Ulan-Ude : notre périple en Bouriatie continue !

Ulan-Ude

08 Septembre 2019 : Bien accueillis en Bouriatie

Il est 16h30 lorsque nous posons le pied à Ulan-Ude. Au-revoir le lac Baïkal, cette fois-ci nous sommes au cœur des terres Bouriates ! Nous retrouvons nos hôtes Elena et Gleb, qui sont venus nous accueillir à la gare. Ils sont tout de suite très chaleureux, on sent qu’on va passer trois jours bien agréables avec eux.

On dépose nos sacs dans leur voiture, et ils nous emmènent à la gare routière afin que l’on prenne nos billets de bus pour Oulan-Bator, en Mongolie. On a décidé de ne pas passer par un intermédiaire de type auberge de jeunesse pour éviter les frais supplémentaires. La transaction est hyper simple et rapide, et nous payons 1800 roubles chacun, pour un trajet de 12 heures. On gagne au minimum 350 roubles par personne en passant directement par la gare routière, on est contents ! Rendez-vous est pris pour notre départ en Mongolie le 11 Septembre à 7h30 du matin.

Débarrassés de ce soucis, Elena et Gleb nous emmènent dans le centre d’Ulan-Ude, pour nous faire une visite de la ville. On découvre la plus grande tête de Lénine au monde, qui pèse tout de même 40 tonnes et mesure 7 mètres de haut, sur un piédestal de 6 mètres. On se promène le long de la rivière de la ville, puis dans la rue Arbat, rue piétonne de la ville, où l’on prend quelques photos ensemble.

Promenade à Ulan-Ude

A Ulan-Ude, la conduite est encore plus dangereuse qu’ailleurs en Russie : ici, passage piéton ne veut pas forcément dire priorité pour nous. A plusieurs reprises, on manque de se faire écrabouiller, et il faut se dépêcher de traverser à chaque fois. Cela nous habitue un peu à la folie asiatique ! De plus, certaines routes n’ont tout simplement aucun passage piéton, il faut donc se débrouiller pour traverser le plus rapidement possible, entre deux voitures.

Après une bonne promenade et quelques explications sur la Bouriatie, qui est l’une des républiques de la Russie où vit l’ethnie des Bouriates, branche des Mongols ; nous rentrons à leur appartement. Ces quelques heures avec eux nous font déjà sentir en compagnie de vieux amis, on s’entend très bien ! En chemin, nous récupérons Aglaya, leur petite fille de 1 an.

Nous découvrons leur appartement, qui est très grand et confortable : c’est un plaisir ! Nous nous attaquons de suite à la ratatouille que nous leur avons promis de faire (oui, c’est notre plat signature), et à deux, cela va assez vite. On s’attable, et le repas est vraiment très convivial. . Grâce à Elena et Gleb, nous découvrons l’Omoul, un poisson qui ne se trouve presque que dans le Baïkal. Il se mange fumé, avec les doigts, et c’est excellent, surtout avec quelques bières sans alcool ! On va se coucher peu après, car il est déjà tard et on est tout simplement crevés de notre journée.

09 Septembre 2019 : Notre rencontre avec une famille Bouriate

Ce matin, on se réveille tôt : 7h, pour prendre le petit-déjeuner avec Gleb, qui nous emmènera ensuite au Datsan Rinpoche Bagsha, temple Bouddhiste de la ville. Elena nous prépare une omelette Arménienne, à base de tomates et de poivrons, et on se régale.

Peu après, on décolle, et Gleb nous emmène jusqu’au temple. C’est vraiment gentil de sa part, car le temple est situé à l’extérieur de la ville, et cela nous évite pas mal de transport ! Sur place, la vue sur la ville est très belle, et le temple est également impressionnant. Il faut dire que c’est la première fois que nous voyons un temple !

Il n’est que 8h45 du matin, et nous sommes donc les seuls sur place. L’endroit respire la sérénité et le calme, c’est reposant. On fait le tour du temple, on fait tourner les moulins à prières, on admire les jardins… C’est tellement tranquille !

On décide de suivre le petit chemin de marche, qui s’enfonce dans la nature et est ponctué de kiosques en l’honneur des animaux patrons de l’astrologie chinoise. On découvre également un jardin zen Japonais. On marche au ralenti, on profite de ces instants de sérénité. On discute, cela nous apaise d’être ici ensemble.

