est impressionnés de voir autant de nourriture, fabriquée uniquement grâce à ce petit feu. Comme toujours, on mange plus que de raison. C’est excellent, cela nous fait du bien. On est un peu en avance, et donc on a le droit a du temps de repos supplémentaire : j’en profite pour faire une petite sieste avant de repartir.

A 14h, on décolle à nouveau. Nous sommes requinqués, et la marche nous paraît moins difficile. Hnan Si nous informe qu’il fait une quarantaine de degrés, et on comprend mieux pourquoi on souffre. Notre voyage continue, entre champs et paysages rocailleux. On galère, mais c’est formidable. Vers la fin du trek, nous croisons des femmes Pa O avec de lourds chargements sur leur tête. Cyril n’est pas assez fatigué, et propose de les aider. Il prend un chargement de tapis sur sa tête qui pèse une dizaine de kgs et entame le dernier kilomètre restant.

Dans le village, tout le monde est estomaqué, sourit et rit sur notre passage. Ils n’en reviennent pas ! C’est sans doute la première fois qu’ils voient un spectacle pareil. La dame « soulagée » nous emmène jusqu’à sa maison, et nous propose d’entrer. Elle nous fait visiter sa demeure, et nous propose de revenir quand nous voulons pour leur rendre visite et dormir. Elle est ravie ! Nous discutons un peu, puis rentrons dans la famille qui nous héberge.

Hnan Si nous explique que dans ce village, les maisons sont plus grandes que les autres car tous les villageois aident à la construction des maisons. Ainsi, cela coûte moins cher et chacun peut avoir une belle habitation ! Il en est de même lors des nombreux festivals ethniques : l’argent gagné sert aux intérêts communs : rénover une maison abimée, construire un monastère…

Nous rencontrons notre famille, très gentille. Après cette dure journée, on file prendre notre douche au seau (on est super forts maintenant), puis nous regardons le coucher de soleil. La famille est un peu plus timide, mais nous pouvons tout de même échanger. Nous mangeons le repas qu’ils nous ont préparé avec Nhan Si, puis ils nous proposent de porter leurs vêtements traditionnels. Bien sûr, on accepte avec joie !

Ni une, ni deux, nous voilà tous beaux, habillés des vêtements noirs des Pa O. La tenue est sobre, mais réhaussée par les accessoires : la coiffe et le sac, de couleur vive. Nous sommes tous fiers et eux aussi ! On prend quelques photos et il se fait tard : on file se coucher !

15 Mars 2020 : Dernière partie : le lac Inle est en vue !

La nuit que nous passons est entrecoupée : bébé qui pleure (tout le monde dort ensemble, pour rappel), chants traditionnels dès 4 heures du matin. Mais à 6 heures, nous sommes en pleine forme ! Il le faut, nous avons une quinzaine de kilomètres à parcourir jusqu’au lac Inle.

Nous saluons la famille, prenons notre petit-déjeuner (à base de crêpes ! Merci Hnan Si !), puis décollons après une petite photo souvenir avec nos hôtes. Hnan Si nous a encore maquillés, et nous sommes tous les trois semblables. C’est parti ! Il est tôt, il fait frais, et nous avançons bien. On est heureux d’arriver bientôt, mais tristes que l’expérience se termine : c’est magique.

Nous marchons, et sommes en avance sur le planning. Nous croisons plus de groupes que les jours précédents : ce sont les personnes qui ne font que 2 jours et une nuit, et qui ont donc « sauté » le jour 1 et la matinée du jour 2. On retombe sur la française dégueu du bus : fuyons ! Les paysages sont volcaniques, c’est superbe.

On fait une petite pause thé, et on s’attaque à la descente finale. Chaque pas nous rapproche de notre but, et on n’arrive pas à réaliser les kilomètres parcourus, les expériences vécues en si peu de temps. Hnan Si recommence demain ou après-demain : ça aussi, c’est difficile à croire ! Le trek est si difficile en cette saison que cela relève de l’exploit de le faire chaque jour.

Trek Kalaw-Inle

Peu à peu, le terrain s’aplanit, et nous touchons au but. Ça y est ! Nous avons le lac sous les yeux ! C’est une sensation incroyable que de s’être surpassés de telle manière. Pour la dernière fois, Hnan Si nous prépare notre repas. On se régale, et nous mangeons presque tout tant nous sommes épuisés. Notre corps est à la merci, nos pieds sont à l’agonie, nous sommes au bout de nos capacités physiques.

Hnan Si nous rejoint à la fin du repas, et nous offre un petit cadeau : un gobelet en bambou, qu’elle a gravé de son nom, de la date et de petits dessins. En échange, nus lui offrons un pourboire : une façon pour nous de l’encourager dans son futur, ses études et son mariage. Il est l’heure de se dire au revoir, et nous avons la larme à l’œil. Trois jours ensemble, cela rapproche ! C’est difficile de se quitter.

Après un petit câlin, on monte dans le bateau qui nous emmène jusqu’au village où nous séjournerons, et partons. Le voyage, ce sont surtout les rencontres, celles qui nous touchent, nous changent, et que nous n’oublierons pas.

On passe le reste de l’après-midi à nous débarbouiller et à nous reposer. Je ne parviens pas à me résoudre d’enlever le Thanakha qui décore mon visage. Ce soir, nous passons la soirée avec Stéphane, l’une de nos rencontres de voyage ! La première fois que nous l’avons rencontré, c’est à Beijing. Depuis, nous restons en contact ! C’est ça la magie du voyage : se croiser aux quatre coins du monde par hasard !

Malheureusement, nous apprenons bien vite que le Coronavirus a pris de l’ampleur ces trois derniers jours, et le Myanmar adopte une position incertaine : des militaires sont postés devant certains hôtels, les liaisons internes risquent d’être coupées, avec l’impossibilité de quitter le pays dans les semaines à venir. Nos cœurs nous hurlent de continuer le voyage, mais nos têtes voient bien que la situation risque de durer… Les gouvernements ne donnent que peu d’informations, la panique est installée en France, et il est difficile de prendre une décision. En parallèle, les billets d’avion deviennent très chers : il faut se décider rapidement.

Nous prenons la décision de rallier Bangkok le surlendemain, avant que la Thaïlande ne durcisse les lois d’entrée dans son pays. Pendant le voyage, nous rencontrons Laurent et Laurine, deux français dans le même cas que nous. On sympathise, et prenons la décision tous ensemble de rentrer en France. Nous achetons les derniers billets d’avion à prix raisonnable, en croisant fort les doigts pour que le vol ne soit pas annulé : rendez-vous est pris pour dans deux jours, qui nous paraissent interminables. Les pays ferment leurs frontières et zones de transit d’une heure sur l‘autre, ce qui rend la situation très angoissante.

Retour en France

Malgré tout, nous profitons de ces derniers jours en Thaïlande, vidée de ses habitants et touristes. Nos vols retours se passent bien, et après une longue attente à Paris, nous avons enfin notre train pour Lyon. Là, Véro nous attend : retour chez nous, où l’on espère pouvoir repartir assez rapidement ! Bien que conscients d’être privilégiés, le retour est violent pour nous : des confins du monde, loin de tout, nous nous retrouvons en moins de 6 jours en France, à notre point de départ, avec un goût d’inachevé. Nous voyons ces 7 mois de voyage comme la saison 1 de notre aventure, mais la frustration est bien réelle, surtout que nous ne savons pas quand nous pourrons repartir… En attendant la réouverture des frontières, nous allons en profiter pour visiter notre propre pays et l’Europe de l’est ! On vous dit à bientôt.

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