On retourne vers le temple, pour jeter un œil à l’intérieur, et nous avons la surprise de tomber en plein milieu du service religieux. La salle est remplie, les tambours rythment la cérémonie et les chants tibétains emplissent la salle. C’est superbe et très intéressant à la fois.

Temble bouddhiste

On ressort, on observe les croyants et touristes actionner la grande cloche dans le jardin, et une jeune femme nous aborde : « Vous parlez Français ? ». Surpris, on répond que oui, et il s’avère que Vika (c’est son prénom), a étudié le français et le parle très bien ! Elle nous explique qu’elle habite ici, qu’elle est d’origine Bouriate et Yakoute, une autre ethnie de l’est Sibérien, et que sa famille s’est réunie pour le mariage de son frère, qui a eu lieu la veille.

Effectivement, toute sa famille est présente, et Vika nous propose de rester avec eux, pour ensuite visiter le musée ethnographique de la ville. On accepte, c’est encore une superbe opportunité de rencontrer de nouvelles personnes ! Sa famille nous salue, et ils ont l’air contents que l’on les accompagne.

On s’entasse dans leur minivan, à plusieurs sur les sièges car nous n’étions pas prévus, et on fonce direction le musée. Foncer, c’est le mot, on se croirait encore une fois dans Fast and Furious, les roues crissent, on s’accroche ! Finalement, on arrive sains et saufs, et Vika nous aide à prendre nos places.

Le musée consiste en la visite de plusieurs maisons typiques russes et bouriates, qui sont d’époque. On ne peut rentrer à l’intérieur, mais c’est tout de même très intéressant : il y en a tellement ! Tout au long de notre promenade, on discute avec Vika, et on répond aux questions de sa famille. Ils nous prennent en photo avec eux, et même en vidéo, ils sont curieux et contents que l’on visite avec eux.

Il y a également un petit zoo gratuit dans le parc, mais celui-ci nous fend littéralement le cœur : les cages sont minuscules, les animaux sont amaigris, et on retrouve même de la viande dans la gamelle des lapins… Bref, on a l’estomac retourné, c’est affreux de voir cela !

Vika nous propose de nous ramener au centre-ville, et de manger avec eux. On accepte, c’est une bonne idée. Après un petit tour en fast and furious, nous voilà arrivés. Sur le chemin, elle nous explique que sa famille va acheter des vêtements chauds pour l’hiver, car ici ils sont moins chers qu’ailleurs. D’ailleurs, elle nous explique que de nombreux vêtements sont fabriqués en poils de chameaux, et que sans ce type de « laine », ils ne pourraient pas tenir dans le froid : en hiver, il fait facilement -45 °C en Yakoutie ! Aussi, elle nous confie qu’en hiver, les SDF vivent dans les égouts, pour échapper au froid.

Vika nous emmène dans un café bouriate, où elle nous aide à commander les spécialités régionales. Pour 4€ par personne, nous nous régalons : Cyril mange des Pozy, des espèces de gros ravioles, nous prenons tous deux une soupe, du thé au lait, des salades et des desserts bouriates. C’est vraiment très bon !

Vika part rejoindre sa famille, et nous nous dirigeons vers le théâtre d’art dramatique de la ville, pour nous reposer. Nous traversons la ville à pieds, et sommes confrontés à quelques scènes assez tristes : de nombreux chiens boitent, certains sont écrasés sur le bord de la route, et je me dis que l’Asie risque d’être difficile pour moi. Voir les animaux en souffrance me peine toujours beaucoup.

Nous arrivons devant le théâtre, et nous asseyons sur un banc, face à la fontaine. On profite du soleil, Cyril s’assoupit et je lis un livre, on est bien ici ! Quelques temps après, nous décidons de rentrer : on doit prendre un bus, et il commence à se faire tard.

On se met à l’arrêt, on attend, puis on comprend qu’il faut en fait héler les conducteurs des minibus portant le numéro voulu, sinon ils ne s’arrêtent pas. On arrive finalement à arrêter un minibus, et Cyril montre au conducteur, un homme assez âgé, un message traduit en Russe, qui indique que nous souhaitons qu’il nous prévienne lorsque l’on arrivera à notre arrêt, « Banias ». Banias, cela veut dire bains en russe. Du coup, toutes les personnes âgées répètent « banias, banias ? » et n’ont pas trop l’air de comprendre ce que l’on veut. Certains nous demandent même si l’on veut se baigner !

Après quelques tentatives, on pense avoir réussi à se faire comprendre, et au bout d’un moment, nous finissons par arriver. Les gens nous préviennent, chacun a essayé de nous aider à sa manière, c’était très sympa de leur part !

Nous rejoignons Elena et Gleb dans leur appartement, où ils sont en train de préparer le Bortsch pour ce soir. Elena nous propose de l’accompagner dans son potager, en dehors de la ville, pour ramasser le chou qui servira à la préparation de la soupe. On accepte avec joie, on veut voir ça !

Sur la route, elle nous explique que presque chaque famille russe a son potager, ce qui leur permet d’avoir leurs propres légumes. On arrive dans un quartier où les chemins sont de terre, puis à leur parcelle de terrain, qu’ils possèdent avec les parents de Gleb.

La parcelle est très grande. Il y a un nombre incalculable de plantations, de légumes, d’arbres fruitiers, et mêmes de fleurs ! C’est superbe de voir tous ces légumes cultivés avec amour, sans pesticides. Cyril ramasse un chou, puis on repart.

A la maison, on aide Elena à cuisiner, puis on prépare un fondant au chocolat pour le dessert. Nous voilà une véritable équipe de chefs cuisiniers, à préparer toutes sortes de plats qui seront tous meilleurs les uns que les autres. A table, on se régale, tout est excellent. Encore une fois, on passe un très bon moment, c’est tellement agréable d’être tous ensemble. On a vraiment l’impression de former une grande famille.

Après manger, Gleb nous invite à le rejoindre dans le salon, où il a attrapé sa guitare : il va jouer et chanter pour nous ! On est trop contents, on s’assoit autour de lui, on est prêts. Il nous joue des chansons russes populaires, chante, et Elena chante avec lui. Il joue très bien, et les musiques sont très superbes. La soirée continue d’une très belle façon, on adore vraiment ces moments de partage.

Ensuite, Elena nous montre différents albums photos, qu’elle a elle-même créés, puis nous lui montrons des photos de notre maison, de notre vie. Ils sont étonnés de voir nos maisons, si modernes !

Il se fait très tard, alors on décide d’aller se coucher : demain on se lève tôt pour prendre le petit-déjeuner avec Gleb.

10 Septembre 2019 : Une journée tranquille à Ulan-Ude

On se réveille à 7h40, on se prépare puis on rejoint Gleb, qui a préparé du porridge pour le petit-déjeuner. Elena et Aglaya nous rejoignent, et on déjeune tous ensemble. Gleb part travailler, et chacun en profite pour vaquer à ses occupations.

Vers 11h, Elena nous propose de promener Aglaya en poussette, pour qu’elle dorme un peu. On accepte ! Nous passons 2h à marcher dans la ville, découvrir les parcs, l’église où elle se rend parfois… On se rend compte que Ulan-Ude n’est pas pensée pour les poussettes, et encore moins pour les fauteuils roulants. C’est très difficile de se déplacer, voir impossible par moment.

A 13h, nous rentrons pour manger, puis nous passons l’après-midi à nous reposer : demain, nous partons en Mongolie, il faut être en forme ! Plus tard, Elena nous rejoint, et nous discutons ensemble de tout et de rien. On a l’impression de se connaître depuis toujours, c’est une évidence.

Gleb revient du travail, puis part avec Cyril chercher de quoi préparer le repas de ce soir. Je reste avec Elena, on joue avec Aglaya, on chante des comédies musicales françaises, on plaisante… qu’est-ce que cela va être difficile de se dire au-revoir !

Nos maris reviennent, et Elena fait cuire les Puzy. En attendant, pour ne pas changer nos habitudes, on boit quelques bières sans alcool, on discute, on profite d’être tous ensemble. On mange, on se régale, Cyril a encore acheté de l’Omoul pour fêter cette dernière soirée ensemble.

Finalement, il est presque 22h, et il est temps pour nous de quitter nos amis pour rejoindre notre guesthouse, proche de la gare routière. On appelle un taxi, et on dit au-revoir à Elena, Gleb et Aglaya. On se serre fort dans nos bras, on est émus, on est heureux de s’être rencontrés mais tellement tristes de devoir partir… On se promet de rester en contact, on espère qu’ils pourront venir nous voir en France, à notre retour.

On descend, on saute dans notre taxi, puis on arrive à la guesthouse. On se douche et on va se coucher bien vite, pour oublier notre tristesse. Demain, nous changeons de pays, on est excités et nostalgiques à la fois.

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